La question royale et sa réponse...
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La question royale et sa réponse...
Sujet de réflexion, je vous retranscris l'article d'Yves Méra, paru dans le BPO de l'Alliance royale de juillet-août :
La question royale et sa réponse...
Par Yves Méra 2
La question royale devrait être posée d'un point de vue royaliste : la Providence se chargera de désigner et couronner le prétendant de son choix. Elire un prince, ou même manifester une préférence pour tel ou tel, c'est entrer dans une démarche républicaine ! Nous y sommes tellement habitués, que c'est devenu naturel ; c'est si humain !
Mais rien n'empêche de travailler la question royale à la manière royale. Le royaume de France fut fondé par un acte religieux : le baptême de Clovis. Dès lors, le retour de la monarchie est nécessairement lié à un retour du fait religieux en France ; ou, si vous préférez, la conversion des Français au christianisme.
Aujourd'hui, moins de la moitié sont baptisés ! Si le roi revenait maintenant, il se trouverait à la tête d'un pays laïc-athée-militant, avec deux minorités : chrétienne et musulmane. Très sincèrement, je n'aimerais pas être à sa place ! Et il lui faudrait encore faire acte d'allégeance au rationnalisme maçonnique anti-chrétien et anti-monarchiste pour se maintenir en place ! L'incohérence est évidente.
Etre monarchiste, c'est vouloir un régime politique qui ressemblerait au Royaume des Cieux. C'est de cette ressemblance que le roi tire son autorité, au sens du respect des droits d'auteur du Créateur divin. Sans quoi, le royalisme tombe dans la république couronnée, assurément, mais république quand même, c'est-à-dire une démagogie laxiste où tout est bon pour gagner les élections.
Or, un tel système est par nature trop dépensier et trop faible pour faire face à la crise actuelle, aussi bien qu'à celles qui se profilent à l'horizon, par la limitation temporelle des mandats électifs qui le contraignent à accorder toute la priorité à court terme, en évitant soigneusement les problèmes de fond, jugés impopulaires et donc de nature à faire perdre les élections, toujours prochaines.
Elu local Alliance royale, c'est en ce sens que je milite, en toute logique. Je n'attendais pas de miracle électoral pour ces Européennes : ni la famille royale de France, ni le pays lui-même n'y sont prêts, faute d'unité.
Et je préfère ne rien dire des royalistes que nous sommes : il y a presque autant de royalismes que de royalistes ! Toute la question royale réside donc dans un préalable : l'unité des Français autour de leur roi céleste: Jésus, le Christ ! Voulons-nous emprunter Sa Voix douloureuse, mais victorieuse ? Sommes-nous prêts à accepter le prince qu'Il nous aura choisi ? La réponse à cette question suppose la confiance, c'est à dire la foi chrétienne.
2. Yves Méra est délégué de l'Alliance royale de la Haute-Saône et licencié en théologie.
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Re: La question royale et sa réponse...
Ce texte laisse une impression étrange en ce que la pensée et l'appartenance politique de ce monsieur sont tout de même très contradictoires. Il n'est pas difficile de remarquer à quel courant royaliste il appartient, je veux dire le providentialisme. Il n'est donc pas légitimiste, il le dit on ne peut plus clairement. Mais il ne correspond pas non plus au programme politique de l'Alliance Royale qui n'a justement pas dédaigné l'expression "république couronnée" et qui ne met certainement pas autant en avant la religion. Cela confirme bien ce que je pensais, et ce qu'il écrit lui-même, qu'il y a autant de royalismes que de royalistes dans ce parti, ce qui deviendrait source d'incohérence ingérable si ce parti devrait grandir (sans roi, de plus, pour s'imposer puisqu'on ne pourrait pas le "choisir" ou plutôt le reconnaître selon ces gens).
Après ce petit préambule, je vais répondre brièvement aux différents points en les citant, ce qui sera plus commode :
Je ne suis pas du tout d'accord avec ce premier paragraphe. Je ne sais pas bien ce que M. Méra appelle un "point de vue royaliste", qui me paraît par trop général et fourre-tout, alors que je préfère moi parler du royalisme français et capétien ; dès lors on sait que ce sont les lois fondamentales du royaume de France qui doivent être prises en compte pour reconnaître le roi de France légitime, Louis Alphonse de Bourbon. L'appel à la Providence n'est justifié que si on considère que ces lois fondamentales ne sont plus valables, or je ne vois pas ce qui permettrait de l'affirmer, Dieu ne s'étant pas manifesté à ce sujet. Le devoir du royaliste français est donc de rester fidèle à l'état dernier de la monarchie légitime française, sous Charles X quant à la dynastie, avant la Révolution quant aux principes politiques. Après avoir précisé cela, on comprendra que l'accusation d'être républicain est parfaitement ridicule : on ne choisit pas selon des critères subjectifs, mais bien au contraire on reconnaît de par l'histoire et la tradition. Le choix est relatif et républicain, la reconnaissance, elle, est logique et vérité.
La première phrase me paraît franchement opaque au niveau du sens. Pour autant, je suis d'accord avec le reste et ai toujours dit que défendre le roi de France revenait à défendre aussi la civilisation française, dont le pilier majeur est le catholicisme. Le royalisme n'est pas qu'une structure et une coquille vide, comme voudraient le faire croire certains royalistes modernistes (formalistes et structuralistes, en appliquant des mots de la critique littéraire), il est lié à l'âme de la France.
