La monarchie sauverait-elle la France ?

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La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Skaev le Jeu 11 Avr 2013, 19:50

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A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n'existait qu'à travers les livres d'histoire où l'auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l'époque glorieuse de Louis XIV. Certains d'entre nous savent qu'à l'échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l'éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d'ailleurs le règne personnalisé d'un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles...
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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Lastic le Mar 23 Avr 2013, 23:22

Skaev a écrit:La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l'éclosion des Etats-Unis.

affraid La Fayette était un libéral de la pire espèce ! Sous ses airs de loyauté, il a largement participé à la fin de la monarchie absolue et à l'élaboration de la "monarchie" constitutionnelle. En gros il a contribué à faire de son roi un instrument ! Et ça ce serait un noble français par excellence ! Pfff !!!
Et puis l'esprit qui a fondé les Etats-Unis n'est pas franchement celui de la tradition politique française. Si il y eu enthousiasme en France, c'est bien à cause des Lumières.

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Alain le Mer 24 Avr 2013, 14:23

Oui... La Fayette a été l'instigateur d'une nouvelle nation- certainement respectable- mais qui est trés éloignée du Légitimisme. Blanc de Saint Bonnet n'écrivait-il pas que "la quête du profit, c'est de l'anthropophagie". Alors, ceux qui sont à l'origine d'un libéralisme débridé sont de biens étranges personnes!

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Mickaelus le Sam 06 Juin 2015, 01:14

Je ne peux qu'être d'accord avec les propos de Lastic et Calliope concernant La Fayette ; s'il doit représenter la noblesse, alors c'est celle de la Fronde ou bien toute celle qui à travers les siècles a défié le pouvoir royal, pour agoniser dans un individualisme et un libéralisme répugnants - tout cela en précisant que ce n'est qu'une partie de la noblesse, Dieu merci. Et La Fayette a en effet fini sa trajectoire politique en collusion avec l'orléanisme lors de la Révolution de 1830...

Beaucoup d'historiens reconnaissent désormais, du reste, que la participation à la guerre d'indépendance américaine fut une faute politique quant au long terme - même le récent numéro de Secret d'histoire sur Louis XVI en parlait ainsi. Il y avait certes le point de vue voulant qu'il s'agissait de prendre une revanche contre les Anglais, mais enfin, le mieux eût encore été de faire s'épuiser l'ennemi héréditaire contre les rebelles et démocrates en puissance (les futurs américains), et quitte à engager notre armée de façon coûteuse, récupérer des colonies comme le Québec aurait été le seul aspect intéressant de l'affaire. Non, si la France a éclairé le monde, c'était en tant que puissance catholique de premier plan, alors que Louis IX, le futur saint Louis, éblouissait la Chrétienté comme un quasi roi-soleil, mais tout spirituel et plein de justice. Puis ce fut le modèle absolutiste qui porta à son apogée le modèle et le projet capétien, mais aucun mouvement n'a jamais plus mal porté son nom que les Lumières, un véritable trou noir civilisationnel s'il en est, et qui a fait que la république a répandu le messianisme révolutionnaire, comme un négatif sacrilège de l'ancien modèle et rôle de premier plan tenu par la France dans le concert des royaumes catholiques.

A ce sujet, je pense effectivement que la monarchie pourrait sauver la France, ou du moins contribuer à son redressement et à ses retrouvailles, car les maux sont grands et tout ne peut sans doute pas être sauvé. Mais il faudra que ce soit une monarchie traditionnelle capétienne, et non pas une parodie insatisfaisante qui se complairait à rappeler des événements discutables comme la guerre d'indépendance américaine. La monarchie aurait même un rôle à retrouver au cœur d'une Europe des royautés et même d'un monde qui n'a plus de sens. Elle pourrait rendre sa noblesse au beau nom de souverain et de souveraineté : une transcendance divine, morale, dévouée à la justice, à la transmission et à la protection, laissant au peuple la part qui est la sienne à une échelle humaine. Et que de combats à cet égard contre la mondialisation et le tout économique destructeur, le relativisme religieux et moral, et finalement l'individualisme triste, laid et confinant à la solitude de l'homme. Voilà ce qu'a produit la Révolution : la misère de l'homme sans Dieu. Il reviendra au prochain roi de France, celui que l'on disait Très-Chrétien, de renouer le fil de l'histoire et de rendre du sens à ce pays. Cela, la république qui n'est que relativisme intégral et quantification aveugle, ne saura jamais le faire.

