La langue française

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La langue française

Message par Mickaelus le Ven 03 Oct 2008, 15:34

Voici un sujet pour évoquer notre belle langue française, son histoire, sa beauté et sa richesse, son état actuel et ses déboires. Je pense ne pas mieux pouvoir commencer qu'en posant le rappel de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts de François Ier :

Ordonnance de Villers-Cotterêts
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'ordonnance (ou, improprement l'édit) de Villers-Cotterêts est un document signé à Villers-Cotterêts entre le 10 et le 15 août 1539 par le roi de France François Ier.

Forte de 192 articles, elle porte réforme de la juridiction ecclésiastique, réduit certaines prérogatives des villes et rend obligatoire la tenue des registres de baptêmes. Elle est surtout connue pour être l'acte fondateur de la primauté et de l'exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique ; en effet, pour faciliter la bonne compréhension des actes de l'administration et de la justice, elle leur impose d'être rédigés dans cette langue. Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l'administration, en lieu et place du latin et des autres langues du pays.

Cette ordonnance, intitulée exactement « Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances » a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, avocat et membre du Conseil Privé du roi. Elle s'est longtemps appelée Guillemine ou Guilelmine en référence à son auteur. Hors des Archives nationales, il n'existe que deux exemplaires originaux sur parchemin : l'un aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, l'autre aux Archives départementales de l'Isère.

Sommaire

* 1 Historique
* 2 Contenu de l'ordonnance
o 2.1 Concernant la tenue des registres
o 2.2 Concernant l'usage de la langue française dans les actes officiels
* 3 Langage maternel francoys
o 3.1 Autre disposition juridique
* 4 Voir aussi
o 4.1 Liens externes
* 5 Notes

Historique

Dès le XIIIe siècle, les notaires royaux écrivaient en français et c'est entre le XIVe siècle et le XVIe siècle que le français s'est petit à petit imposé comme langue administrative dans les chartes royales, au détriment certes du latin mais aussi des autres langues vulgaires. L'ordonnance de Villers-Cotterêts n'a fait qu'appuyer un mouvement de centralisation linguistique déjà amorcé depuis plusieurs siècles. Il ne faut pas perdre de vue qu'à cette époque (et ce jusqu'au XIXe siècle, mouvement qui n'a pris fin qu'au XXe siècle, pendant la Première Guerre mondiale), le français était essentiellement la langue de la Cour, des élites (noblesse et clergé), des commerçants et d'une partie des écrivains ; le peuple français pratiquait de très nombreuses langues vernaculaires (essentiellement des langues d'oïl et les langues d'oc) souvent dénommées péjorativement « patois ».

L'ordonnance s'inscrit dans une suite de décisions royales remplaçant progressivement le latin par les langues maternelles dans les actes du droit. Une ordonnance promulguée en 1454 au château de Montils-lès-Tours (reconstruit, il fut appelé plus tard Château de Plessis-lez-Tours sous Louis XI[1]), par Charles VII, avait obligé à rédiger les coutumes orales, qui tenaient lieu de droit ; ces rédactions se sont faites en langues vulgaires, que ce soient des langues d'oïl au nord, d'oc au sud.

Auparavant d'autres édits royaux préconisaient les langues vulgaires, sans rendre obligatoire le français :

* Ordonnance de Moulins (article 101)[2], par Charles VIII en 1490 : elle oblige à ce que les langues vulgaires et maternelles, et non le latin, soient utilisées lors des interrogatoires et dans les procès-verbaux ;
* Ordonnance de Lyon en 1510 par Louis XII[3] : cette ordonnance impose que la langue juridique pour tous les actes de justice soit celle du peuple, et non le latin ; de sorte, le droit devait être dit dans la multitude des langues présentes en France à cette époque ;
* Ordonnance d'Is-sur-Tille promulguée par François Ier le 10 octobre 1535[4] : l'ordonnance de Louis XII est étendue au Languedoc.

Contenu de l'ordonnance

Elle a été rédigée en moyen français ; l'orthographe d'origine est respectée.

Concernant la tenue des registres

art. 51. Aussi sera faict registre en forme de preuve des baptesmes, qui contiendront le temps de l'heure de la nativite, et par l'extraict dud. registre se pourra prouver le temps de majorité ou minorité et fera plaine foy a ceste fin.

(Aussi sera tenu registre pour preuve des baptêmes, lesquels contiendront le temps et l'heure de la naissance, et dont l'extrait servira à prouver le temps de la majorité ou de la minorité et fera pleine foi à cette fin.)

Concernant l'usage de la langue française dans les actes officiels

art. 110. Que les arretz soient clers et entendibles
Et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence desdictz arretz. Nous voulons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.

(Que les arrêts soient clairs et compréhensibles, et afin qu'il n'y ait pas de raison de douter sur le sens de ces arrêts, nous voulons et ordonnons qu'ils soient faits et écrits si clairement qu'il ne puisse y avoir aucune ambiguïté ou incertitude, ni de raison d'en demander une explication.)

art. 111.De prononcer et expedier tous actes en langaige françoys
Et pour ce que telles choses sont souventesfoys advenues sur l'intelligence des motz latins contenuz es dictz arretz. Nous voulons que doresenavant tous arretz ensemble toutes aultres procedeures, soient de nous cours souveraines ou aultres subalternes et inferieures, soient de registres, enquestes, contractz, commisions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes et exploictz de justice ou qui en dependent, soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langage maternel francoys et non aultrement.

(De dire et faire tous les actes en langue française
Et parce que de telles choses sont arrivées très souvent, à propos de la [mauvaise] compréhension des mots latins utilisés dans les arrêts, nous voulons que dorénavant tous les arrêts et autres procédures, que ce soit de nos cours souveraines ou autres, subalternes et inférieures, ou que ce soit sur les registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments et tous les autres actes et exploits de justice ou de droit, que tous ces actes soient dits, écrits et donnés aux parties en langue maternelle française, et pas autrement.)

Langage maternel francoys

Comme il y avait bien plus d'un seul langage maternel francoys dans le royaume de 1539, certains juristes ont pu interpréter que l'édit royal ne se limitait pas à la seule langue française et que sa protection s'étendait à toutes les langues maternelles du royaume.[5]. Ce fut également la position initiale des révolutionnaires qui firent traduire décrets et proclamations dans les langues régionales.