Apparemment nous ne disposons pas des mêmes chiffres ; vous pouvez vous reporter à ce sujet posté sur le forum qui contient les derniers chiffres que j'ai vus personnellement, et font état de chiffres un peu supérieurs - malheureusement, si plus de la moitié des Français est encore catholique, la pratique et surtout la connaissance de la religion deviennent de plus en plus désastreuses. Après, le problème des conditions de la Restauration est évidemment posé. Dans l'état actuel des choses, compte tenu de l'état actuel de la société, même avec une royauté réellement souveraine, on pourrait difficilement faire mieux au niveau religieux que la Charte de 1814, mais ce ne serait déjà pas trop mal en redonnant le monopole de l'éducation aux catholiques (et je parle de quelque chose de mieux que les écoles privées "catholiques" actuelles bien sûr), ce qui permettrait d'améliorer les choses sur le long terme. Concernant l'islam plus particulièrement, je doute qu'on puisse se contenter d'un statut-quo, et pense qu'il faudrait bannir cette religion du territoire après plusieurs mesures préliminaires pour préparer le terrain. Si par contre on évoque une Restauration sur fonds d'épreuve de force et de Reconquista, on peut imaginer aller plus loin directement. Il faut tout de même se souvenir, puisque M. Méra le cite, du cas de Clovis, qui devient catholique dans une France (si l'on peut dire) encore largement païenne et où l'évangélisation mettra plusieurs siècles à s'accomplir. La preuve que le roi souverain peut mener le combat religieux même si toute la population n'est pas encore en phase.
On constate là un des problèmes du providentialiste. C'est-à-dire qu'on a un rappel très juste du droit divin et de l'origine ou plutôt de la source divine du pouvoir royal (et on peut rappeler le roi David), sauf qu'il n'est aucunement fait mention de la lignée, du sang, de l'hérédité, bref des règles de succession. On comprend donc bien pourquoi M. Méra n'est pas légitimiste, et qu'un providentialisme exacerbé met en danger la stabilité du pouvoir royal puisqu'on oublie un peu trop facilement la nécessité d'une règle politique ici-bas. Sur la république c'est évidemment juste : entre l'autorité de par Dieu ou de par le peuple, il faut choisir.
C'est parfaitement juste, et ce pourquoi une monarchie parlementaire ou même institutionnelle n'est pas envisageable et sûrement pas suffisante pour régler nos problèmes, quand seule la souveraineté royale indépendante pourrait œuvrer en toute liberté au-dessus des querelles des partis et des intérêts. Mais je ne crois pas que l'AR aille aussi loin dans ce sens-là.
La logique est déficiente d'un point de vue légitimiste, en faisant fi de la lignée et de sa nécessité stabilisatrice, et l'est encore plus quant au choix de l'AR qui ne partage pas vraiment les points de vue de son délégué. Idem quand ce monsieur considère des élections auquel son parti participe alors qu'il les a clairement condamnées ci-dessus...
La conclusion, à laquelle j'ai déjà répondu dans les points précédents, montre bien l'étendue du problème du providentialisme brut, qui n'est pas vraiment de ce monde et s'accorde difficilement au royalisme qui lui est bien forcé de s'incarner temporellement et historiquement, ce qui se manifeste notamment dans la nécessaire fidélité à une dynastie incontestée.
Après ce petit préambule, je vais répondre brièvement aux différents points en les citant, ce qui sera plus commode :
La question royale devrait être posée d'un point de vue royaliste : la Providence se chargera de désigner et couronner le prétendant de son choix. Elire un prince, ou même manifester une préférence pour tel ou tel, c'est entrer dans une démarche républicaine ! Nous y sommes tellement habitués, que c'est devenu naturel ; c'est si humain !
Je ne suis pas du tout d'accord avec ce premier paragraphe. Je ne sais pas bien ce que M. Méra appelle un "point de vue royaliste", qui me paraît par trop général et fourre-tout, alors que je préfère moi parler du royalisme français et capétien ; dès lors on sait que ce sont les lois fondamentales du royaume de France qui doivent être prises en compte pour reconnaître le roi de France légitime, Louis Alphonse de Bourbon. L'appel à la Providence n'est justifié que si on considère que ces lois fondamentales ne sont plus valables, or je ne vois pas ce qui permettrait de l'affirmer, Dieu ne s'étant pas manifesté à ce sujet. Le devoir du royaliste français est donc de rester fidèle à l'état dernier de la monarchie légitime française, sous Charles X quant à la dynastie, avant la Révolution quant aux principes politiques. Après avoir précisé cela, on comprendra que l'accusation d'être républicain est parfaitement ridicule : on ne choisit pas selon des critères subjectifs, mais bien au contraire on reconnaît de par l'histoire et la tradition. Le choix est relatif et républicain, la reconnaissance, elle, est logique et vérité.
Mais rien n'empêche de travailler la question royale à la manière royale. Le royaume de France fut fondé par un acte religieux : le baptême de Clovis. Dès lors, le retour de la monarchie est nécessairement lié à un retour du fait religieux en France ; ou, si vous préférez, la conversion des Français au christianisme.
