Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Aller en bas

Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Ordre naturel le Ven 25 Jan 2013, 09:58

Un referendum devrait avoir lieu à cet effet.
avatar
Ordre naturel
Vicomte

Masculin
Capricorne Chat
Nombre de messages : 1079
Age : 102
Affinités politiques : Legitimiste/ Conservateur/ Traditionaliste

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Ven 25 Jan 2013, 23:16

Cameron : un référendum sur une sortie de l'Europe

Par Florentin Collomp Mis à jour le 23/01/2013 à 14:20 | publié le 23/01/2013 à 11:35

VIDÉO - Le premier ministre britannique ouvre la voie à une renégociation des relations entre Londres et Bruxelles ou à une sortie de l'Union en cas d'échec. Un pari politique très risqué.

Correspondant à Londres

David Cameron offre aux Britanniques «un aller simple» pour sortir de l'Europe. Dans un discours très attendu sur l'avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, il propose un référendum qui se tiendra avant la fin de 2017, si les conservateurs remportent les élections de 2015. La question posée sera simple: ratifier un accord renégocié avec Bruxelles ou une sortie de l'Union. «Ce sera votre décision, vous aurez un choix clair entre partir ou participer à un nouveau dispositif», a annoncé le premier ministre mercredi matin, dans une allocution prononcée au siège londonien du groupe d'informations financières américain Bloomberg, retransmise à la télévision.

Reconnaissant une défiance du peuple britannique vis-à-vis de l'Europe à son plus haut historique, Cameron estime qu'il ne sert à rien «de se mettre la tête dans le sable et d'attendre que le problème disparaisse». «Je ne me reposerai pas tant que ce débat ne sera pas gagné», promet-il. Il souligne le risque de l'immobilité et s'embarque dans une croisade pour réformer l'Europe.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


UE: les Britanniques choisiraient de partir

AFP Mis à jour le 25/01/2013 à 07:15 | publié le 25/01/2013 à 06:56

Les Britanniques choisiraient de quitter l'Union européenne si le référendum promis par le premier ministre David Cameron était organisé aujourd'hui, indique un sondage publié aujourd'hui par le quotidien The Times.

Selon ce premier sondage réalisé depuis l'annonce mercredi de la tenue d'ici la fin 2017 d'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, 40% des personnes interrogées voteraient en faveur d'une sortie et 37% accepteraient d'y rester.

Extrapolant le vote des 23% d'indécis, le sondage réalisé par l'institut Populus pour le Times estime que 53% des Britanniques sont favorables à une sortie de l'UE, contre47% qui veulent rester au sein de l'Union.

David Cameron s'est engagé mercredi sous la pression des eurosceptiques à organiser d'ici la fin 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans une UE préalablement réformée.
"Faute de réformes, le danger est que l'Europe échoue et que les Britanniques dérivent vers la sortie", a-t-il prévenu."Si nous quittons l'Union européenne, ce sera un aller simple, sans retour", a-t-il affirmé dans un discours-clé sur l'Europe prononcé à Londres.

Le sondage réalisé hier auprès de 2.000 Britanniques suggère que beaucoup de votants se sont déjà forgé une opinion.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Vodrebka le Sam 26 Jan 2013, 13:22

Ce serait une bonne chose. Ils montreraient l'exemple. Je doute malheureusement que nos gouvernements quant à eux suivent ce modèle et face recouvrer à la France sa souveraineté.
avatar
Vodrebka
Ecuyer

Masculin
Capricorne Coq
Nombre de messages : 68
Age : 36
Localisation : Angers
Affinités politiques : bourboniste

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Beaujeu le Sam 26 Jan 2013, 16:31

Cela n'aurait pas valeur d'exemple. On invoquerait le particularisme britannique indécrottable en haussant les épaules, et voilà tout.
avatar
Beaujeu
Ecuyer

Nombre de messages : 51

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Camisard le Lun 28 Jan 2013, 13:17

Avant j'aurais dit que les britanniques ouvraient la voie et servaient d'exemples

Aujourd'hui je serais plus prudent: A quoi bon quitter la prison Bruxelloise avec des technocrates pour matons, pour se retrouver dans l'asile psychiatrtique français avec des gardes chiourmes socialistes (ou umpistes, c'est pareil)....