L'interprétation de l'ordonnance royale qui a prévalu à partir de 1794 dans les tribunaux républicains considérait que la langue d'État était la seule langue maternelle[6]. C'est sur cette interprétation, et dans le but de protéger le français contre l'influence excessive de l'anglais qu'est basée la modification de 1992 de l'article 2 de la Constitution, et non sur le texte de l'ordonnance elle-même[7].

Autre disposition juridique

L'ordonnance de Villers-Cotterêts contient aussi une disposition qui pourrait être vue comme l'apparition de la légitime défense dans le droit français. En effet, elle précise que celui qui a agi pour se défendre est absous par la grâce du roi :

Art. 168. Nous défendons à tous gardes des sceaux de nos chancelleries et cours souveraines, de ne bailler aucunes grâces ou rémissions, fors celles de justice ; c’est à sçavoir aux homicidaires, qui auraient esté contraints faire des homicides pour le salut et défense de leurs personnes, et autres cas où il est dit par la loi, que les délinquans se peuvent ou doivent retirer par devers le souverain prince pour en avoir grâce.

(Nous défendons à tous [juges] de n'accorder aucune rémission [de peine], excepté celles de justice ; à savoir : dans le cas de meurtriers qui auraient été contraints de tuer pour le salut et la défense de leurs personnes […])
Source
Lire aussi, par exemple, cet article sur Herodote.

La langue française ne manque pas d'être attaquée aujourd'hui, positivement ou par négligence. On peut penser tout naturellement au cas de nos jeunes gens et d'une éducation nationale qui peine à transmettre l'orthographe, quand ce n'est pas le sms et la discussion abrégée par messagerie instantanée du style MSN qui vient achever le tout ; il y a encore ces termes techniques et la mondialisation économique qui font primer l'anglais sur la beauté et la richesse du français. Enfin il y a la bêtise pure et simple d'une élite qui ne joue pas son rôle de conservateur, car si l'évolution est naturelle, sa rapidité actuelle ne l'est pas. Un exemple dernièrement :

Le Robert bouscule l'orthographe
Propos recueillis par Charlotte Menegaux
02/10/2008 | Mise à jour : 21:06 | Commentaires 111

INTERVIEW - Dans la version 2009 du dictionnaire, quelque 6000 mots sont proposés avec deux orthographes différentes. La directrice éditoriale s'explique.

Le Robert innove. Le dictionnaire dépoussière l'orthographe traditionnelle en intégrant dans son édition 2009 de nombreux mots écrits de manières différentes. Exemple : on pourra désormais choisir entre «charriot» et «chariot». «Pizzéria» peut également s'écrire avec ou sans accent sur le «e» et «pop-corn» avec ou sans tiret. Au total, quelque 6.000 mots sur 60.000 répertoriés par le dictionnaire sont ainsi proposés avec deux orthographes possibles pour s'adapter aux nouveaux usages de la langue au quotidien. Le point avec Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale du Petit Robert.
Lire l'interview ici.

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Re: La langue française

Message par Sylphe le Dim 05 Oct 2008, 00:58

Reste à savoir quand quelles limites le roi avait le droit de bousculer les coutumes. Je pense notamment aux pays qui n'étaient de langue d'oïl et où l'usage du francilien n'aurait pas plus été utile à la population que l'usage du latin.

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Re: La langue française

Message par Minervalis le Dim 12 Oct 2008, 14:17

Un dictionnaire qui cède à l'usage, comme jadis le Larousse et maintenant le Robert, n'est plus un dictionnaire mais une poubelle.
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Re: La langue française

Message par Sylphe le Dim 12 Oct 2008, 17:38

Segun vostre raisonnement, vous n'escrivez point en nostre pulchre langage françois.

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Re: La langue française

Message par Minervalis le Mar 14 Oct 2008, 23:50

Croyez bien que je le regrette ! Nihil est mutandum.
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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Mer 15 Oct 2008, 19:09

Je ne pense pas qu'on puisse s'en prendre à cet édit de François Ier qui n'était pas une attaque en règle contre les langues provinciales et autres patois mais une promotion du français ; c'est donc du domaine du positif et non du négatif. Peut-être cela fait-il un peu définition de l'État-nation à la sauce XIXe, mais j'aime l'idée d'une langue nationale que tous partagent, mais pas celle, évidemment, d'une répression de la richesse linguistique de notre pays.

A propos du dictionnaire, je suis d'accord avec vous, Minervalis (d'ailleurs vous qui aimez mieux l'Empire romain regrettez peut-être le latin ?). Pour avoir fait un peu de phonétique historique au cours de mes études, je sais fort bien qu'une langue, sa prononciation, son vocabulaire évoluent au fil des siècles. Mais ou bien cela prend du temps, ou bien cela n'est pas naturel mais dû à des facteurs aggravants comme aujourd'hui (télévision ; anglicismes pour les termes techniques ; langage SMS ; laxisme soixante-huitard concernant une orthographe qui serait trop "compliquée"). Quand le français a commencé à briller et à se préciser au XVIe, comme en témoigne bien le célèbre essai de Du Bellay, il s'agissait de le doter de règles, de mettre fin à une imprécision orthographique flagrante, et de l'enrichir, notamment en utilisant le latin et le grec. Cette langue qui s'est fixée au XVIIe s'est largement conservée jusqu'au XXe siècle, et même jusqu'à nous si nous faisons le mince effort de parler et écrire correctement. Ce à quoi nous assistons n'est pas une évolution anodine et naturelle - cela est trop rapide - et constitue même un appauvrissement. Je prends le contre-pied de l'évolution depuis le XVIe : le cas de ce dictionnaire montre qu'au rebours de cette volonté de préciser l'orthographe, on veut en revenir à une orthographe multiple et chaotique ; au lieu d'un contrôle élitiste nécessaire comme celui de l'Académie française, on voudrait légitimer la décadence de la langue par le relâchement populaire (quand ce n'est pas programmé, comme je l'écrivais, par des pédagogues à deux francs qui jugent la langue française compliquée) ; au lieu de rechercher un vocabulaire nouveau, on reprend bêtement des termes anglais - alors qu'au Québec on fait cet effort, etc.

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Re: La langue française

Message par Sylphe le Mer 15 Oct 2008, 22:32

J'ai quelques problèmes avec les doubles consonnes.