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Henry le Sam 06 Juin 2015, 21:40

La cité ne peut être régie que par ceux qui l'ont construite. Si le berger s'en va, bonjour les loups, et le pillage.
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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Mickaelus le Ven 26 Juin 2015, 00:37

Puisque nous l'avons évoqué sur ce fil, il est peut-être intéressant également de faire remarquer que des commémorations ont été récemment tenues aux États-Unis relativement à La Fayette et aux relations franco-américaines (certains parlent d'amitié, je laisse à chacun son avis, à l'heure où des révélations sur des écoutes des trois derniers présidents de la république française se font jour). Par rapport au communiqué du défunt Institut duc d'Anjou cité en début de sujet, le comportement des Américains confirme ce que nous disions du marquis en question ; il incarne bien peu le "noble par excellence", soit le bon serviteur du roi, car il éclipse complètement celui-ci.

Ce n'est pas un problème de voir invité [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], mais on ne peut, en tant que français et que royaliste, que se sentir pris d'un peu de consternation (un peu seulement, tant on a l'habitude de ces choses-là, hélas), quand on constate que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], qui en profite pour faire de la publicité pour ses projets politiques...

Dans tous les cas, quand le révérend Canon Samuel Van Culin rend hommage au don de la France, il le fait en ces termes :

Almighty God, let us recall with gratitude the sacrifice of all those who, coming from another land, gave their service and often their lives for the cause of freedom.  We thank the nation of France for its aid in our time of adversity. Of all who fought, we call to remembrance, in particular, their heroic leaders, Rochambeau and Lafayette. They fought the good fight and finished the course….Amen.

Eh oui, point de royaume ni même de roi, juste une nation. Comme le déclare le révérend, c'était sans doute le "bon combat" pour les libéraux de l'époque, tant il a contribué à effacer la mémoire de Louis XVI, ce pour quoi même il faudrait aujourd'hui le remercier nommément.

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Mickaelus le Jeu 28 Juil 2016, 18:34

La monarchie sauverait-elle la France, se demandait l'intitulé de ce sujet ? Je me suis posé la question au regard de l'attentat de Nice du 14 juillet et surtout du martyre du prêtre Jacques Hamel en Normandie, tout récemment. A mon sens, il est en tout cas certains que la république et tous les adeptes du libéralisme et de la franc-maçonnerie, sont incapables de sauver la France telle que nous l'aimons, d'assurer sa sécurité non plus, pour des questions de nature. Voici ce que j'ai écrit sur mon blogue :

Le Roi capétien catholique, seule unité nationale légitime pour la France face aux terrorismes

Il y a environ deux semaines de cela déjà, après le sinistre attentat perpétré à Nice le 14 juillet, j'avais hésité à écrire quelques mots sur le sujet, me demandant si j'avais plus à offrir que de la compassion et des prières – très nécessaires mais s'effectuant dans l'intimité, ou bien encore une analyse toujours la même que la précédente, alors que les causes et les conséquences étaient déjà les mêmes lors des dernières tueries, dont les plus marquantes avaient été celles de Charlie Hebdo et du Bataclan. Peut-être avais-je le pressentiment que quelque chose de terrible allait encore se produire, qui allait justifier l'écriture d'un point de vue plus complet en quelque sorte. Il n'était certes nul besoin d'avoir les dons d'un Nostradamus pour savoir quasiment avec certitude que le débat sur le renouvellement de l'état d'urgence était une façade, quand chaque acteur de la vie politique et religieuse prenait acte, depuis des mois, que la France était en guerre, quand bien même cette guerre était une « drôle de guerre » pour reprendre un terme historique. Ce n'est sans doute pas une guerre de tranchées où l'on se contemple à quelques mètres de distance avant de s'étriper, mais la terreur musulmane qui s'est instaurée et qui se resserre produit bien le même enlisement et provoque le même sentiment d'impuissance. Tout le monde s'accorde pour dire que « ce sera long. » Cette terreur verte a franchi un nouveau pallier symbolique avec le martyre du prêtre Jacques Hamel en Normandie, qui nécessite de rendre une certaine perspective à la problématique que ne peut analyser et encore moins résoudre le pouvoir public républicain, ni le haut clergé catholique qui s'est volontairement dépossédé de toute une partie de son héritage théologique et politique.