Quitter l'Europe , oui mais pas à n'importes quelle conditions!
avatar
Camisard
Chevalier

Nombre de messages : 216

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Mar 29 Jan 2013, 00:35

C'est vrai, Camisard, la question ne se pose pas pareillement pour nous, même si honnêtement, dans l'optique d'une restauration monarchique française qui n'est pas prêt d'arriver, soyons honnêtes, il serait peut-être plus facile d'avoir à s'imposer aux "révolutionnaires" français qu'à l'Europe entière, qui aurait peut-être eu le temps de se constituer en entité politique - et qui dit entité politique, dit force de répression globale à disposition (et je doute fort que l'optique finale soit de restaurer l'empire de Charlemagne ou le saint empire romain germanique). C'est bien pourquoi on ne peut que se réjouir de l'idée qu'une couronne puisse se séparer de cette construction idéologique, quel qu'en soit la raison contingente et momentanée : qu'il y en ait plusieurs à le faire un jour, qu'elles reviennent sur le droit chemin, et peut-être que le moment venu nous ne serions plus si éloignés d'une aide comme en 1814. Ces considérations sont très utopiques j'en ai bien conscience, mais il faut bien aller se chercher de l'espoir où l'on peut - y compris dans son imagination Very Happy .

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Philippe de Villiers demande un référendum pour sortir de l'Union européenne à François Hollande

Message par Mickaelus le Jeu 21 Fév 2013, 19:31

Philippe de Villiers en avait profité le 5 février pour réclamer un référendum à François Hollande, au parlement européen. Evidemment, il y a infiniment peu de probabilités pour qu'un gouvernement eurosceptique s'installe en France même dans une perspective républicaine...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Lun 04 Mar 2013, 20:03

La surenchère antieuropéenne de Londres

Par Florentin Collomp Mis à jour le 04/03/2013 à 18:35 | publié le 04/03/2013 à 17:51

Les conservateurs britanniques évoquent un retrait de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg.

Correspondant à Londres

Les tabloïds exultent. Le Daily Mailévoque un «triomphe» et «un grand jour pour la justice britannique» ; le Daily Express salue d'avance l'abolition d'une législation «honnie» sur les droits de l'homme. Deux ministres conservateurs de David Cameron se sont engagés dans la voie d'un retrait de la Convention européenne des droits de l'homme, retranscrite dans le droit local par une loi de 1998. Chris Grayling, le ministre de la Justice, a assuré qu'un gouvernement conservateur issu des urnes en 2015 reviendrait sur cette loi. La ministre de l'Intérieur, Theresa May, préparerait, pour sa part, l'introduction de cette réforme dans le programme tory pour 2015.

Ces initiatives pourraient aboutir à affranchir le Royaume-Uni de la tutelle de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, critiquée à intervalles réguliers par le gouvernement. La Cour est accusée de s'immiscer dans les affaires intérieures du pays, notamment par sa décision l'obligeant à accorder le droit de vote aux prisonniers - à laquelle Londres résiste toujours - ou en annulant des mesures d'extradition de terroristes supposés. David Cameron avait tenté l'an dernier de lancer une réforme de son fonctionnement, sans succès. Après l'annonce en janvier d'un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, c'est donc une autre institution européenne qui pourrait être jetée aux orties.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Sam 27 Juin 2015, 18:23

Ordre naturel a écrit:Un referendum devrait avoir lieu à cet effet.
C'est effectivement confirmé depuis le maintient de David Cameron au mois de mai comme premier ministre, après sa victoire électorale. On parle souvent de 2017. Par contre, la sortie de l'Union européenne est encore loin d'être acquise, du fait que la tenue du référendum est surtout un moyen de pression pour revendiquer plus de souveraineté de la Grande Bretagne en UE dans divers domaines. C'est en ce sens que l'on peut comprendre, du moins il me semble, l'intervention très pro-européenne d'Elizabeth II en Allemagne récemment. S'il y a bien un point qui me gêne, en effet, avec les monarques actuels, c'est que non contents de rendre plus ou moins complètement leur souveraineté aux assemblées issues de la démocratie, ils la lèguent encore aux technocrates bruxellois, ce qui crée une situation bien peu royale, et donne l'impression d'une méconnaissance d'une fonction historique, politique et spirituelle - encore plus quand le monarque britannique est sacré et chef de l'église anglicane.

À Berlin, la reine Elizabeth II rappelle le «rôle-clé» du Royaume-Uni en Europe

       Par Blandine Le Cain Mis à jour le 25/06/2015 à 11:52 Publié le 25/06/2015 à 09:09

La reine Elizabeth II a insisté sur la relation entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne qui a «permis d'accomplir tant de choses» en Europe depuis 1945.

Peu habituée à prendre position de façon publique sur les sujets d'actualité, la reine d'Angleterre a pourtant insisté, mercredi soir, au banquet organisé à Berlin en son honneur, sur le danger des divisions en Europe, plaidant de façon à peine voilée contre une sortie du Royaume-Uni de l'UE.