Je raisonne donc étymologiquement (ex : commettre = cum mittere), mais ce n'est pas à la portée de tout le monde.

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Jeu 16 Oct 2008, 18:45

Il est évident que la maîtrise de l'orthographe par l'étymologie n'est pas possible pour beaucoup de gens, encore que, de toute façon, je doute qu'on puisse assimiler toutes les étymologies même si on s'y intéresse. Il faut donc forcément en passer par un apprentissage arbitraire qui est la meilleure garantie de la connaissance de sa langue, et il n'y a aucune raison que ce qui était possible à l'école il y a quelques décennies ne le soit plus aujourd'hui. Aucune raison écrivais-je, sauf la mauvaise volonté, le laxisme, en classe et ailleurs et une idéologie de la médiocrité encouragée par notre médiocratie. Évidemment, en comparaison de l'orthographe française, on comprend pourquoi on nous encourage toujours plus vers l'anglais, et puis un "beau jour" nos "élites" mondialisées diront à nos descendants que c'est le français la langue secondaire, une vieille tradition barbante et compliquée - une sorte de nouveau latin. Soyons donc vigilants avec notre patrimoine.

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Mar 22 Sep 2009, 20:45

J'avais déjà évoqué dans un autre sujet (le français et l'anglais) un article sur l'essai de François de Closets intitulé Zéro faute, qui constitue la dernière attaque en règle contre la langue française :
Orthographe : le débat sur la simplification est relancé
Natacha Polony
03/09/2009 | Mise à jour : 12:04

En cette rentrée, l'essayiste François de Closets part en guerre contre une langue «figée» et des règles arbitraires. Au risque de jouer les apprentis sorciers alors que le niveau des élèves s'effondre et que le français finit par perdre son sens.

L'orthographe serait une passion française. Et voilà qu'en cette rentrée 2009, le livre de François de Closets, Zéro Faute, relance la polémique. Le journaliste et essayiste s'y proclame «nul» en orthographe et rescapé miraculeux d'une sélection injuste. Il plaide à grand renfort médiatique pour une «simplification» de cette orthographe française, selon lui à la fois arbitraire et figée.
Lire la suite de l'article ici (Le Figaro.fr)

Sur le même thème (La France est-elle menacée d'illettrisme), un débat en vidéo entre Closets et Luc Ferry : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/09/11/01006-20090911ARTFIG00514-la-france-est-elle-menacee-d-illettrisme-.php

L'auteur de ce livre honteux était l'invité de Laurent Ruquier dans son émission de samedi soir dernier. Je vous laisse juges du spectacle pathétique qui s'y est donné si vous en avez le courage :



Dernière édition par Mickaelus le Ven 25 Sep 2009, 13:33, édité 3 fois (Raison : orthographe)

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Re: La langue française

Message par joel le Mar 22 Sep 2009, 20:47

C'est absolument inadmissible... Ce qui fait justement la beauté de notre langue c'est sa complexité, en faire une sorte "de langue" abâtardis est une très mauvaise chose.
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Re: La langue française

Message par Minervalis le Mar 22 Sep 2009, 21:35

Ce pauvre François de Closets... quel naufrage au fil de ses livres... Vous êtes tous trop jeunes pour pouvoir vous en souvenir, mais dans les années 60 il était un journaliste "scientifique" acceptable (entendez par là qu'il savait présenter et vulgariser les choses à défaut peut-être de les comprendre vraiment; il n'aurait jamais dû quitter cet emploi...

Pour en revenir à la langue française, non, sa morphologie n'est pas arbitraire: elle est le reflet de l'histoire et de ses origines; et en tant que telle, elle doit être conservée. D'ailleurs que diable, la morphologie du grec ancien est bien plus complexe et quantité de gens s'en tirent très bien !


Dernière édition par Minervalis le Mar 22 Sep 2009, 21:37, édité 1 fois (Raison : Complément)
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Re: La langue française

Message par Audouin le Jeu 24 Sep 2009, 23:51

Commençons par donner l'exemple, cher Connétable...Même si c'est un néologisme, "illettrisme" s'écrit avec 2 l et 2 t et sans accent sur le e....Je ne sais si c'est le Figaro qui a orthographié le mot de cette façon... En tout cas, ce n'est pas une référence

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Ven 25 Sep 2009, 13:32

Non, Audouin, ce n'est pas Le Figaro, comme vous pouvez le vérifier rien qu'en lisant le lien, mais d'une faute d'inattention de ma part. Merci de me l'avoir signalée ; il m'arrive assez régulièrement, malheureusement, de commettre quelque faute de frappe, d'autant que je n'ai pas toujours le temps de me relire.

D'ailleurs, c'est un point intéressant à soulever : j'ai remarqué, et je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, que j'avais plus tendance à faire des fautes d'orthographe, ou à oublier un mot, quand je tapais au clavier, choses qui ne m'arrivent pratiquement jamais quand j'écris "normalement" sur une feuille de papier. C'est pourquoi je pense que rien ne remplacera jamais un bon stylo et une bonne feuille de papier - pour moi en tout cas ! Je trouve même que le mode d'écriture a une influence sur le style, c'est très différent de tapoter des touches et de faire glisser sa plume sur le papier.

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Re: La langue française

Message par Blanche le Ven 25 Sep 2009, 17:51

Ah ça oui alors ! On me demande souvent si j'écris directement sur l'ordinateur. Ah, non ! Toujours avec un bon stylo sur une feuille de papier ! Et ensuite je tape ce que j'ai écrit, car malheureusement pour se faire publier il faut en passer par là ; ordinateur, disque machin chose, et clé USB, toutes ces choses qui n'existaient même pas quand j'ai écrit mon premier livre ...
Bon, ça doit être mon côté "vieille catho réac", comme ils disent...

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Re: La langue française

Message par Minervalis le Ven 25 Sep 2009, 20:38

Mickaelus a écrit:
D'ailleurs, c'est un point intéressant à soulever : j'ai remarqué, et je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, que j'avais plus tendance à faire des fautes d'orthographe, ou à oublier un mot, quand je tapais au clavier, choses qui ne m'arrivent pratiquement jamais quand j'écris "normalement" sur une feuille de papier. C'est pourquoi je pense que rien ne remplacera jamais un bon stylo et une bonne feuille de papier - pour moi en tout cas ! Je trouve même que le mode d'écriture a une influence sur le style, c'est très différent de tapoter des touches et de faire glisser sa plume sur le papier.