La première phrase me paraît franchement opaque au niveau du sens. Pour autant, je suis d'accord avec le reste et ai toujours dit que défendre le roi de France revenait à défendre aussi la civilisation française, dont le pilier majeur est le catholicisme. Le royalisme n'est pas qu'une structure et une coquille vide, comme voudraient le faire croire certains royalistes modernistes (formalistes et structuralistes, en appliquant des mots de la critique littéraire), il est lié à l'âme de la France.
Aujourd'hui, moins de la moitié sont baptisés ! Si le roi revenait maintenant, il se trouverait à la tête d'un pays laïc-athée-militant, avec deux minorités : chrétienne et musulmane. Très sincèrement, je n'aimerais pas être à sa place ! Et il lui faudrait encore faire acte d'allégeance au rationnalisme maçonnique anti-chrétien et anti-monarchiste pour se maintenir en place ! L'incohérence est évidente.
Apparemment nous ne disposons pas des mêmes chiffres ; vous pouvez vous reporter à ce sujet posté sur le forum qui contient les derniers chiffres que j'ai vus personnellement, et font état de chiffres un peu supérieurs - malheureusement, si plus de la moitié des Français est encore catholique, la pratique et surtout la connaissance de la religion deviennent de plus en plus désastreuses. Après, le problème des conditions de la Restauration est évidemment posé. Dans l'état actuel des choses, compte tenu de l'état actuel de la société, même avec une royauté réellement souveraine, on pourrait difficilement faire mieux au niveau religieux que la Charte de 1814, mais ce ne serait déjà pas trop mal en redonnant le monopole de l'éducation aux catholiques (et je parle de quelque chose de mieux que les écoles privées "catholiques" actuelles bien sûr), ce qui permettrait d'améliorer les choses sur le long terme. Concernant l'islam plus particulièrement, je doute qu'on puisse se contenter d'un statut-quo, et pense qu'il faudrait bannir cette religion du territoire après plusieurs mesures préliminaires pour préparer le terrain. Si par contre on évoque une Restauration sur fonds d'épreuve de force et de Reconquista, on peut imaginer aller plus loin directement. Il faut tout de même se souvenir, puisque M. Méra le cite, du cas de Clovis, qui devient catholique dans une France (si l'on peut dire) encore largement païenne et où l'évangélisation mettra plusieurs siècles à s'accomplir. La preuve que le roi souverain peut mener le combat religieux même si toute la population n'est pas encore en phase.
Etre monarchiste, c'est vouloir un régime politique qui ressemblerait au Royaume des Cieux. C'est de cette ressemblance que le roi tire son autorité, au sens du respect des droits d'auteur du Créateur divin. Sans quoi, le royalisme tombe dans la république couronnée, assurément, mais république quand même, c'est-à-dire une démagogie laxiste où tout est bon pour gagner les élections.
On constate là un des problèmes du providentialiste. C'est-à-dire qu'on a un rappel très juste du droit divin et de l'origine ou plutôt de la source divine du pouvoir royal (et on peut rappeler le roi David), sauf qu'il n'est aucunement fait mention de la lignée, du sang, de l'hérédité, bref des règles de succession. On comprend donc bien pourquoi M. Méra n'est pas légitimiste, et qu'un providentialisme exacerbé met en danger la stabilité du pouvoir royal puisqu'on oublie un peu trop facilement la nécessité d'une règle politique ici-bas. Sur la république c'est évidemment juste : entre l'autorité de par Dieu ou de par le peuple, il faut choisir.
Or, un tel système est par nature trop dépensier et trop faible pour faire face à la crise actuelle, aussi bien qu'à celles qui se profilent à l'horizon, par la limitation temporelle des mandats électifs qui le contraignent à accorder toute la priorité à court terme, en évitant soigneusement les problèmes de fond, jugés impopulaires et donc de nature à faire perdre les élections, toujours prochaines.
C'est parfaitement juste, et ce pourquoi une monarchie parlementaire ou même institutionnelle n'est pas envisageable et sûrement pas suffisante pour régler nos problèmes, quand seule la souveraineté royale indépendante pourrait œuvrer en toute liberté au-dessus des querelles des partis et des intérêts. Mais je ne crois pas que l'AR aille aussi loin dans ce sens-là.
Elu local Alliance royale, c'est en ce sens que je milite, en toute logique. Je n'attendais pas de miracle électoral pour ces Européennes : ni la famille royale de France, ni le pays lui-même n'y sont prêts, faute d'unité.
La logique est déficiente d'un point de vue légitimiste, en faisant fi de la lignée et de sa nécessité stabilisatrice, et l'est encore plus quant au choix de l'AR qui ne partage pas vraiment les points de vue de son délégué. Idem quand ce monsieur considère des élections auquel son parti participe alors qu'il les a clairement condamnées ci-dessus...
Et je préfère ne rien dire des royalistes que nous sommes : il y a presque autant de royalismes que de royalistes ! Toute la question royale réside donc dans un préalable : l'unité des Français autour de leur roi céleste: Jésus, le Christ ! Voulons-nous emprunter Sa Voix douloureuse, mais victorieuse ? Sommes-nous prêts à accepter le prince qu'Il nous aura choisi ? La réponse à cette question suppose la confiance, c'est à dire la foi chrétienne.