L'horreur et le mal se répètent bien qu'ils ne se ressemblent pas tout à fait dans leurs concrétisations ; des petits délinquants et/ou des apprentis terroristes fichés S, traités avec une bienveillance à peine croyable par la justice socialiste, décident de passer à l'action tout seuls ou en petit groupe, avant de causer le plus de morts possibles, dont la leur, qui seraient censées servir la cause d'Allah contre les Infidèles, en référence à l’œuvre de guerre du prophète Mahomet – saint homme de tous les musulmans, quoi qu'on en dise. Certains parmi les dirigeants républicains ou catholiques de gauche, nous déclament de grands discours moralisateurs nous invitant à ne point faire d'amalgame entre l'islam et un terrorisme islamique qui n'aurait rien à voir avec lui, nous expliquant que la stratégie de l’État islamique consisterait à vouloir instaurer une guerre civile ou une guerre de religions en France pour nuire à la démocratie, un prétendu bouclier d'après le président Hollande. Ainsi, quand la France est frappée à de nombreuses reprises par la terreur musulmane, il est impératif et urgent de traquer les islamophobes qui risqueraient de miner une unité nationale républicaine fantasmée, tandis que les apprentis terroristes courent toujours et que la justice complaisante, pour ne pas dire traîtresse, à la Christiane Taubira est toujours en vigueur : c'est d'une logique imparable.

Le 14 juillet aurait pourtant pu commencer à faire réfléchir certains de nos moralisateurs républicains, tant cette journée renvoie à un symbole fort pour l'histoire de leur mouvance et pour l'établissement, à peine postérieure de quelques années, de la première république. Je crains pourtant que la plupart n'ont pas vu dans le choix de ce jour, pour commettre un attentat, autre chose qu'une attaque contre la démocratie, la république, ou bien peut-être la France de manière générale, incapables qu'ils sont de penser la France autrement que sous le prisme démocrate et révolutionnaire. Il est assez indubitable que le boucher de Nice n'avait pas vu plus loin lui non plus, même si l’État islamique hait autant la France des rois catholiques et des croisés de jadis, que la république des athées et autres dhimmis d'aujourd'hui. Mais l'analyse d'un événement, comme d'une œuvre littéraire par exemple, n'appartient pas toujours à son auteur. Ainsi et pourtant, si l'on s'interroge un instant, comment ne pas observer que le 14 juillet 1789 fut, en France monarchique, le début ou tout du moins le déclencheur d'une période de Terreur instaurée par les républicains contre un État royal affaibli par divers facteurs économiques et la fronde insidieuse d'une partie de la noblesse, sans parler de l'agitation d'une bourgeoisie aux dents longues et prête à tout ? Quand bien même ce ne fut pas un ou quelques hommes qui commirent un assassinat de masse, ce fut bien un acte violent ayant fait couler le sang, orchestré par la secte franc-maçonne et républicaine, et qui a divisé le pays jusqu'à aujourd'hui encore par ses conséquences. On pourrait même aller plus loin et poser que, malgré le temps passé et les divers avatars de la république depuis ces deux-cents et quelques autres années (avec quelques entractes plus ou moins monarchiques), la Terreur républicaine, devenue dogme d’État, récolte ce qu'elle a semé, non seulement en ayant coupé la tête du Roi de France qui était le rassembleur légitime de ses peuples, de par la Tradition et la religion encore pleinement catholique, mais aussi en promouvant dès l'origine un relativisme religieux et culturel que l'on appelle la liberté de culte et de conscience.