Je crois avoir déjà abordé la question sur votre forum, Mickaelus: c'est un point qui se rapporte à la mémoire des gestes: d'abord vous avez appris l'orthographe et le style à la main, en traçant vos lettres avec un stylo; il est donc normal que ces éléments soient liés à votre plume. Ensuite, même si vous les aviez appris par le clavier, les gestes que l'on fait sur celui -ci pour les différentes lettres sont pratiquement identiques: on ne peut donc rien mémoriser de cette façon.

Enfin, cette constatation: le clavier permet une rectification très facile de la frappe en cas d'erreur ou de phrase mal aiguillée: on a donc tendance à ne pas réfléchir avant et de taper en même temps qu'on pense, ce qui n'est pas pour améliorer le style... alors qu'à la main, on a bien souvent en tête toute la phrase, ou, du moins, ses éléments les plus importants, avant d'écrire.
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Re: La langue française

Message par Blanche le Sam 26 Sep 2009, 08:33

Surprised Ah ... C'est donc ça. Je comprends mieux. Ce n'est donc pas un parti pris de ma part...

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Re: La langue française

Message par Mousquetaire le Sam 26 Sep 2009, 14:14

Minervalis a écrit:Enfin, cette constatation: le clavier permet une rectification très facile de la frappe en cas d'erreur ou de phrase mal aiguillée: on a donc tendance à ne pas réfléchir avant et de taper en même temps qu'on pense, ce qui n'est pas pour améliorer le style... alors qu'à la main, on a bien souvent en tête toute la phrase, ou, du moins, ses éléments les plus importants, avant d'écrire.

Je penche aussi pour cette explication. Vous m'avez pris de court.
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Re: La langue française

Message par Minervalis le Sam 26 Sep 2009, 20:43

Mousquetaire a écrit:
Minervalis a écrit:Enfin, cette constatation: le clavier permet une rectification très facile de la frappe en cas d'erreur ou de phrase mal aiguillée: on a donc tendance à ne pas réfléchir avant et de taper en même temps qu'on pense, ce qui n'est pas pour améliorer le style... alors qu'à la main, on a bien souvent en tête toute la phrase, ou, du moins, ses éléments les plus importants, avant d'écrire.

Je penche aussi pour cette explication. Vous m'avez pris de court.

Ah Mousquetaire, n'en prenez point ombrage, surtout ! Car votre pseudo me laisse assez craindre qu'en cas de duel vous soyez plus rapide à l'épée que moi à la plume ! Wink
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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Mar 29 Avr 2014, 20:10

Quelle tristesse que ce dont vous avez sans doute entendu parler plus tôt au cours de ce mois, je veux parler de nouvelles expérimentations sur le principe même de la dictée, au moyen de je ne sais quel tableur informatique que les professeurs devraient remplir (une jolie perte de temps au passage) et qui catégoriserait les mots des dictées des élèves, avec pour but démagogique, ensuite, de noter positivement les copies plutôt que de sanctionner les erreurs. Ce n'est décidément pas encourageant pour la pérennité de notre langue française ni pour l'état d'esprit que l'on souhaite insuffler au travail scolaire, quand il s'agirait de ne plus inciter au travail et de ne plus vouloir considérer que ce qui irait bien. Ce ne serait pas plus respectueux des mauvais élèves à qui on attribuerait de fausses notes, que des bons qui verraient la reconnaissance de leurs efforts amoindrie.

Et surtout, quand cessera-t-on de dévaluer le respect dû à une langue qui doit faire notre fierté et qui est l'une des clés d'accès essentielle à notre patrimoine littéraire ? Ce gouvernement socialiste ne fait que démontrer, encore une fois, combien il s'inscrit dans l'anti-tradition nauséabonde de déconstruction de tout ce qui est bel et bon dans notre France éternelle. C'est dans l'effort et l'étude que l'on acquiert les règles de la langue française, c'est cela qui a motivé le travail qui a engendré le français classique et la glorieuse entreprise de l'Académie française notamment, sous les auspices de nos rois. A moins que le respect des règles ne soit justement quelque chose qui soit difficilement à la portée de la gauche : après tout, le pouvoir en place ne sait même pas ce que signifie le mot mariage !


Un exemple d'article sur le sujet (parce que la fin en est honnête, au moins) :

Un nouveau logiciel pour ne plus avoir zéro en dictée

Le ministère de l’éducation met à disposition des enseignants, sur Internet, un nouveau système de notation pour la dictée. L’objectif de ce logiciel est ne pas décourager les plus mauvais en orthographe.
14/4/14 - 15 H 26

P. HECKLER/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP

Le système de la dictée a toujours été implacable : une faute, un point en moins. Avec toujours le même résultat : beaucoup de zéro, voire des notes en dessous de zéro. « Cette pratique, décourageante pour l’élève, ne permet pas pour autant de bien cerner quelles sont ses difficultés orthographiques et quels remèdes y apporter », relève le ministère de l'éducation nationale sur son site Eduscol.

Evaluer les compétences

Le nouveau « barème graduel » distingue ainsi trois types d’erreurs en fonction de leur gravité : l’accord des noms, l’accord des verbes et l’orthographe des mots. Selon le nombre de bonnes réponses dans chaque catégorie, l’élève obtient plusieurs scores. Le professeur, qui peut moduler l’importance des critères, fait ensuite une moyenne pour dégager une note.

Selon le ministère qui se défend de vouloir faire monter les notes, il s’agit de « proposer une évaluation capable de repérer les réussites comme les erreurs et de les pondérer », grâce à un système de notation « qui permette de considérer plus précisément ce que savent faire les élèves et ce qu’ils ne savent pas faire ».

Adapter le programme

Applicable dans les écoles primaires et dans les collèges, le nouveau barème n’aura finalement pas beaucoup d’impact sur les notes des très bons élèves. En revanche, il pourrait limiter les zéros sur les copies des plus mauvais.