La conclusion, à laquelle j'ai déjà répondu dans les points précédents, montre bien l'étendue du problème du providentialisme brut, qui n'est pas vraiment de ce monde et s'accorde difficilement au royalisme qui lui est bien forcé de s'incarner temporellement et historiquement, ce qui se manifeste notamment dans la nécessaire fidélité à une dynastie incontestée.
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Mickaelus- Connétable
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Re: La question royale et sa réponse...
Mickaelus a écrit:Ce texte laisse une impression étrange en ce que la pensée et l'appartenance politique de ce monsieur sont tout de même très contradictoires. Il n'est pas difficile de remarquer à quel courant royaliste il appartient, je veux dire le providentialisme. Il n'est donc pas légitimiste, il le dit on ne peut plus clairement. Mais il ne correspond pas non plus au programme politique de l'Alliance Royale qui n'a justement pas dédaigné l'expression "république couronnée" et qui ne met certainement pas autant en avant la religion. Cela confirme bien ce que je pensais, et ce qu'il écrit lui-même, qu'il y a autant de royalismes que de royalistes dans ce parti, ce qui deviendrait source d'incohérence ingérable si ce parti devrait grandir (sans roi, de plus, pour s'imposer puisqu'on ne pourrait pas le "choisir" ou plutôt le reconnaître selon ces gens).
Yves Méra ne caractérise probablement pas le courant de pensée majoritaire au sein de l'Alliance royale, et pourtant je trouve que son discours colle en un certain sens parfaitement à l'AR. En effet, en choisissant de s'en remettre à la Providence, on évite ainsi le choix du prince. On laisse à Dieu le soin de faire ce choix. Il n'est ainsi, de fait, ni légitimiste ni orléaniste.
Il est vrai que l'Alliance royale ne met pas toujours en avant la religion (encore que pour Chantal de Thoury, par exemple, Dieu passe avant le Roi) mais aux dernières élections européennes, dans le programme, on pouvait tout-de-même lire la volonté de l'AR de reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe. Mais il est vrai que la religion catholique n'est sans doute pas assez mise en valeur. Il est donc vraiment intéressant de lire cette vision d'Yves Méra. Même en tant que légitimiste, on ne peut pas totalement la condamner. Dieu et le Roi sont et ont toujours été intimement liés. Le Roi tient son pouvoir de Dieu. Il n'y aura pas de retour de la Monarchie en France sans un retour à la religion catholique. C'est nécessaire.
Mickaelus a écrit:On constate là un des problèmes du providentialiste. C'est-à-dire qu'on a un rappel très juste du droit divin et de l'origine ou plutôt de la source divine du pouvoir royal (et on peut rappeler le roi David), sauf qu'il n'est aucunement fait mention de la lignée, du sang, de l'hérédité, bref des règles de succession. On comprend donc bien pourquoi M. Méra n'est pas légitimiste, et qu'un providentialisme exacerbé met en danger la stabilité du pouvoir royal puisqu'on oublie un peu trop facilement la nécessité d'une règle politique ici-bas. Sur la république c'est évidemment juste : entre l'autorité de par Dieu ou de par le peuple, il faut choisir.
C'est la le seul problème. Il est fort regrettable de ne pas appliquer ces principes au légitimisme...
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V.F.H.78- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
Tout à fait d'accord avec les critiques de Mickaelus. J'ajouterais que l'inversion de langage, typiquement libérale, est patente: ce qui est républicain, c'est de considérer qu'il y a plusieurs prétendants au trône de France, tous parfaitement égaux et légitimes.
De là, il est logique de penser que la Providence départagera ces messieurs... et l'on sait la faveur de l'AR pour un "choix par le peuple"...
Et nous tombons à pieds joints dans la souveraineté populaire...
Ce monsieur a sans doute eu une bonne formation théologique moderniste, mais s'il avait lu St Thomas, il nous aurait épargné cette navrante démonstration libérale, où la Providence est plus prise en otage que respectée.
Nous savons bien ici qu'il n'y a pas de prétendants mais un roi de droit et des usurpateurs en puissance...
A VFH 78,
"Yves Méra ne caractérise probablement pas le courant de pensée majoritaire au sein de l'Alliance royale, et pourtant je trouve que son discours colle en un certain sens parfaitement à l'AR."
Donc, il y a autant d'AR que de militants...??? Oeucménisme, quand tu nous tiens!
"En effet, en choisissant de s'en remettre à la Providence, on évite ainsi le choix du prince. On laisse à Dieu le soin de faire ce choix. Il n'est ainsi, de fait, ni légitimiste ni orléaniste."
Pire, il est profondément libéral! Si on suit sa logique, étant donné qu'on ne peut compter sur une apparition pour nous désigner, il faudra bien passer par les urnes...
"Il est vrai que l'Alliance royale ne met pas toujours en avant la religion (encore que pour Chantal de Thoury, par exemple, Dieu passe avant le Roi)"
C'est le moins qu'on puisse dire!!! Surtout quand on lit cela:
http://royalistes17.over-blog.com/article-34219708.html
Mme de Thoury semble être la caution "tradi" de l'AR; et il est diablement piquant de voir qu'elle a publié une étude condamnant le libéralisme... qu'elle pratique allègrement!