La reine s'y était déjà risquée en décembre: allant à l'encontre des habitudes monarchiques, Elizabeth II avait exprimé son avis sur l'actualité britannique et le récent référendum sur la sortie de l'Écosse du Royaume-Uni. Se détachant une nouvelle fois de sa réserve habituelle, la reine d'Angleterre n'a pas hésité, jeudi, à évoquer les divisions en Europe et, de façon indirecte, le projet de référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, lors d'un banquet organisé à l'occasion de sa visite à Berlin.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Étrangement, les sondages récents sont bien plus favorables à l'UE que ce que j'avais publié il y a peu d'années au début du sujet :

Une majorité de Britanniques souhaite rester dans l'Union européenne

       Par Florentin Collomp Mis à jour le 03/06/2015 à 15:28 Publié le 03/06/2015 à 12:17

L'opinion des Britanniques sur l'Europe s'améliore significativement avant le référendum prévu d'ici à 2017.

A l'approche du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, le sentiment proeuropéen fait un bond en avant dans le pays. 55 % des Britanniques se disent favorables au maintien de leur pays dans l'UE, en hausse de 9 points par rapport à il y a deux ans, selon une enquête du Pew Research Center. Seuls 36 % souhaiteraient désormais quitter l'Union, contre 46 % il y a deux ans, alors que les deux camps étaient à égalité.

51 % des Britanniques disent avoir une bonne opinion de l'Europe. Si cela les place dans le bas du classement, derrière la France (55 %), l'Allemagne (58 %) et la Pologne (72 %), le sentiment est en progression de 8 points par rapport à 2013. L'opinion favorable des Espagnols et des Italiens envers l'UE est en forte progression également, ce qui traduit un regain d'optimisme après la crise de la zone euro.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Mar 23 Fév 2016, 20:20

Le referendum est donc cette fois-ci non seulement confirmé comme je l'écrivais l'été dernier, mais également prévu pour le 23 juin de cette année. Quelques éléments d'analyse via cet article (fait notable au passage, il n'est pas du tout question de la monarchie dans le point n° 2 sur la souveraineté...) :

Brexit : cinq raisons pour lesquelles les Britanniques veulent nous quitter

       Par Florentin Collomp Mis à jour le 18/02/2016 à 11:02 Publié le 17/02/2016 à 14:58

Les vingt huit pays membres négocient à Bruxelles pour le maintient de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, les eurosceptiques militent pour s'affranchir des règles économiques, reprendre le contrôle des frontières et restaurer leur souveraineté nationale.

De notre correspondant à Londres

Depuis des années, les eurosceptiques font campagne pour obtenir un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Leur argument: depuis l'adhésion du pays en 1973, ratifiée (à 67%) par la population en 1975, l'Europe a complètement changé de nature. Les Britanniques avaient rejoint un grand marché économique et se retrouvent, sans avoir eu leur mot à dire, dans une union politique en marche vers une intégration croissante. Alors qu'a lieu jeudi un sommet européen crucial pour l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne, voici leur heure venue pour justifier leurs motivations pour un Brexit.

1 - Contrôler l'immigration

Si l'Europe n'apparaît pas en tête des préoccupations des électeurs, c'est en revanche le cas de l'immigration. Depuis plusieurs années se répand un sentiment de «trop plein» en Grande-Bretagne, entretenu par le parti souverainiste Ukip (United Kingdom Independence Party) et, dans son sillage, les partis de gouvernement. Plus de la moitié de l'immigration nette en Grande-Bretagne provient de l'Union européenne, en particulier des pays de l'Est (Pologne, Roumanie, pays baltes…). La liberté de circulation au sein de l'UE empêche Londres d'agir sur ces flux. Pour contrebalancer, le gouvernement a durci les critères d'entrée pour les pays du reste du monde. Les eurosceptiques estiment qu'en dehors de l'UE, le Royaume-Uni pourrait enfin reprendre le contrôle de ses frontières et de sa politique migratoire.

2 - Restaurer la souveraineté nationale

La souveraineté de la représentation nationale britannique, «mère de tous les Parlements», est sacrée dans l'esprit des Anglais. Les politiques vivent très mal le sacrifice qu'impose l'appartenance à l'UE, d'où seraient originaires 70% des textes de lois applicables. Ils dénoncent le déficit démocratique des décisions d'une Commission non élue. Les plus durs des eurosceptiques réclament en vain un droit de veto sur les décisions de Bruxelles. À défaut, ils plaident pour une sortie de l'Union qui seule rendrait au Parlement de Westminster sa toute-puissance. Ils abhorrent les décisions politiques issues de consensus à Vingt-Huit, la suprématie de la Cour de justice européenne ou de la Cour européenne des droits de l'homme sur les tribunaux britanniques, ainsi que l'idée d'une politique étrangère ou, pire, d'une défense communes.

3 - Quitter un navire qui prend l'eau

La crise de la zone euro qui n'en finit pas, le renflouement de la Grèce à coups de milliards d'euros (auquel le Royaume-Uni n'a pas participé), le naufrage des migrants nourrissent la vision britannique d'échec du projet européen et d'un continent à la dérive. Par contraste, le dynamisme retrouvé depuis deux ans de l'économie britannique les conforte dans l'idée qu'il est grand temps de «se détacher de ce cadavre» pour survivre et prospérer.