« C’est une bonne chose pour l’élève qui se sent de fait moins dévalorisé, souligne Viviane Youx, présidente de l’association française des enseignants de français (AFEF). La dictée est un moyen de contrôle de l’orthographe, pas d’apprentissage. Le nouveau barème va ainsi permettre de catégoriser les erreurs des élèves et d’adapter le programme en fonction de ça. »

Accompagner les professeurs

Reste à savoir dans quelle mesure le logiciel pourra être utile à l’élève. « Il ne faut pas leurrer l’enfant. Quand il est mauvais, il sait qu’il est mauvais, constate Anne-Marie Gaignard, pédagogue à l’origine d’une méthode de remédiation orthographique. L’évaluer positivement, c’est bien, mais ça ne réparera rien. À quoi cela va-t-il servir si ce n’est à cacher la catastrophe nationale de l’orthographe ? »

Viviane Youx, la présidente de l’AFEF, insiste surtout sur le volet accompagnement des professeurs. « Tout dépend de la formation des enseignants sur le sujet. Si les professeurs sont seuls, ils ne seront pas comment bien utiliser le nouveau modèle de notation. »

Pas de conséquences non plus sur la dictée du brevet des collèges, en fin de 3ème, puisque c’est la notation classique qui continuera de s’appliquer pour l’épreuve de français.

Niveau déplorable en orthographe

La mise en ligne du logiciel intervient deux ans après la publication d’une étude par le ministère de l’éducation, qui dressait un constat déplorable du niveau des élèves français en orthographe. La même dictée d’un texte d’une dizaine de lignes avait été proposée à des élèves de 1987 et de 2007. En 1987, le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de quinze erreurs s’élevait à 26 %. Trente ans après, il était de 46 %.
(Source : La Croix)

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Ven 05 Fév 2016, 22:25

En cette époque de terrorisme, voici que se prépare dans nos écoles un nouvel attentat contre la langue, sans doute encore trop française pour certains, en s'appuyant sur la réforme de l'orthographe d'il y a... vingt-cinq ans. Je vous laisse "admirer" les atrocités sans nom que constituent ces nouveaux mots "ognon" ou "picnic", via un petit article qui résume l'évolution du problème :


«Ognon», «nénufar», accent circonflexe: la réforme surprise de l'orthographe

       Par Constance Jamet , Marie-Estelle Pech Mis à jour le 04/02/2016 à 19:09 Publié le 04/02/2016 à 09:57

VIDÉOS - Disparition partielle de l'accent circonflexe sur le «i» et le «u», simplification de la graphie de quelque 2400 mots: une réforme de l'orthographe décidée en 1990 fera son apparition dans les manuels scolaires à l'occasion de la rentrée 2016.

Les puristes de la langue française vont devoir tourner sept fois leurs stylos rouges avant de frapper. Vingt-six ans après sa validation par l'Académie française, l'orthographe rectifiée rentre dans les manuels scolaires de la rentrée 2016-2017, à la faveur de la réforme des programmes scolaires. Les nouveaux livres d'orthographe et de grammaire porteront un macaron portant la mention «Nouvelle orthographe».

Plus de 2400 mots sont concernés. Parmi les principaux points, cette simplification des règles ne rend plus obligatoire l'accent circonflexe sur le «u» et le «i». «Coût» deviendra «cout», «paraître» «paraitre»… En revanche, l'accent est conservé pour les mots où il indique une nuance cruciale. Le participe passé de devoir restera «dû». De même, l'adjectif «mûr» restera inchangé pour ne pas le confondre avec «mur».

«Oignon» et «nénuphar» perdent quelques lettres et s'écrivent «ognon» et «nénufar». On pourra désormais écrire «picnic», supprimer le trait d'union des mots composés de «contre», «entre», «extra». Oubliez les «extra-terrestres» ou un «porte-monnaie», bienvenue aux «extraterrestres» et «portemonnaie». «Événement» pourra désormais s'écrire avec un accent grave sur son deuxième «e», «réglementaire» change aussi d'accent.

Le destin de l'orthographe rectifiée est aussi sinueux que les règles d'accord du participé passé. L'idée naît à la fin des années 80: la langue française perd du terrain à l'étranger. Sa complexité est pointée du doigt. Plusieurs linguistes réclament une réforme et, en 1989, le premier ministre Michel Rocard met sur pied le Conseil supérieur de la langue française (CSLF), composé de ressortissants français, québécois, belges, suisses et marocains. Un an plus tard, le CSLF -liquidé en 2006- rend ses conclusions qui reçoivent un avis favorable de l'Académie française et de ses homologues québécois et belges. Le Journal officiel publie les modifications dans sa partie administrative… qui n'a aucune valeur contraignante. Ce que rappellera l'Académie française face à la levée de boucliers suscitée par la réforme qui sera enterrée.

Depuis 1990, les deux orthographes -la traditionnelle et la rectifiée - sont tolérées dans les copies d'examen. Mais la réforme qui ne marche pas si mal chez nos voisins suisses et belges n'est mentionnée dans les textes officiels de l'Éducation nationale qu'en 2008. Les professeurs ne sont toujours pas tenus de l'enseigner à leurs élèves, puisqu'il s'agit d'une orthographe tolérée et non obligatoire.
(Lire la suite de l'article ici - Le Figaro).

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Re: La langue française

Message par Alain le Sam 06 Fév 2016, 12:01

J'ai effectivement découvert ce crime contre "la maison de l'Etre" qu'est la langue dans l'article du Figaro. Cette horreur participe de la mise en œuvre du tout administratif en France. Dans un territoire ( je n'ose même plus employer la notion de pays) où même la culture est administrée depuis un ministère du pouvoir exécutif, où l'enseignement supérieur et la recherche sont administrés depuis une personne qui est une ratée de l'administration ( Najat a échoué 2 fois à l"ENA ), il ne faut pas s'étonner que même la langue voit son destin mis en œuvre par des commissions issues du pouvoir exécutif ( le seul réel en république).
En romandie, cette réforme ne s'appliquera pas. Une fois de plus la francophonie est bafouée par la république française. Seule une tyrannie peut modifier la langue par voie administrative... En France, on ose tout!!!

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Jeu 11 Fév 2016, 20:17

Effectivement, je pense également qu'il y a là un problème de fonds et de forme, c'est-à-dire culturel et institutionnel, et c'est très mauvais quand ces deux domaines conduisent au même gouffre, simultanément.