La république, de par la Révolution, est en effet née par le sang, la violence, la division, le mépris de l’État de droit : la république est issue d'un coup d’État, légalisé par une assemblée illégale ayant instauré une souveraineté populaire de façade, au profit d'un club de franc-maçons et de libres penseurs, contre la souveraineté légale, celle du Roi, issue des siècles et des lois fondamentales du royaume. Il me frappe alors, aujourd'hui, de lire le chef de l’État François Hollande et son premier ministre Manuel Valls, en appeler à l'unité nationale pour gagner la guerre contre les terroristes, quand les « valeurs républicaines » qu'ils s'acharnent à soutenir et à promouvoir contre tout bon sens, ont été érigées en dogme quasiment religieux par cette même méthode de terreur, de violence et de division. Faut-il vraiment s'étonner de la polémique qui a eu lieu entre le maire de Nice Christian Estrosi et le gouvernement à propos d'une sécurité mal assurée, ou que les partis de droite osent critiquer le pouvoir exécutif de gauche, que ce soit par la bouche d'un Alain Juppé, d'un Nicolas Sarkozy ou d'une Marine Le Pen, chacun à leur manière ? François Hollande ne devrait pas s'étonner qu'il existe dans cette démocratie dont il soutient pourtant les valeurs, une opposition qui s'impatiente de ses échecs patents ; il n'est de plus que le président de la république, ou plutôt d'un parti qui a remporté des élections, et non pas roi de France. En somme, il ne représente que les personnes qui ont voté pour lui, d'autant plus en cette période où la fonction présidentielle est décrédibilisée depuis longtemps, au moins depuis que le souveraineté a commencé à être abandonnée à l'Union européenne. Ainsi, le gouvernement n'est ni en droit ni en mesure d'exiger l'unité nationale du pays au nom de la morale ni de quelque chantage pratique et politique : non seulement la république qu'il défend est née par la division et la violence, mais également par la mise à mal de l'héritage français. Seul le roi de France, qui n'était pas le chef d'un parti et qui était garant de la culture française par son sacre catholique, avait l'aura et l'autorité nécessaires pour rassembler les Français en temps de difficulté. Un chef d’État républicain, un chef de parti, médiocre au possible qui plus est, ne disposera jamais d'un tel pouvoir moral, de l'auctoritas comme on disait jadis.