"mais aux dernières élections européennes, dans le programme, on pouvait tout-de-même lire la volonté de l'AR de reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe."
La défense des "racines chrétiennes de l'Europe" est LE piège à catholiques par excellence: c'est le type même de la formule creuse qui n'engage à rien de concret pour aujourd'hui et demain, et qui fait gober l'Europe politique...
"Mais il est vrai que la religion catholique n'est sans doute pas assez mise en valeur."
Sans blague! Allez dire ça au délégué du Poitou!!!
"Il est donc vraiment intéressant de lire cette vision d'Yves Méra. Même en tant que légitimiste, on ne peut pas totalement la condamner."
Au contraire, c'est parce que nous sommes légitimistes, attachés à 'l'INSTITUTION que nous la condamnons.
"Dieu et le Roi sont et ont toujours été intimement liés. Le Roi tient son pouvoir de Dieu. Il n'y aura pas de retour de la Monarchie en France sans un retour à la religion catholique. C'est nécessaire."
Allez dire ça à l'AR... quand elle sera autre chose qu'un concert de voix discordantes et contradictoires (Thoury-Paillard), elle pourra commencer à y réfléchir...
De là, il est logique de penser que la Providence départagera ces messieurs... et l'on sait la faveur de l'AR pour un "choix par le peuple"...
Et nous tombons à pieds joints dans la souveraineté populaire...
Ce monsieur a sans doute eu une bonne formation théologique moderniste, mais s'il avait lu St Thomas, il nous aurait épargné cette navrante démonstration libérale, où la Providence est plus prise en otage que respectée.
Nous savons bien ici qu'il n'y a pas de prétendants mais un roi de droit et des usurpateurs en puissance...
A VFH 78,
"Yves Méra ne caractérise probablement pas le courant de pensée majoritaire au sein de l'Alliance royale, et pourtant je trouve que son discours colle en un certain sens parfaitement à l'AR."
Donc, il y a autant d'AR que de militants...??? Oeucménisme, quand tu nous tiens!
"En effet, en choisissant de s'en remettre à la Providence, on évite ainsi le choix du prince. On laisse à Dieu le soin de faire ce choix. Il n'est ainsi, de fait, ni légitimiste ni orléaniste."
Pire, il est profondément libéral! Si on suit sa logique, étant donné qu'on ne peut compter sur une apparition pour nous désigner, il faudra bien passer par les urnes...
"Il est vrai que l'Alliance royale ne met pas toujours en avant la religion (encore que pour Chantal de Thoury, par exemple, Dieu passe avant le Roi)"
C'est le moins qu'on puisse dire!!! Surtout quand on lit cela:
http://royalistes17.over-blog.com/article-34219708.html
Mme de Thoury semble être la caution "tradi" de l'AR; et il est diablement piquant de voir qu'elle a publié une étude condamnant le libéralisme... qu'elle pratique allègrement!
"mais aux dernières élections européennes, dans le programme, on pouvait tout-de-même lire la volonté de l'AR de reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe."
La défense des "racines chrétiennes de l'Europe" est LE piège à catholiques par excellence: c'est le type même de la formule creuse qui n'engage à rien de concret pour aujourd'hui et demain, et qui fait gober l'Europe politique...
"Mais il est vrai que la religion catholique n'est sans doute pas assez mise en valeur."
Sans blague! Allez dire ça au délégué du Poitou!!!
"Il est donc vraiment intéressant de lire cette vision d'Yves Méra. Même en tant que légitimiste, on ne peut pas totalement la condamner."
Au contraire, c'est parce que nous sommes légitimistes, attachés à 'l'INSTITUTION que nous la condamnons.
"Dieu et le Roi sont et ont toujours été intimement liés. Le Roi tient son pouvoir de Dieu. Il n'y aura pas de retour de la Monarchie en France sans un retour à la religion catholique. C'est nécessaire."
Allez dire ça à l'AR... quand elle sera autre chose qu'un concert de voix discordantes et contradictoires (Thoury-Paillard), elle pourra commencer à y réfléchir...
lulo- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
Votre haine de l'Alliance royale est vraiment palpable lulo! C'en est presque anormal...
Il est certain qu'on retrouve différents courants de pensée royalistes au sein de l'Alliance royale ; symbole de "l'oecuménisme" comme vous dites. Mais la volonté commune est bel-et-bien le retour de la Monarchie en France.
En tout cas vous voyez bien que l'Alliance royale n'est pas uniquement constitué d'orléanistes et de maurrassiens. Il y a aussi des légitimistes... et des providentialistes.
Sur ce sujet il est certain qu'entre Yves Méra et Christophe Paillard, on a droit à deux visions assez "contrastées". Mais après tout chacun a bien le droit d'avoir ses opinions sur la question. La pensée unique n'existe pas.
Il est certain qu'on retrouve différents courants de pensée royalistes au sein de l'Alliance royale ; symbole de "l'oecuménisme" comme vous dites. Mais la volonté commune est bel-et-bien le retour de la Monarchie en France.