4 - S'affranchir des régulations de Bruxelles

Si les multinationales sont largement en faveur du maintien dans l'UE, les patrons de petites et moyennes entreprises se plaignent des entraves des normes et régulations imposées par Bruxelles sur leur liberté d'entreprendre. Les agriculteurs critiquent les contraintes de la politique agricole commune. Les pêcheurs souffrent des restrictions imposées par l'UE. La directive sur le temps de travail (48 heures hebdomadaires) est vitupérée, par exemple pour les médecins hospitaliers. La City peste contre les normes financières européennes et les limitations imposées sur les bonus des banquiers. Le Brexit permettrait également au Royaume-Uni d'économiser les 11 milliards de livres de sa contribution nette au budget européen.

5 - Commercer librement avec le monde

Si l'appartenance au premier marché mondial facilite les échanges commerciaux, les eurosceptiques estiment que Londres pourrait faire mieux hors du cadre de l'UE. Ils voudraient voir Londres reprendre son siège à l'Organisation mondiale du commerce pour signer ses propres partenariats avec des pays extérieurs, comme la Chine, l'Inde, les émergents d'Asie ou d'Amérique latine, et retrouver sa place sur la scène internationale. Ils mettent en avant les relations privilégiées avec les membres du Commonwealth pour dessiner une vision radieuse pour le commerce extérieur britannique post-Brexit.
([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])


Alors que j'évoquais dans le message précédent un probable soutien implicite de la Couronne britannique pour le maintien dans l'Union européenne, il semble que les deux camps vont s'affronter via des figures emblématiques - ce qui nous rappellera un peu notre referendum de 2005 avec, on l'espère, des suites plus logiques si le non l'emportait.

Brexit : duel au sommet entre Cameron et le maire de Londres

       Par Florentin Collomp Mis à jour le 22/02/2016 à 11:28 Publié le 21/02/2016 à 19:35

Le maire de la capitale britannique Boris Johnson défie David Cameron en prônant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

David contre Boris: telle sera l'incarnation de la bataille britannique sur le référendum européen. Après avoir ménagé un long suspense, le maire conservateur de Londres, Boris Johnson, a annoncé dimanche après-midi son choix de mener la campagne en faveur du Brexit («British exit», sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne), contre son condisciple à Eton et Oxford, le premier ministre David Cameron. Un choc de Titans.

Son charisme et sa popularité mis au service du camp du «out» pourraient être de nature à faire basculer le rapport de forces. Pour l'instant, les sondages contradictoires se succèdent: après l'avantage au Brexit donné par TNS vendredi, le statu quo repassait en tête avec une avance de 15 points dimanche, selon l'institut Survation. «Les chances d'un Brexit ont progressé considérablement avec l'annonce de Boris Johnson», estime l'ancien ministre de l'Europe travailliste, Denis MacShane, auteur d'un livre sur le Brexit. Avec «un énorme chagrin», le rival de David Cameron a laissé l'emporter son euroscepticisme atavique. Un calcul politique savamment pesé: en cas de sortie de l'Europe, il serait un successeur désigné à un Cameron désavoué. Et même peut-être aussi en cas de victoire du statu quo…
([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Alain le Mer 24 Fév 2016, 14:28

" Old England,
Old England,
And heigh for the honour of old England!"
John Dryden for Henry Purcell "The King Arthur" (1684).

Alain
Vicomte

Masculin
Nombre de messages : 680

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Jeu 23 Juin 2016, 21:29

Eh bien, nous y sommes, à ce fameux referendum du 23 juin ! Les premières estimations sérieuses devraient tomber cette nuit, avec des résultats londoniens notamment, et les résultats définitifs demain matin. On a parfois comme un goût de déjà vu avec les menaces de récession économique en cas de sortie de l'UE, comme on nous le promettait lors du referendum français de 2005, même si celui-ci ne concernait, hélas, que la fameuse Constitution européenne de Giscard d'Estaing. Toujours est-il que les puissances économiques semblent ne pas croire du tout à ce Brexit. Il est possible que l'assassinat d'une député du parti travailliste ait une certaine influence sur le vote, mais c'est difficile à déterminer. Difficile à cerner est également l'avis de la famille royale britannique et tout particulièrement celui de la reine, qui ne vote évidemment pas ; chaque camp y va de sa petite citation pour tenter de démontrer un soutien implicite à son bénéfice. D'autres encore, dans le même ton catastrophiste que les économistes, pensent qu'une sortie de l'UE fragiliserait la monarchie du Royaume-Uni en favorisant son morcellement, avec des cas comme l’Écosse mais aussi le morceau d'Irlande concerné. Personnellement, je me dis ceci : il est déjà bien triste qu'une reine, bien qu'elle soit pourvue de l'auctoritas ancienne, soit tant dépourvue de potestas qu'il faille déjà céder la gouvernance totale à un parlement, mais encore ne pas s'exprimer sur des sujets qui relèvent du destin fondamental du royaume - c'est précisément ce que refusa Louis XVI en son temps, de conserver son trône au prix de se taire et d'avoir les mains liées sur tout. Mais un royaume sans souveraineté royale mérite-t-il vraiment cette dénomination ?