Premièrement, il faut voir dans ce cas, grave, une illustration supplémentaire de l’œuvre d'une république qui divise les gens au lieu de les réunir, alors que c'est pourtant sa prétention que de faire montre d'unité. On l'a vu de la même façon dans le cas du "mariage pour tous" qui a déchiré la France, on l'a vu aussi, même si cela n'a passionné que quelques concernés, dans le cas de la réorganisation régionale, et maintenant dans le cas de notre langue française. Ce gouvernement, qui n'a aucune prise avec les enjeux économiques qu'il promeut pourtant comme les plus importants, exerce donc sa tyrannie sur les questions morales et culturelles, quand ce n'est pas jouer au découpage avec la carte du pays. Tout cela en sachant que beaucoup de gens n'accepteront jamais cette langue française dévaluée, dépréciée, méprisée.

Deuxièmement, et c'est un autre reniement vis-à-vis des prétentions du régime, ce n'est plus le mérite qui est encouragé, mais la médiocrité. L'école de la république est tout de même censée, d'après l'idéal de ses fondateurs, permettre l'acquisition d'un savoir pour tous. Avec les décennies qui se sont accumulées, nous pouvons constater ce que produit la logique même de l'égalitarisme, dérivée de celle de la souveraineté populaire (ou nationale), soit du pouvoir de tous contre tous. En effet, puisque c'est la majorité qui dicte sa loi, et que, qu'on le veuille ou non, il y a plus de gens qui ont des difficultés avec la langue, cela étant aggravé par la déliquescence du niveau de l'enseignement, la médiocrité devient une norme qu'il faut reconnaître démocratiquement. Tout comme il fallait reconnaître démocratiquement les vices homosexuels à travers le mariage pour tous. La démocratisation culturelle implique l'abaissement du niveau intellectuel général, à partir du moment où on refuse de demander aux élèves de se conformer à un modèle de savoir qui se situe au-dessus de leur pouvoir de décision.

Cela étant dit, et pour terminer sur la problématique plus institutionnelle et administrative, il faut dire aussi que nous vivons dans une société on ne peut plus différente de la société médiévale qui a connu une évolution de la langue (des langues, plutôt, dans nos provinces), sanctionnées par l'usage. La sur-administration est aussi encouragée par la sur-technologie et la sur-communication, via la télévision, internet, un niveau d'instruction et d'alphabétisation (malgré la médiocrité dénoncée ci-dessus) incomparables avec le passé. C'est pour cela que je dis aussi que notre mode vie moderne, ou contemporain, appuie largement la dérive que nous vivons. Mais, ce serait justement le rôle du pouvoir que de la canaliser. Le problème n'est alors pas seulement qu'il existe un pouvoir exécutif (je ne verrais pas vraiment une monarchie sans un pouvoir bien assis, n'étant pas partisan de la formule : "le royalisme c'est l'anarchie plus un"), que ce qu'il fait de ce pouvoir. L'Académie française devrait avoir un rôle plus prépondérant et conservateur à ce niveau-là ; si le trône de France était encore là, cela lui permettrait de jouer ce rôle de protecteur de la langue en déléguant cette fonction à une telle institution.

Pour le cas particulier du ministre de l’Éducation : je pense que le souci de cette Najat est avant tout qu'elle n'aime pas la France. Zemmour a aussi raté le concours d'admission à l'ENA, pourtant il a plus de respect pour notre héritage. C'est juste qu'il y a ce problème de la collusion entre le culturel et un politique qui s'effondre, dans une société humaine en train de se perdre dans la folie de la vitesse, de la consommation et des diktats économiques toujours plus impérieux. On perd de vue l'homme et ce qui lui est propre, historiquement et spirituellement. La langue n'est hélas qu'un sacrifice parmi d'autres dans un tel déchainement...

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Re: La langue française

Message par Alain le Ven 12 Fév 2016, 19:10

Zemmour n'a aucun attraît pour "notre" héritage: C'est juste un petit mec qui prend en otage des dimensions qu'il pense maîtriser pour en tirer profit. Il est adhérent des normes républicaines, c'est tout. Ce gars espérait son propre rayonnement depuis son adhésion aux logiques administratives pour devenir un grand "gérant" de la chose républicaine. Son échec personnel au niveau de la reconnaissance sociale en a fait un contestataire-réactionnaire subalterne. Je suis désolé, mais je trouve cela pitoyable. Un être-humain qui se soumet à l'Ordre Païen de l'Administration n'aura jamais ma considération. Et, si en plus il échoue à son rêve d'être "élu administrant" pour devenir contestataire circonstanciel, alors, cette personne, n'accueillera que mon mépris. Zemmour a rêvé l'ENA parce qu'il aime l'administration dans la mesure où il ne saurait habiter une discipline. Jamais, je ne saurais partager sa table...
Après, je crois que l'académie française ne représente plus rien du tout. Un vestige pour contenter quelques anciens... Pour rester pudique!
Pour le reste... Je me rends compte que tu n'as pas raison Mickaëllus: Je suis catastrophé, mais Najat aime la France républicaine. Les gens qui nous gouvernent ne sont pas des gens effroyablement mauvais. Mais j'ai hélas compris une réalité: Ils ne comprennent pas. Tout simplement pas... Les "élus" de la république ont un niveau tellement extraordinairement bas, qu'ils sont incapables de comprendre des enjeux depuis ceux de la mémoire, la transmission, la temporalité. Quand j'essaie de protéger le patrimoine construit pour le protéger de toute démolition, il m'arrive de rencontrer des "supers-élus" de la république. Hors, ces gens n'ont pas les capacité mémorielles, cognitives et même émotives de comprendre ce que je veux sauvegarder. Si je parle de mémoire, de tradition, de patrimoine historique, ils sont dans l'incapacité de comprendre- même pas parce qu'ils sont des salauds- mais parce qu'ils sont dans l'incapacité intellectuelle de comprendre depuis leur totale absence de civilisation.
Et là, pour "notre" langue, c'est la même chose. Elle n'EST rien pour eux. Je suis enchanté du départ de Fleur Pellerin... J'ai eu de la haine pour cette ministre dans la mesure où elle a déposé une bombe nucléaire sur le territoire de tous les mécènes qui font dans la protection du patrimoine construit. Oui... Au moment où la "langue" est mise en perdition, l'Etat a décidé que le patrimoine "classé" pouvait être déclassé dans la mesure où n'importe quel patrimoine d'intérêt historique, mémoriel ou architectural pouvait être "rasé" en cas de mise en évidence de "réparations supérieures à la valeur marchande". Merci, Fleur Pellerin...
La république est une catastrophe pour "notre maison de notre être" qu'est notre langue et nos contrée de France partagées. Et, dans le même temps, une jeune femme- certainement immature- a réalisé sans le savoir la pire des bombes sur les protecteurs de la civilisation de France. Et pourtant des gens compétents, j'en connais... Mais la jeune Fleur, certainement vaniteuse et pas vraiment méchante, a laissé cette faille béante dans le droit aux démolitions: Prouver qu'un bâtiment historique nécessite plus que sa valeur marchande pour être au goût du jour autorise sa mise en destruction. Alors là... Bravo!

