Pourquoi Henri de Boulainvilliers n'était pas Féodal

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Pourquoi Henri de Boulainvilliers n'était pas Féodal

Message par Ordre naturel le Lun 11 Fév 2013, 04:38


Il y a plusieurs années je crois, sur ce forum il y avait eu des échanges à propos de Boulainvilliers. On ne comprenait pas comment je pouvais ne pas vraiment le considéré comme féodal. A présent je vais m'expliquer sur ce thème.

Pour commencer je dirigerais vers un de mes poste passé sur le féodalisme pour qu'il n'y ait pas de malentendu: http://trone.forumpro.fr/t1159-doctrine-feodale

D’abord il convient de bien appuyer sur le fait que ni Boulainvilliers ni ses amis ou élèves (même Montlosier, malgré les bruits inverses) n'ont pas soutenue de théorie de supériorité raciale de la noblesse comme personne ne le ferra jusqu'à Gobineau qui du reste le fera d'une manière assez modéré (il pense que la noblesse est ce qui est le plus disposé d'une race et non une race en soit).

Cette historiographie à surtout été utilisé après la guerre, (même si le clicher existait déjà marginalement) pour faire passer le régime socialiste des nazis (il semble sur ce point important de noter que national-socialisme se dit nationalsozialismus, l'adjectif en allemand étant placer avant ce n'est pas un nationalisme qui est socialiste mais un socialisme qui est nationale) comme une sorte de réincarnation des anciens régimes.

Boulainvilliers n'en est pas plus un traditionaliste qui voudrait revenir à d'anciennes doctrines ni même situation, c'est un parfait homme des lumières et il épouse les caricatures les plus vulgaires contre la noblesse ainsi il dit dans son "Essais sur la noblesse de France":
Il est certain que dans le droit commun tous les hommes sont égaux. La violence à introduit les distinctions de la liberté et de l'esclavage, de la noblesse & de la roture; mais quoi que cette origine soit vicieuse, il y a si longtemps que l'usage en est établi dans le monde, qu'elle a acquis la force d'une loi naturelle.

Il affirme plus loin dans le paragraphe intitulé "liberté" que les français étaient tous libres...parfaitement égaux, pale parlant des français d'avant l'arrivé des Francs sans se rendre compte de la suite entre la gaule-romaine et l'arrivé des Francs, pour lui il y aurait eu des français qui comme il dit se défendait contre les romains et les barbares qui en voulaient à leurs liberté (liberté qui est pour lui la parfaite égalité).

La première citation est absurde est montre bien l'inaptitude de ses théories, d’abord comme un révolutionnaire il affirme que tous les hommes seraient égaux dans un droit commun qu'il ne défini pas, il compare honteusement la roture à l’esclavage, notons qu'avec son raisonnent la mise en esclavage serait légale, du moins rien ne serait s'y opposé s'il y a un état de fait, ensuite si véritablement il est persuadé que c'est la violence qui a introduit distinction on ne comprend pas bien en quoi le temps peu légitimé et surtout pas faire devenir une loi naturelle, c'est sans doute le terme par excellence qui définit une loi au dessus des coutumes et des lois.

Plus on lit Boulainvilliers plus il apparait que son intérêt à la noblesse est purement circonstancielle, pas une fois il me semble il ne parle d'un cas précis et localement défini. En réalité il croit comme les moderne de son époque que la France est une sorte de bloc et il parle toujours avec éloge des parlements, tout particulièrement des États généreux, en somme la noblesse pour lui n'est que ce qui représente le mieux le parlementarisme.

Il est avant tout un grand ennemie de l'église et il considère que les rois ne respecte pas la souveraineté populaire, à vrai dire on aurait bien du mal à distingué sa conception de la liberté de celle des révolutionnaire.

Et que dire d'une lamentation sur la perte de certaines prérogatives (il s'insurge par exemple contre le fait que selon lui progressivement de Charles VI à Henri II les paires de France ont prit des rôles qui revenaient à toute la noblesse) par un ordre dont il justifie lui même l’existence par un accaparement.

Qui plus est il ne soutiens aucunement une quelconque décentralisation au contraire il défend un parlement centrale qui prennent toutes les affaires de justice en mains.

En somme, il considéré que l'égalité est le bute souhaitable, égalité en droit ou en ressource il est souvent ambiguë et soutien à demi mot une chose bien souvent avant de se renier à moitié, et la noblesse devrait tout au plus jouer le rôle de missionnaire. Comme Montesquieu il est constructiviste à outrance, l'Etat peut tout faire et rien ne peut tenir devant l'initiative politique.

Bref il n'est en rien féodale, tout au plus nobiliaire dans son contexte, mais je ne suis pas certain qu'au XIX par exemple il eu soutenu la noblesse, afin ce n'est que spéculation toujours est il que les seules choses qu'il exprime avec cohérence sont la haine de l'église, l'amour de philosophe hérétique et celui d'une égalité chimérique et dangereuse.
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