En tout cas, l'on peut suivre l'actualité de ce referendum sur cette page du Figaro : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

A ne pas oublier, ce que rappelle la page notamment : les concessions politiques déjà acquises par David Cameron en cas de maintien - bien malheureusement probable - dans l'UE :

Les principaux points de l'accord conclu entre Cameron et les Européens

   Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 20/02/2016 à 13:08 Publié le 19/02/2016 à 23:57

VIDÉO - Un accord a été trouvé vendredi entre les 28 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne pour garder le Royaume-Uni dans l'UE. Voici les principaux points de ce compromis.

Le compromis conclu vendredi soir à Bruxelles vise à permettre au Royaume-Uni de se maintenir au sein de l'Union européenne et à son premier ministre, David Cameron, de faire campagne pour le «oui» lors du référendum qu'il doit organiser sur le sujet en 2017. Que contient cet accord qui éloigne le spectre d'un éventuel «Brexit»?

● Modification des traités européens

Deux éléments de l'accord doivent être inscrits dans des modifications à venir des traités européens:

- Le Royaume-Uni sera exempté de l'objectif d'une poursuite de l'intégration politique dans le cadre de l'engagement des traités européens envers une «union sans cesse plus étroite» des peuples d'Europe.

- Les éléments d'un accord pour assurer un traitement équitable des accords économiques et financiers entre les États de la zone euro et ceux qui n'en font pas partie.

● Avantages sociaux pour les salariés

Le Royaume-Uni aura le droit de ne pas accorder les avantages liés au statut de salarié aux nouveaux arrivants sur son sol d'autres États de l'UE pour leurs quatre premières années dans le pays. Le Royaume-Uni pourra mettre en œuvre un mécanisme de «frein d'urgence» pour les nouveaux arrivés durant une période de sept ans à partir du moment où la mesure aura été utilisée une première fois.

● Avantages liés aux enfants

Un système d'indexation concernant toute l'UE en matière de versement des allocations familiales aux salariés dont les enfants vivent dans un autre État membre entre en vigueur immédiatement pour les nouveaux demandeurs et le 1er janvier 2020 pour tous les allocataires.

● Finances

Le projet met l'accent sur la nécessité de faire «jeu égal» en matière de régulation financière et bancaire. Il donne le droit à la Grande-Bretagne de superviser les établissements financiers et les marchés pour préserver la stabilité financière. Ceci «sans préjudice» au droit de l'Union européenne d'agir pour protéger la stabilité financière.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Ysabeau le Ven 24 Juin 2016, 14:18

Nous avons enfin appris ce matin les résultats du référendum : la Grande-Bretagne sort de l'Union européenne. Je pense que c'est une bonne chose. Dommage que le premier pays à se "réveiller" ne le fasse que maintenant. Malheureusement, l'Écosse, qui avait surtout voté pour son maintien dans l'UE, est plus déterminée que jamais à proclamer son indépendance, ce qui risque d'être plutôt problématique pour l'Angleterre...

_________________
Non nobis Domine non nobis sed nomini tuo da gloriam
avatar
Ysabeau
Roturier

Féminin
Nombre de messages : 9

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Ven 24 Juin 2016, 19:58

En effet Ysabeau, les résultats sont incontestables et constituent surtout une excellente surprise pour moi, car je dois bien avouer que je n'osais trop y croire, de peur d'être énormément déçu comme c'est trop souvent le cas en pareilles circonstances. Cela ne signifie pas que cette sortie de l'UE ne puisse ni ne doive régler instantanément et comme d'un coup de baguette magique tous les problèmes de la monarchie britannique, mais cela leur donne au moins une chance de reconstruire leur identité qui ne peut se faire sans souveraineté, et tout particulièrement royale. En effet, comme vous le faites remarquer fort à propos, l’Écosse mais aussi l'Irlande du nord ont voté majoritairement en faveur du maintien dans l'UE (ou le "remain" outre-Manche, par opposition au "leave"), et les responsables locaux n'ont pas manqué d'y aller de leur petite déclaration. Cela dit, si la monarchie ne devait son salut qu'à l'UE, c'était un coût trop élevé à mon avis ; l'épreuve à venir devait l'être tôt ou tard. Et puis, il y a d'autres réactions inquiétantes. Certaines témoignant de l'état d'esprit de certains britanniques, comme des londoniens qui réclament la sécession de la capitale sur la toile (c'est d'un ridicule) ; d'autres qui commencent déjà à contester un résultat jugé trop serré. Une pétition circule pour recommencer le vote, ayant dépassé les 100000 signatures nécessaires pour un examen potentiel au parlement britannique. J'espère sincèrement que cela ne préfigure pas une entourloupe digne du traité de Lisbonne ayant bafoué, sous Sarkozy, le résultat du referendum français de 2005. Voyons déjà si David Cameron quitte bien ses fonctions sous trois mois comme il l'a annoncé. Quant à un potentiel effet domino au sein d'autres pays européens, il est encore trop tôt pour en juger.