Euxreu dépar, Fleur Pellerin, jeu ne vou aimè pa bocout, mes ces à cause que les Jean y mon fait du mal. Je souis des jà dans la France du deuxmains, donc kand vous voudrè un colabaurateur, vous pouvai me contactè. Corps dialement. A+.

Bon... On peut rigoler. Mais entre notre langue et le patrimoine, le gouvernement Hollande fait trés trés fort. Sniff!

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Re: La langue française

Message par Mickaelus le Sam 13 Fév 2016, 00:25

Je te trouve un petit peu dur voire vindicatif dans tes propos vis-à-vis d'Eric Zemmour, surtout quand on pense qu'il y a quelques mois tu écrivais un message où tu racontais pouvoir échanger avec des gens de la LCR et échanger ton numéro de téléphone avec eux - certes, j'ai compris que ton avis est ici en partie lié à l'ENA, mais j'y reviens tout de suite.

Sur le fonds, Zemmour n'est pas un légitimiste, il n'a jamais été question de cela, mais tout de même, le mettre au même niveau que Najat, je pense que c'est manquer de nuance et faire preuve de mauvaise foi. A mon sens, il est quand même un peu plus aisé de discuter de la France avec des personnes qui ne nient pas notre héritage monarchique, même s'ils ne se limitent hélas pas à cela, qu'avec des gens pour qui la France est née en 1789, c'est-à-dire pour qui elle n'a jamais existé en fin de compte. Si on ne peut même pas parler aux personnes qui ont au moins de la considération pour notre passé moyen-âgeux, je ne sais pas qui on peut essayer de rallier un jour au royalisme. Zemmour, à ce que j'ai compris du personnage, est un admirateur de Napoléon et un défenseur de ce que d'aucuns considèrent comme la forme monarchique de la Ve république, et ce n'est effectivement pas ma tasse de thé (car c'est en fin de compte l'absolutisme vidé de l'Esprit, ce qui explique aussi les positions de Zemmour sur la laïcité que je ne partage pas), mais c'est aussi un admirateur de notre histoire, de notre littérature et de notre langue. Il existe là des accointances culturelles qui n'existent quasiment pas avec des gens de gauche.

C'est aussi pourquoi j'ai un peu de mal à croire qu'on puisse résumer cet homme à une volonté d'adhérer à l'ENA, il y a maintes années. Déjà parce que passer jeune un concours ne présuppose pas forcément une adhésion idéologique complète à l'institution (j'ai passé une fois un concours de l’Éducation nationale pour voir, et je suis loin de faire l'apologie du mammouth, comme on appelait parfois cette boutique). Ensuite, tu as comme moi été proche, par le passé, du parti d'un homme qui est sorti de l'ENA : Philippe de Villiers. Ce qui ne l'empêche pas d'être critique contre cette école, notamment parce que son goût pour la culture française faisait de lui un peu autre chose que les hommes politiques que tu décris.

Bref, c'est un désaccord qui n'a que peu d'importance en soi, car tu as bien le droit d'apprécier ou non qui tu veux, mais vois toutefois ceci : Zemmour est un journaliste qui intéresse une partie non négligeable de la population (voir les ventes de son dernier ouvrage) parce qu'il parle d'une France qui ne se limite pas à la vision politiquement correcte ni, surtout, à la doxa républicaine. Ce n'est évidemment pas un représentant d'une discipline comme tu l'écris, grand philosophe ou grand écrivain (ce qui n'est pas donné à tout le monde au passage), mais je vois plutôt un certain panache dans sa démarche, un côté mousquetaire. Étant donné qu'enfin, récolter des procès réguliers des associations anti-racistes, prouve qu'il dérange beaucoup. Je ne trouve pas que défendre sa vision politique malgré une telle hostilité soit méprisable, au contraire, et je me refuse à faire de la psychologie telle qu'on en lit sur Mediapart vis-à-vis de l'échec à l'ENA, pour moi c'est inopérant autant qu'injuste.

Sur le reste, je vais commenter beaucoup plus rapidement, parce que si je ne suis, là encore, pas du tout d'accord, c'est plus une question de principe que de détails. Car non seulement je ne crois pas du tout que des ministres comme Najat aiment la France, même sous sa forme républicaine, mais en plus de cela je ne leur passe pas le crédit ni l'excuse de l'ignorance ni de la naïveté. Il ne faut tout de même pas oublier que cette ministre et bien d'autres, organisent avec leurs camps depuis des décennies la colonisation islamique de notre pays, et qu'ils savent très bien que ce qu'ils font est complètement contraire aux principes qu'ils prétendent défendre. Même si on se limite à la république, laisser la charia s'installer progressivement pose un certain problème vis-à-vis de la laïcité républicaine, et cela ils ne peuvent pas l'ignorer. Il y a d'ailleurs eu un moment très gênant, récemment, pour Najat sur Canal +, quand invitée avec un islamiste lors d'une émission, elle l'a à peine contredit. Un peu comme les états sunnites et leur connivence de fait avec l’État islamique. Après, il y a des gens au gouvernement qui ont des notions historiques, j'en veux pour preuve une figure comme celle d'Emmanuel Macron, même s'il dénote un peu. Quand on évoque l'absence du roi comme un vide dans un article de philosophie politique, article public, c'est tout de même tout sauf anodin. Et pourtant, c'est bien avec François Hollande qu'il se trouve, le président qui avec Nicolas Sarkozy aura le plus terni la Ve république dans sa prétention "monarchique." Donc, pour moi c'est non, je refuse de croire que tous ces gens ne savent pas ce qu'ils font : ils nous vendent en pleine conscience à l'européisme, à l'immigration, aux États-Unis et à l'OTAN. Que le niveau politique ait baissé, par contre, là j'en conviens parfaitement, mais ce n'est pas que les politiques ne comprennent pas, c'est qu'ils refusent de se placer sur le terrain de la tradition, ce n'est pas pareil. Ce sont les gérants d'un nouveau monde en perpétuelle évolution. Ce sont les patrons et les cadres d'une entreprise qui doit contenter ses clients lors des élections, pour contrôler la plus grosse part du marché. On ne parle, justement, pas la même langue. Et je crois que ton exemple concernant Fleur Pellerin (on raconte qu'elle a pleuré et failli s'évanouir quand Hollande l'a appelée brièvement pour lui signifier son congé), catastrophique en effet, illustre bien cet imperium économique qui a supplanté toute autre chose.