En tout cas vous voyez bien que l'Alliance royale n'est pas uniquement constitué d'orléanistes et de maurrassiens. Il y a aussi des légitimistes... et des providentialistes.
Sur ce sujet il est certain qu'entre Yves Méra et Christophe Paillard, on a droit à deux visions assez "contrastées". Mais après tout chacun a bien le droit d'avoir ses opinions sur la question. La pensée unique n'existe pas.
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V.F.H.78- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
"Votre haine de l'Alliance royale est vraiment palpable lulo! C'en est presque anormal..."
Je n'ai de haine que pour l'erreur et le mensonge. Or, l'AR est vraiment le miroir aux alouettes, le don du Système aux royalistes.
"Il est certain qu'on retrouve différents courants de pensée royalistes au sein de l'Alliance royale ; symbole de "l'oecuménisme" comme vous dites. "
Pardon, je ne fais que reprendre la formule de Mickaelus, que je fais volontiers mienne; cette ambition oecuméniste n'est pas nouvelle et on sait à quels résultats mènent l'activisme et l'électoralisme... mais sans doute n'y eut-il rien avant l'AR?
"Mais la volonté commune est bel-et-bien le retour de la Monarchie en France."
Le plus petit dénominateur commun... Vous feriez bien de lire "Groupes réducteurs et noyaux dirigeants", d'Adrien Loubier: on se rassemble sur une notion creuse (et ici, elle l'est, puisque on fait abstraction de la légitimité, de la vrai nature du Système, etc...) et chacun fait sa soupe dans son coin!
"En tout cas vous voyez bien que l'Alliance royale n'est pas uniquement constitué d'orléanistes et de maurrassiens. Il y a aussi des légitimistes... et des providentialistes."
Mais je n'ai jamais dit qu'il n'y ait qu'une seule catégorie de libéraux...!
"Sur ce sujet il est certain qu'entre Yves Méra et Christophe Paillard, on a droit à deux visions assez "contrastées". Mais après tout chacun a bien le droit d'avoir ses opinions sur la question. La pensée unique n'existe pas."
Ah! le respect de l'opinion de chacun!!! Et la vérité dans tout cela???
Je n'ai de haine que pour l'erreur et le mensonge. Or, l'AR est vraiment le miroir aux alouettes, le don du Système aux royalistes.
"Il est certain qu'on retrouve différents courants de pensée royalistes au sein de l'Alliance royale ; symbole de "l'oecuménisme" comme vous dites. "
Pardon, je ne fais que reprendre la formule de Mickaelus, que je fais volontiers mienne; cette ambition oecuméniste n'est pas nouvelle et on sait à quels résultats mènent l'activisme et l'électoralisme... mais sans doute n'y eut-il rien avant l'AR?
"Mais la volonté commune est bel-et-bien le retour de la Monarchie en France."
Le plus petit dénominateur commun... Vous feriez bien de lire "Groupes réducteurs et noyaux dirigeants", d'Adrien Loubier: on se rassemble sur une notion creuse (et ici, elle l'est, puisque on fait abstraction de la légitimité, de la vrai nature du Système, etc...) et chacun fait sa soupe dans son coin!
"En tout cas vous voyez bien que l'Alliance royale n'est pas uniquement constitué d'orléanistes et de maurrassiens. Il y a aussi des légitimistes... et des providentialistes."
Mais je n'ai jamais dit qu'il n'y ait qu'une seule catégorie de libéraux...!
"Sur ce sujet il est certain qu'entre Yves Méra et Christophe Paillard, on a droit à deux visions assez "contrastées". Mais après tout chacun a bien le droit d'avoir ses opinions sur la question. La pensée unique n'existe pas."
Ah! le respect de l'opinion de chacun!!! Et la vérité dans tout cela???
lulo- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
La vérité? Mais chacun pense la détenir! Nous autres légitimistes sommes convaincu légitimement (sans jeu de mot) de la connaître mais croyez-vous sincèrement que ceux qui pensent différemment pensent être dans l'erreur ou le mensonge?
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Re: La question royale et sa réponse...
Cher VFH 78,
Ce n'est pas l'intention ou la bonne volonté qui fait la vérité!
La vérité en politique nous est connue:
-par l'enseignement de l'Eglise en la matière, notamment le thomisme.
- par les sciences humaines (histoire, science politique, philosophie, sociologie, etc...) éclairées par ledit thomisme.
Si l'on ne base pas sa réflexion sur le réel, voulu par Dieu, connu par l'autorité qu'il a Lui-même, on est condamné à l'erreur et au mensonge, fût-on de bonne foi, en un mot à l'idéologie, fût-elle royaliste et/ou catholique.
Etre légitimiste n'est pas qu'une affaire de droit dynastique: c'est aussi reconnaître un ordre supérieur à l'homme.
Ce n'est pas l'intention ou la bonne volonté qui fait la vérité!
La vérité en politique nous est connue:
-par l'enseignement de l'Eglise en la matière, notamment le thomisme.
- par les sciences humaines (histoire, science politique, philosophie, sociologie, etc...) éclairées par ledit thomisme.
Si l'on ne base pas sa réflexion sur le réel, voulu par Dieu, connu par l'autorité qu'il a Lui-même, on est condamné à l'erreur et au mensonge, fût-on de bonne foi, en un mot à l'idéologie, fût-elle royaliste et/ou catholique.