L'assassinat barbare, mais pourtant méthodique (il a été mis à genoux pour être égorgé, comme de nombreux chrétiens d'Orient l'ont été), du prêtre Jacques Hamel, octogénaire martyrisé par deux musulmans, permet de revenir sur ce rôle sacré qui était celui du roi de France, et de souligner ce problème insoluble du relativisme religieux qui est consubstantiel à la république, ainsi que désormais, bien malheureusement, au haut clergé catholique qui a été contaminé, politiquement, par les dogmes du libéralisme et de la franc-maçonnerie, que l'on appelle alors doucereusement œcuménisme (lequel ne devrait valoir que pour les autres cultes chrétiens, alors que l'on essaie de nous imposer un "club d'Abraham"). De même que pour le 14 juillet, initiateur de la Terreur ayant atteint son point culminant en 1793-94 en France, il est presque cocasse d'avoir vu se rassembler tous ces représentants républicains à Notre-Dame de Paris, à la mémoire du père Hamel, avec le cardinal André Vingt-Trois. Une réaction de François Fillon, peu après la mort du « saint prêtre », comme l'a désigné le pape François, m'a paru très éclairante : il a rappelé en effet qu'à ses yeux, l'islam et le terrorisme étaient complètement dissociés, et qu'il fallait que l'islam s'intègre dans la sphère républicaine, comme la religion catholique avait dû le faire, à travers un bras de fer de deux-cents ans. De fait, si l'avènement de la république s'est fait dans le sang du roi et de la noblesse encore fidèle à la France, il s'est également largement effectué en versant celui des prêtres comme autant d'agneaux du Christ. Ce n'est pas ici le lieu pour rappeler les conditions de l'établissement de la Constitution civile du clergé imposée à Louis XVI, la lutte secrète et héroïque des prêtres réfractaires, c'est-à-dire ayant refusé de se soumettre à la république plutôt qu'au pape (et donc au pouvoir spirituel, comme à l'époque où étaient martyrisés les chrétiens qui refusaient de rendre un culte divin à l'empereur romain), mais le fait est celui-ci : la religion catholique a été mise à genoux par la république, par les armes, de manière bien plus violente et méthodique que ne le furent jamais les dragonnades de Louis XIV qu'elle se plaît pourtant à dénoncer au sujet des protestants. La neutralisation de la religion catholique d’État telle qu'elle existait sous la monarchie capétienne, était impérative pour la république afin d'y substituer le dogme républicain, que l'on invoque encore de nos jours comme une manière de religion nihiliste dont les contre-valeurs sont d'abord l'égalitarisme, le relativisme et avant tout l'athéisme, la laïcité n'ayant jamais eu pour vocation d'instaurer un quelconque vivre-ensemble, mais de mettre à mal la religion catholique qui avait cimenté la culture des Français depuis Clovis et même avant cela à la fin de l'Empire romain. C'était au roi de France, sacré selon le rite catholique, d'incarner cette unité de la France, de sa culture et de sa religion, alors que le vide culturel et religieux d'aujourd'hui, ne renvoyant l'homme qu'à des questions sans réponse et à des peurs primaires, ne fait que semer le chaos et le doute. Il est de ce fait très grave que le haut clergé catholique souscrive à la logique du relativisme religieux républicain et considère l'islam à place égale avec le catholicisme en France, contribuant à la perte des repères de ses fidèles comme des non-croyants. Comme la république, l’Église d'aujourd'hui ne hiérarchise plus les religions, ce qui laisse à penser qu'elle ne croit plus en son message, comme si le Dieu des chrétiens et des musulmans était le même, à quelques nuances rituelles et liturgiques près. Pourtant, Dieu sait s'il y a plus que des divergences historiques entre le catholicisme et l'islam, et que ce dernier ne peut se voir donner le statut d'un cousin comme le christianisme orthodoxe.

La mort du prêtre Jacques Hamel montre, comme en Orient, que les chrétiens de France peuvent désormais être une cible privilégiée des soldats de l'islam, non pas seulement en tant qu'ils sont français, mais en tant qu'ils sont chrétiens. A cet égard, ce n'est pas l’État islamique et sa méthode terroriste qui sont seulement en cause, mais bien l'islam dont l'impératif de conquête est défini dans ses gênes et par l'exemple de Mahomet le conquérant des terres chrétiennes. La république, en ayant privé la France d'un roi sacré et rassembleur, et de la hiérarchisation politique et culturelle des religions selon notre tradition, a supprimé les défenses immunitaires du pays depuis bien longtemps, et les musulmans ont fini par s'engouffrer dans cette faille béante, en feignant de respecter un pacte démocratique incompatible avec leur dogme théocratique. La république n'a aucune réponse à donner face à ce défi, puisqu'elle est athée par nature et anti-catholique par naissance. Les catholiques de gauche n'ont pas plus de réponse à donner, puisqu'ils refusent de confronter l'islam théologiquement et avec honnêteté. Pire encore, ils demandent aux Français catholiques encore conscients de leur héritage, de pactiser avec l'ennemi, qu'il soit républicain ou musulman, et de fermer les yeux, un peu comme le pape François, récemment, a demandé aux Arméniens de ne plus penser au génocide perpétré à leur encontre par la Turquie. Les musulmans, eux, temporisent, se disant prêts à collaborer contre les radicaux, mais poussant des cris d'orfraie dès que l'on en désigne précisément – comme François Bayrou a tenté de le faire tout récemment. Du reste, tous ces gens-là ne comprennent pas que l'amélioration de la situation ne passera ni par un élan sécuritaire, ni par la promotion des « valeurs républicaines » qui sont au contraire la source du problème ; c'est ainsi que Marion Maréchal Le Pen se fourvoie fort en voulant rejoindre une réserve militaire qui aura pour mission de soutenir les partisans de l'islamisation et de la soumission. En vérité, le retour à la France ne peut se faire que de manière culturelle, religieuse et méta-politique, en dehors des institutions existantes coupables de trahison : il faut que de plus en plus de Français trouvent en eux-mêmes le courage, l'intelligence et la sagesse de renouer le fil de l'histoire qui a fait la gloire et le rayonnement de notre pays, son unité également. Il faut avoir le courage de proclamer, comme catholiques, que non, ce n'est pas la laïcité qui doit être première en terre de France, mais le catholicisme, celui-là même qui distingue les pouvoirs temporel et spirituel depuis le moyen-âge, mais qui irrigue tout notre territoire de ses églises et de sa sagesse. Il faut avoir le courage de renouveler notre fidélité aux Capétiens, dont est issu aujourd'hui le duc d'Anjou Louis de Bourbon, Louis XX, l'aîné de la lignée, afin qu'existe au-dessus de tout ce chaos et ce relativisme installés depuis le coup d’État républicain de 1789, un véritable rassembleur au nom de notre souveraineté, de notre culture et de nos traditions.