Quelques extraits de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sur le sujet :

Ce qu'il faut retenir de cette matinée historique

o Les Britanniques décident de quitter l'Union européenne

C'est un désaveu pour la construction européenne. Selon les résultats définitifs publiés ce matin, 51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit lors du référendum de la veille, marqué par une participation importante (72,2%). Les résultats montrent un pays divisé, avec Londres, l'Ecosse et l'Irlande du Nord qui voulait rester, tandis que le nord de l'Angleterre ou le Pays de Galles ont largement voté contre. Une division générationnelle aussi, les jeunes ayant voté pour le statu quo, les plus âgés pour la sortie.

o David Cameron annonce qu'il se retire
Partisan du maintien dans l'UE, en première ligne pendant la campagne, le premier ministre conservateur en a rapidement tiré les conclusions en annonçant sa prochaine démission lors d'une brève allocution devant le 10, Downing Street. "Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a déclaré Cameron, en précisant qu'il resterait en place jusqu'à l'automne et la désignation d'un nouveau leader par son parti. Il a ajouté qu'il appartiendrait à son successeur de lancer la négociation avec l'UE sur le processus de sortie de son pays du club des 28, devenus 27. Démission du premier ministre, leadership contesté au Labour, triomphe des europhobes de l'Ukip: le Brexit a provoqué un bouleversement sans précédent dans la vie politique britannique qui augure de fortes turbulences pour les mois à venir.

o  La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", selon Boris Johnson
Le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, a mis du temps avant de s'exprimer. Il a assuré que la sortie de l'Union se fera "sans précipitation ». L'ex-maire de Londres, considéré comme le successeur le plus probable de Cameron, a ajouté que l'Europe fédérale était "une idée noble qui n'est plus justifiée".

o Les banque centrales sur le pied de guerre, les bourses en chute libre
Les banques centrales sont sur le pied de guerre, prêtes à intervenir ou l'ayant déjà fait pour prévenir un assèchement de liquidités et contrer des mouvements extrêmes de changes. Ce matin, la livre sterling était en chute libre, les autres devises extrêmement volatiles, et les Bourses dégringolaient, titres bancaires en tête. Les Bourses de Paris et Francfort ont ainsi plongé d'environ 10% à l'ouverture. Une situation d'instabilité qui avait déjà conduit à la mi-journée plusieurs banques centrales à agir - ou promettre de le faire.  Concernée en premier chef par les répercussions du référendum, la Banque d'Angleterre (BoE) a indiqué qu'elle était prête à injecter 250 milliards de livres (326 milliards d'euros) de fonds additionnels afin d'assurer des liquidités suffisantes pour le fonctionnement des marchés.

o "Un choix douloureux que je regrette profondément", déclare le président français
François Hollande a déclaré regretter "profondément" le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, "un choix douloureux" qui "met gravement l'Europe à l'épreuve". "L'Europe ne peut plus faire comme avant", a souligné le chef de l'Etat qui s'exprimait depuis l'Elysée à l'issue d'une réunion avec plusieurs membres du gouvernement. Elle doit "se concentrer sur l'essentiel", a-t-il dit, citant: sécurité, investissement, harmonisation fiscale et sociale.

o Le Royaume en passe de se disloquer ?
L'Ecosse et l'Irlande du Nord ont voté pour le "Remain". La possibilité d'un second référendum d'indépendance de l'Ecosse est "sur la table", a donc déclaré Nicola Sturgeon, "first minister" écossaise. Organisé en septembre 2014, le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse avait été remporté par le camp du non à 55% des voix. De son côté, en Irlande du Nord, le Sinn Fein, favorable au maintien dans l'UE, a lui appelé à un référendum sur une Irlande unifiée.

o En Europe, les eurosceptiques crient victoire
Les eurosceptiques ont crié victoire et appelé à un référendum dans leurs pays sur une éventuelle sortie de l'Union européenne (UE), faisant grandir les craintes sur le futur de l'unité européenne."Victoire de la liberté! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE", a déclaré la présidente du parti français d'extrême droite Front National (FN) Marine Le Pen sur son compte Twitter. "L'élite europhile a été vaincue. Les Britanniques montrent à l'Europe le chemin vers le futur et la libération", a déclaré le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders. Alors que les Pays-Bas comptent parmi les six pays fondateurs de l'Union européenne, comme la France, ce député réclame un "référendum sur un 'Nexit', une sortie néerlandaise de l'UE".