Etre légitimiste n'est pas qu'une affaire de droit dynastique: c'est aussi reconnaître un ordre supérieur à l'homme.
lulo- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
J'ignore si Dieu est détenteur d'une volonté inscrite dans le réel... Enfin, pourquoi pas? Il peut aller par là d'un débat sans fin!
Par contre, si je respecte absolument le thomisme, j'ai découvert l'éclaircie des enjeux qui sont ceux du légitimisme depuis Kant qui est TOUT sauf un penseur des "Lumières". J'ai là l'espiéglerie d'écrire: A l'unité transcendantale soit ! Cette dernière est et prononce moralement l'ordre supérieur dont vous parlez, Lulo. Alors... Peu importe le parcours du prononcer si le destin se rejoint pour habiter l'Unité de l'évocation supra-temporelle de la vision en Dieu. Tout le reste n'est qu'anecdotique!
Par contre, si je respecte absolument le thomisme, j'ai découvert l'éclaircie des enjeux qui sont ceux du légitimisme depuis Kant qui est TOUT sauf un penseur des "Lumières". J'ai là l'espiéglerie d'écrire: A l'unité transcendantale soit ! Cette dernière est et prononce moralement l'ordre supérieur dont vous parlez, Lulo. Alors... Peu importe le parcours du prononcer si le destin se rejoint pour habiter l'Unité de l'évocation supra-temporelle de la vision en Dieu. Tout le reste n'est qu'anecdotique!
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Calliope- Chevalier
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Re: La question royale et sa réponse...
Il est parfois difficile de vous suivre Calliope... 

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V.F.H.78- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
"Il est parfois difficile de vous suivre Calliope..."
Entièrement d'accord! On va quand même essayer d'éclaircir les choses...
"J'ignore si Dieu est détenteur d'une volonté inscrite dans le réel... Enfin, pourquoi pas? Il peut aller par là d'un débat sans fin!"
Vous ne devez pas être catholique, Calliope? Sinon, vous sauriez que le réel est précisément le fruit de la volonté de Dieu, laquelle gouverne toutes choses par sa Providence.
"Par contre, si je respecte absolument le thomisme, j'ai découvert l'éclaircie des enjeux qui sont ceux du légitimisme depuis Kant qui est TOUT sauf un penseur des "Lumières". J'ai là l'espiéglerie d'écrire: A l'unité transcendantale soit ! Cette dernière est et prononce moralement l'ordre supérieur dont vous parlez, Lulo. Alors... Peu importe le parcours du prononcer si le destin se rejoint pour habiter l'Unité de l'évocation supra-temporelle de la vision en Dieu. Tout le reste n'est qu'anecdotique!"
Kant n'est pas franchement dans les petits papiers de l'Eglise... je vous renvoie à ce qu'en dit M. l'abbé Bourmaud dans Cent ans de modernisme. Généalogie du concile Vatican II, aux éditions Clovis (pp. 99 à 109).
Et attention à l'idée qu'on peut arriver par plusieurs chemins au même but: le réel est un, et ne se fait pas selon la conscience de chacun: l'importance de la vérité naturelle et de la vérité révélée n'a rien d'anecdotique!
Entièrement d'accord! On va quand même essayer d'éclaircir les choses...
"J'ignore si Dieu est détenteur d'une volonté inscrite dans le réel... Enfin, pourquoi pas? Il peut aller par là d'un débat sans fin!"
Vous ne devez pas être catholique, Calliope? Sinon, vous sauriez que le réel est précisément le fruit de la volonté de Dieu, laquelle gouverne toutes choses par sa Providence.
"Par contre, si je respecte absolument le thomisme, j'ai découvert l'éclaircie des enjeux qui sont ceux du légitimisme depuis Kant qui est TOUT sauf un penseur des "Lumières". J'ai là l'espiéglerie d'écrire: A l'unité transcendantale soit ! Cette dernière est et prononce moralement l'ordre supérieur dont vous parlez, Lulo. Alors... Peu importe le parcours du prononcer si le destin se rejoint pour habiter l'Unité de l'évocation supra-temporelle de la vision en Dieu. Tout le reste n'est qu'anecdotique!"
Kant n'est pas franchement dans les petits papiers de l'Eglise... je vous renvoie à ce qu'en dit M. l'abbé Bourmaud dans Cent ans de modernisme. Généalogie du concile Vatican II, aux éditions Clovis (pp. 99 à 109).
Et attention à l'idée qu'on peut arriver par plusieurs chemins au même but: le réel est un, et ne se fait pas selon la conscience de chacun: l'importance de la vérité naturelle et de la vérité révélée n'a rien d'anecdotique!
lulo- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
V.F.H.78 a écrit:Votre haine de l'Alliance royale est vraiment palpable lulo! C'en est presque anormal...
Il est certain qu'on retrouve différents courants de pensée royalistes au sein de l'Alliance royale ; symbole de "l'oecuménisme" comme vous dites. Mais la volonté commune est bel-et-bien le retour de la Monarchie en France.
En tout cas vous voyez bien que l'Alliance royale n'est pas uniquement constitué d'orléanistes et de maurrassiens. Il y a aussi des légitimistes... et des providentialistes.