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Dernière édition par Mickaelus le Lun 01 Aoû 2016, 02:42, édité 1 fois (Raison : Correction d'une faute)

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Henry le Dim 31 Juil 2016, 22:12

Je reprends votre conclusion comme réponse: Il faut avoir le courage de renouveler notre fidélité aux Capétiens, dont est issu aujourd'hui le duc d'Anjou Louis de Bourbon, Louis XX, l'aîné de la lignée, afin qu'existe au-dessus de tout ce chaos et ce relativisme installés depuis le coup d’État républicain de 1789, un véritable rassembleur au nom de notre souveraineté, de notre culture et de nos traditions.

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Re: La monarchie sauverait-elle la France ?

Message par Clovis le Lun 23 Jan 2017, 14:14

Bien-sûr que la monarchie absolue, la monarchie parfaite, sauvera la France. Quoi d'autre? Qui d'autre?
Il semble que la France ne soit pas encore tombée assez bas pour trouver la solution salutaire, à tous points de vue.
Mais ne doutons pas que le "jour du roi" approche.
A cela, plusieurs raisons:

1* L'identité française, civilisationnelle, est en train de disparaître, sans qu'aucun républicain providentiel n'y puisse rien.
2* La souveraineté a complètement perdu son sens, et à partir de ce principe dévasté, plus rien n'a de sens.
3* L' Etat est complètement ruiné, et les rustines du socialisme dit libéral ou pas ne changent rien à la banqueroute qui approche vite.
4* Les forces de l'ordre sont incapables de protéger le peuple, que ce soit l'armée ou la police, encore moins en cas de guerre civile.
5* Le multiculturalisme est en train d'accélérer la fragmentation du pays, hâtant encore plus cette guerre civile imminente.
6* Le peuple n'a plus aucune confiance en ses élites, médias, et gouvernants, il ne reste que quelques illusions idéologiques qui disparaîtront aussitôt la guerre civile engagée soudainement et impossible à  arrêter humainement.
7* La France a complètement perdu la Foi, seule son extrème détresse la ramènera à Dieu et le roi en sera l'instrument divin
8* Les jeunes n'acceptent plus le système républicain, tous bords confondus
9* Les vieux se cramponnent jusqu'à leurs dernier souffle à la république et en sont les finançeurs essentiels.
10* On a tout vu et tout essayé avec la république, y compris la dictature actuelle qui s'amplifie sur les esprits

Il y a encore plein d'autres raisons qui nous mènent de façon pragmatique à la solution monarchique absolue.
Et même si je pense parfois que le président de la république est le roi des idiots et des abruti(e)s, je me ravise en songeant à l'histoire de notre Pays et des enfants qu'Il a pu enfanter, des hommes et des femmes de coeur, d'intelligence, de foi et de raison, qui ont toujours su se lever à la bonne heure quand la Patrie était en grave péril, comme aujourd'hui.

J'ajoute un lien vers un document qui nous parle de la Monarchie absolue: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Alors vive le Roy et vive la France!

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