Brexit : qui a voté pour, qui a voté contre ?

   Par Mathilde Siraud , Service infographie du Figaro Publié le 24/06/2016 à 18:40

INFOGRAPHIE - Les résultats détaillés du référendum britannique font apparaître des lignes de fracture entre l'Écosse et l'Irlande du Nord d'un côté, qui ont plebiscité le remain, et l'Angleterre et le Pays de Galles, pro-Brexit. Les jeunes ont majoritairement voté pour le maintien, à l'inverse des plus âgés.

Le résultat du référendum sur le Brexit a surpris tout le monde. Le camp du «out» a gagné de 1,27 million de voix sur le camp du «in». Et si la clé de ce scrutin était avant tout une question d'âge? Selon les sondages, les Britanniques de plus de 50 ans ont voté en faveur du «Leave» quand les plus jeunes générations, moins mobilisées, se sont prononcés pour le statu quo. Le clivage est assez net. Selon les études de l'institut YouGov, 66% des 18-24 ans ont voté «in», 52% chez les 25-49 ans. À l'inverse, 58 % des 50-64 ans ont opté pour le «out», et 62% des plus de 65 ans.

Les études après le vote donneront des informations plus précises notamment sur l'influence du niveau de diplômes dans le résultat de ce référendum.On note que dans les villes étudiantes comme Cambridge, Oxford, York, Liverpool, Manchester ou Bristol, le «remain» est arrivé largement en tête.

L'Angleterre et le Pays de Galles contre l'Écosse et l'Irlande du Nord

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Une analyse géographique des résultats du vote permet également de tirer des enseignements sur le comportement des électeurs. Le Brexit l'a emporté en grande partie grâce aux voix de l'Angleterre. À l'est et dans quelques bastions conservateurs et de l'UKIP, le «out» est largement majoritaire. Dans les régions industrielles du nord, les scores pour le Brexit dépassent par endroits 60%. Dans certaines grandes villes comme Londres ou Leeds, le vote en faveur de l'UE était cependant en tête, ce qui illustre une fracture entre les banlieues, les campagnes et les grandes villes. Le Pays de Galles a également rejeté l'UE, à 53%, à l'exception de Cardiff.

En Écosse et en Irlande du Nord, c'est au contraire le «Remain» qui est largement devant. Ces nations europhiles vont donc être détachées contre leur gré de l'UE. Dès lors, la question de l'indépendance de l'Ecosse, déjà posée par référendum en 2014, revient sur la table puisque le «in» est arrivé en tête à 62%. Même cas de figure en Irlande du Nord où les indépendantistes poussents pour organiser un nouveau référendum d'autodétermination. Le Sinn Fein milite toujours pour l'unification de l'Irlande.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Mar 08 Nov 2016, 18:25

Sans que cela soit par trop étonnant, les manœuvres commencent déjà du fait que le délai du déclenchement concret du Brexit s'est rapproché ces dernières semaines, même s'il est probable que le gouvernement ne se laissera pas faire.

Le parlement britannique devra donner son accord avant l'activation du Brexit

   Par Anne-Laure Frémont Mis à jour le 03/11/2016 à 15:02 Publié le 03/11/2016 à 13:00

VIDÉO - Le gouvernement entend faire appel devant la Cour suprême de cette décision de la Haute Cour, qui pourrait fortement retarder le processus de sortie des Britanniques de l'Union européenne.

La Haute Cour de justice de Londres a tranché et sa décision pourrait être lourde de conséquences sur la poursuite du processus de sortie des Britanniques de l'Union européenne. Contrairement à ce qu'il souhaitait, le gouvernement britannique devra obtenir l'accord - par un vote - du Parlement avant l'activation du Brexit: «La Cour n'accepte pas l'argument avancé par le gouvernement» qui ne jugeait pas utile ce vote, ont estimé les trois magistrats de la Haute Cour d'Angleterre.

L'équipe de la première ministre, Theresa May, a d'ores et déjà annoncé faire appel de cette décision devant la Cour suprême, la plus haute juridiction de Grande-Bretagne. Cette dernière examinera ce recours entre le 5 et le 8 décembre prochains. «Le gouvernement est déçu par le jugement de la Cour. Le pays a voté pour quitter l'Union européenne lors d'un référendum approuvé par le Parlement et le gouvernement est déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel», a indiqué un porte-parole de Downing Street dans un communiqué.
([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

Brexit: calendrier "inchangé" après la décision de la Cour (May)

   Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 04/11/2016 à 13:35 Publié le 04/11/2016 à 13:23

La Première ministre britannique Theresa May a assuré que le calendrier du déclenchement du Brexit restait "inchangé" après la décision de la Haute Cour de Londres accordant le droit de vote au Parlement, lors d'échanges téléphoniques vendredi avec des responsables de l'UE.