Je finis sur l'Académie française, dont je laisse ici à l'appréciation de chacun l'avis mi-figue mi-raisin publié sur son site officiel. Ce qui confirme un peu mon avis écrit dans mon précédent message : il faudrait un trône solide pour rappeler aimablement à cette institution le sens de sa mission, parce que ce sont vraiment des louvoiements que je lis là.

L’Académie française et la « réforme de l’orthographe »

Le 05 février 2016

L’Académie française tient tout d’abord à rappeler qu’elle n’est pas à l’origine de ce qui est désigné sous le nom de « réforme de l’orthographe », dont la presse se fait l’écho depuis quelques jours, et qui devrait être appliquée dans les programmes scolaires à compter de la prochaine rentrée.

Le texte auquel il est fait allusion émane du Conseil supérieur de la langue française : il a été publié dans les « Documents administratifs » du Journal officiel le 6 décembre 1990. Étant donné la mission de défense et d’illustration de la langue française assignée à l’Académie par son fondateur, il était naturel que Maurice Druon, Secrétaire perpétuel à cette date, fût étroitement associé à la préparation de ce rapport. Alors qu’elle ne disposait pas encore du texte du rapport, l’Académie, dans sa séance du 3 mai 1990, a été informée des idées directrices du projet, dont elle a approuvé l’inspiration et le principe. Dès que le document leur a été communiqué, les membres de l’Académie se sont attachés, dans la séance du 10 janvier 1991, à étudier les dispositions prévues par le Conseil et ont ouvert un large débat sur cette question, où s’est exprimée une grande diversité d’opinion. Au terme de cet échange de vues, l’Académie a assorti son approbation d’une invitation à la mesure et à la prudence dans la mise en œuvre des mesures préconisées, mettant en garde contre toute imposition impérative des recommandations.
(Lire la suite de l'article ici.)

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Re: La langue française

Message par Alain le Sam 13 Fév 2016, 22:36

Je suis effectivement très dur avec Eric Zemmour. Pour moi, ce monsieur incarne tout ce que je déteste chez mes contemporains français. Il parle fort et vite, est très vindicatif, toujours polémiste, et, perpétuellement dans la provocation à l'instar de ses copains anciens communistes de "riposte laïque" qui en ont fait une icône. Je déteste ce genre de petit roquet qui attaque au niveau des mollets pour faire parler de lui. Dans ma vie je suis l'antithèse absolu de ce genre de gars qui s'écoute parler. Vraiment, j'ai honte qu'un gars de ce genre parle au nom de la "France". Si je suis tombé sous le charme d'un Didier Burkhalter c'est justement depuis une réalité évidente: On ne gesticule pas en condamnant, mais, on prononce sa Foi perpétuelle en l'art de l'habiter. Un Zemmour n'habite rien; il se positionne; il se situe pour satisfaire son petit "business". Il n'est ni philosophe, ni constitutionnaliste, ni économiste, ni rien du tout... Les hommes que je respecte sont avant tout des hommes qui s'effacent depuis une discipline qu'ils habitent. Et quand j'entends ce petit gesticulateur, je ne vois qu'arrogance et mépris de toute valeur a priori. Je ne vois que contestation ( çà c'est vendeur en "France") et non conservatisme. Donc... Forcément, Zemmour incarne tout ce que je déteste dans la contemporanéïté de mon pays d'origine.
Après, il faut savoir une chose: Il y a des gens biens partout parce que les gens sont perdus. Ils font avec leurs facultés depuis leur limitation. Par là, oui, j'ai dans mon carnet d'adresse autant des gens de la LCR que de Rebeyne... Enfin j'ai eu. J'ai renoncé aux gens qui se mentent à eux-même. Mais, un homme de 26 ans qui est ouvrier et veut soutenir l'héritage culturel de son grand-père ouvrier sidérurgique n'est pas une ordure: Il est juste un type qui veut prolonger sa mémoire de "filialité" comme dirait Levinas. Après, que cet homme jeune pense que c'est depuis la LCR qu'il pourra préserver une telle mémoire... Je n'ai pas à juger mais à l'accueillir depuis la charité. J'ai vu des gens chez les identitaires comme à l'extrême gauche qui étaient tout sauf des ordures. Et c'est là que nous devons voir l'espoir pour des lendemains meilleurs et divins: Il est des personnes qui font de leur mieux depuis leur limitation au niveau de l'instruction, surtout. Et, ces personnes j'ai grande joie à les écouter et à échanger avec eux. Après, libre à eux de modifier leur route. Mais, jamais je ne pourrai être un homme du jugement de la Haine.
A 40 ans, j'étais comme Mickaëllus: Je pensais que les "politiques" étaient au service d'entités comme l'Islam qui veut la charia etc... A présent je sais: Les dirigeants de la "république" ne sont RIEN. Ce sont des gens totalement paumés qui n'en ont rien à faire de l'Islam, du Maroc ou de la Bretagne ou de quoi que ce soit. Ce sont des gens qui ne connaissent que l'instant. On ne peut rien leur expliquer étant donné qu'ils sont étrangers à l'écoute. Il n'en va pas de "naïveté" comme tu dis mais... d'ignorance. Si j'avais à faire en face de moi à de vrais ordures corrompues, je pourrai faire plein de choses entre "gens intelligents". Mais, ce n'est pas le cas... Je n'ai en "France" que des interlocuteurs au sommet de l'échelle qui sont des abrutis finis. Et là, c'est pire que tout. La fin d'une civilisation?

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