Vous voyez sans doute de la haine là où il n'y a qu'un agacement bien légitime, que je partage comme vous savez, parce que vous faites semblant de ne pas comprendre ce qu'on vous a expliqué maintes fois en ces lieux. Je ne vois pas bien en conséquence pourquoi vous vous acharnez à faire de la publicité pour ce parti inutile, qui n'a créé qu'une division de plus contre le légitimisme (comme si l'Action française et ses dérivés n'étaient pas assez). Faites donc de la publicité pour le légitimisme sur le forum de l'AR, puisque vous les aimez tant que cela, ce sera plus utile.
Sur le reste : l'Alliance Royale n'est qu'une alliance de façade en ce qu'elle dispose d'une plate-forme politique et d'une philosophie politique qui est clairement identifiable comme orléaniste, au sens de syncrétisme entre structure monarchique et principes républicains. Quand des gens adhèrent et/ou soutiennent, quels que soient leurs points de vue personnels, c'est cela qu'ils cautionnent, en se reniant s'ils sont légitimistes. Cela fonctionne de la même façon dans les partis républicains : vous avez sans doute vu comment Christine Boutin a influencé l'UMP en s'y maintenant - même chose pour le MPF qui persiste à se réclamer de la majorité présidentielle. Un légitimiste au sein de l'AR, c'est aussi peu cohérent et efficace qu'un catholique à l'UMP.
L'Alliance Royale est une machine politicienne qui a pour but de faire contrôler l'ensemble du monde royaliste par des orléanistes, nationalistes et crypto-bonapartistes, sans parler des modernistes - les légitimistes qui y adhèrent sont soit des naïfs, soit des taupes qui se déclarent comme tels pour attirer des légitimistes naïfs et débutants dans ce parti par l'exemple. Les légitimistes ne doivent en aucun cas servir de caution consentante à une telle entreprise de destruction du royalisme traditionnel, qui est le seul valable, comme nous l'ont montré tous les échecs des monarchies bâtardes du XIXe siècle.
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Re: La question royale et sa réponse...
Je ne comprends pas votre acharnement systématique contre l'Alliance royale alors que le sujet ici n'était en aucun cas de faire de la publicité pour le parti royaliste mais juste d'amener un débat par rapport à la vision "providentialiste" d'un membre de l'AR.
Si maintenant la seule évocation de l'Alliance royale dans un sujet devient tabou, j'en prends bonne note.
Si maintenant la seule évocation de l'Alliance royale dans un sujet devient tabou, j'en prends bonne note.
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V.F.H.78- Vicomte
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Re: La question royale et sa réponse...
Il n'est pas très étonnant que cela revienne sur le tapis quand ce monsieur parle de l'AR dans son texte, non ? Ni qu'on interroge le rapport entre des personnes qui ont un point de vue complètement différent du parti qu'ils soutiennent on ne sait pourquoi. Vous-mêmes avez essayé de mettre en rapport le fait de ne pas reconnaître le roi légitime avec le providentialisme (or l'AR n'est pas providentialiste mais dit juste implicitement que les lois fondamentales ne sont plus valables et est donc anti-légitimiste). Si vous voulez parler de providentialisme en soi, je n'y vois aucun inconvénient, mais citez quelqu'un qui soit hors AR et qui soit donc plus crédible dans son domaine.
Et quant à l'AR en soi, il n'y a pas d'acharnement ni de tabou mais un traitement logique à la mesure des ambitions de tous les néo-royalistes œcuméniques (univers qui ne se limite pas à l'AR d'ailleurs grâce à internet) : quand un parti ou un courant dévalue la pensée royaliste traditionnelle et débauche des légitimistes, tout cela sur fond d'élections et de souveraineté populaire, on ne va pas lui souhaiter bonne chance ni lui tresser des lauriers, ce serait le comble.
Et quant à l'AR en soi, il n'y a pas d'acharnement ni de tabou mais un traitement logique à la mesure des ambitions de tous les néo-royalistes œcuméniques (univers qui ne se limite pas à l'AR d'ailleurs grâce à internet) : quand un parti ou un courant dévalue la pensée royaliste traditionnelle et débauche des légitimistes, tout cela sur fond d'élections et de souveraineté populaire, on ne va pas lui souhaiter bonne chance ni lui tresser des lauriers, ce serait le comble.
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Mickaelus- Connétable
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Re: La question royale et sa réponse...
Mickaelus a parfaitement raison. Si les "légitimistes" d'Alliance Royale étaient venus à l'université d'été de l'UCLF, ils auraient pu comprendre à quel point notre refus du vote en général et de l'AR en particulier a de fondements sérieux, à la base même de la science et de la philosophie politique.
Mais, dans l'ignorance de cela, on ne voit pas le caractère vicieux de l'AR, on la prend pour un moyen valable, "à essayer"... on se trompe lourdement, et on méconnaît gravement son double devoir de chrétien et de français.
Mais, dans l'ignorance de cela, on ne voit pas le caractère vicieux de l'AR, on la prend pour un moyen valable, "à essayer"... on se trompe lourdement, et on méconnaît gravement son double devoir de chrétien et de français.
lulo- Vicomte
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