Mme May a confirmé à la chancelière allemande Angela Merkel et au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker "que le calendrier du gouvernement pour notifier l'article 50 restait inchangé", souligne son service dans un communiqué. Mme May souhaite déclencher la sortie de l'Union européenne avant fin mars.
(Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Lun 30 Jan 2017, 21:53

Ces derniers temps, le calendrier politique de sortie de l'Union européenne de nos voisins britanniques a semblé s'accélérer (sans compter un certain effet Trump qui sera évoqué dans son propre sujet) - pour autant, plane toujours la menace d'une consultation parlementaire obligatoire si j'ai bien suivi récemment, affaire à suivre. Je relaie donc ici un article que j'avais noté peu après la mi-janvier :

Theresa May dit adieu au marché unique européen

   Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 20:29 Publié le 16/01/2017 à 23:56

VIDÉOS - La première ministre britannique a dévoilé sa vision pour la Grande-Bretagne hors d'Europe. Elle menace de guerre commerciale si les Européens refusent de négocier un accord avantageux.

Correspondant à Londres

Theresa May est sortie de l'ambiguïté pour faire taire les débats sur le type de relation que la Grande-Bretagne ambitionne de conserver avec l'Union européenne après sa sortie. Elle a assuré qu'il ne s'agirait «pas d'une appartenance partielle, associée ou quoi que ce soit qui nous laisse un pied dedans, un pied dehors», au cours d'un discours prononcé devant un parterre de diplomates, à Londres.

Cela se traduira par la sortie du marché unique, né grâce à la volonté de Margaret Thatcher. «Je veux être claire: ce que je propose ne peut pas signifier rester membre du marché unique», a-t-elle martelé. Elle tire les conséquences de la fermeté des Européens sur le lien indissociable entre liberté de mouvement pour les citoyens et commerce de biens et services sans frontières. Elle place au sommet de ses priorités le contrôle des frontières et de l'immigration en provenance de l'Europe.

Même si elle réfute l'expression, il s'agit bien d'un «hard Brexit», un Brexit dur. «Nous recherchons un partenariat nouveau équitable entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE», argumente Theresa May.
([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Mickaelus le Ven 10 Fév 2017, 17:33

Et voilà pour la "consultation" parlementaire :

Les députés britanniques autorisent Theresa May à déclencher le Brexit

   Par Amandine Alexandre Mis à jour le 09/02/2017 à 09:19 Publié le 08/02/2017 à 19:29

VIDÉO - Le projet de loi sur le déclenchement de l'article 50 a été approuvé hier soir par les députés à une très large majorité.

Tout ça pour ça. Pendant six mois, Theresa May a tenté à tout prix d'éviter de soumettre le déclenchement du Brexit à l'approbation des députés. Sous la contrainte de la Cour suprême, fin janvier, la première ministre avait finalement été obligée de présenter un projet de loi concernant le retrait du Royaume-Uni de l'UE au Parlement. Or l'opposition à laquelle la première ministre craignait de se heurter ne s'est pas matérialisée.

Hier soir, les députés ont voté pour l'activation de l'article 50 du traité de Lisbonne lors d'un vote final aux Communes à 494 voix contre 122. La semaine dernière, 498 députés s'étaient déjà prononcés en faveur du déclenchement du Brexit, au terme d'une seconde lecture du texte. La victoire du gouvernement est pleine et entière: non seulement les membres de la chambre basse ont approuvé le projet de loi à une très large majorité mais ils n'ont pas été en mesure de s'accorder sur un seul amendement.

Theresa May n'a pas remporté la guerre - le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des Lords - mais elle peut se féliciter d'avoir mis K.O. la Chambre des Communes. Le «Blitzkrieg» parlementaire imaginé par le gouvernement s'est déroulé comme il avait été prévu par la générale en chef du «hard Brexit»: les députés ont été autorisés à s'exprimer sur le processus, pas à s'emparer du dossier de la sortie de l'UE.

D'abord, parce que 51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit le 23 juin dernier. Ensuite, parce qu'au fil des mois, avec l'aide des tabloïds, le gouvernement de Theresa May a instillé un climat très hostile à la moindre remise en cause du bien-fondé de la sortie de l'Europe. Dans les cercles du pouvoir, se prononcer contre le divorce avec les Vingt-Sept équivaut à porter atteinte à l'esprit patriotique britannique.
([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

_________________
Fondateur & administrateur du forum.
Miles litteratus - Si tout se vaut, plus rien ne vaut.
avatar
Mickaelus
Comte

Masculin
Sagittaire Chien
Nombre de messages : 2689
Age : 35
Localisation : Vendée
Affinités politiques : Royaliste, légitimiste, absolutiste, contre-révolutionnaire

http://mickaelus.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le Royaume Uni en route pour sortir de l'Europe

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum