La vision du royalisme par nos adversaires politiques

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Mar 23 Mar 2010, 11:54

Cher Zarma,

Ce concept de national-libéral royalisme est pourtant simple: ce n'est rien que la composition détaillée de l'oecuménisme royaliste.
L'étude des dirigeants de la commémoration d'Henri IV d'hier est éloquente; nous avons dans l'ordre:

-Bernard Bonnaves et Olivier Perceval (l'AF-RN, donc les nationaux-royalistes)

-Dominique Hamel et Stéphane Piolenc (l'AR, c'est-à-dire les royalistes libéraux)

-Frédéric Winckler et Jean-Philippe Chauvin (les oecuménistes, qui rassemblent le tout dans un consensus mou).

Il ne manque dans ce tableau que les providentialistes, mais qui apportent régulièrement leur soutien à la "fraternité royaliste"...

Je suis navré que vous ne vous reconnaissiez pas dans les actions auxquelles vous participez.

Sur les 84%, il n'y a vraiment pas d'offense! Je n'étais pas sûr du chiffre, et vous avez très bien fait de me corriger: il serait malvenu que j'ignore l'exigence de précision que je réclame si souvent des autres!

La limite fondamentale de cette enquête est d'être inspirée de principes libéraux: on pointe le fait qu'il y a distorsion entre l'idéologie des dirigeants et l'idéologie de la base, mais on laisse de côté l'essentiel: tout le monde s'entretient dans la négation du réel, et donc tourne en rond, attaché à la Révolution comme une chèvre à son piquet!

Pour le reste, je laisse à Mickaelus le soin de répondre en détail. Je termine donc en constatant simplement que ce désabusement, qui se veut passif et scientifique, vient d'abord d'une assimilation totale de la pratique politique révolutionnaire, comme seul horizon politique "concret", "pragmatique"...

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Zarma le Mar 23 Mar 2010, 15:44

Cher Lulo,
J'ai bien compris que l'Etat des Lieux du Royalisme n'est pas Casher au sens du légitimisme véritable que vous représentez... ce point est acquis et - sauf à discuter de la méthode ou du contenu - votre position marquait la fin de l'échange puisque je ne vais pas justifier ce qui est déjà.
Une discussion sur la méthode et le contenu nécessiterait d'avoir connaissance de la méthode et du contenu... et là encore vous avez déjà clos l'échange en rejetant l'idée de le lire.

Le procès de ce que je suis à vos yeux et qui vient agrémenter ces clôtures ne me semble pas non plus souffrir l'objection.

Je ne vois donc rien à écrire qui vous servirait et vous n'écrivez rien que je ne sache déjà du légitimisme véritable... ceci marque en général et en société, le moment où l'on change d'interlocuteur ou le moment où l'on se retire. Permettez-moi donc d'aller me servir un verre...

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par voxifera le Mar 23 Mar 2010, 16:48

lulo a écrit:Cher Zarma,

Ce concept de national-libéral royalisme est pourtant simple: ce n'est rien que la composition détaillée de l'oecuménisme royaliste.
L'étude des dirigeants de la commémoration d'Henri IV d'hier est éloquente; nous avons dans l'ordre:

-Bernard Bonnaves et Olivier Perceval (l'AF-RN, donc les nationaux-royalistes)

-Dominique Hamel et Stéphane Piolenc (l'AR, c'est-à-dire les royalistes libéraux)

-Frédéric Winckler et Jean-Philippe Chauvin (les oecuménistes, qui rassemblent le tout dans un consensus mou).

Il ne manque dans ce tableau que les providentialistes, mais qui apportent régulièrement leur soutien à la "fraternité royaliste"...

Mon cher ami Lulo

Le "libéral" que je suis (puisque je suis Stéphane Piolenc) se permet de vous signaler, information que vous n'avez pas répercutée, que l'IMB était également représentée à cet hommage pour Henri IV.

Je ne vous dirai pas par qui c'était, j'ai beau être libéral, je ne suis pas une donneuse ! Very Happy

Bien le bonjour chez vous.

PS : Et, dans votre énumération, vous avez inversé les ordres de passage, je suis outré ! Evil or Very Mad
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Mar 23 Mar 2010, 20:45

Cher Zarma,

L'Etat des Lieux du Royalisme n'est pas "casher" du point de vue du réel, tout simplement, pour les raisons exposées ci-dessus: faire la vérité n'y a jamais correspondu.

Sur la méthode et le contenu, nous sommes prêts à recevoir les preuves que nous nous sommes trompés, qu'il ne s'agit pas d'une société de pensée, et que le but n'est pas de faire croire que le royalisme se fait de bas en haut...

Que les choses soient claires: depuis plus d'un an que je fréquente le royalisme sur Internet, je ne crois pas avoir rencontré une seule personne animée de mauvaises intentions, tant du côté des providentialistes, des libéraux ou des nationalistes.

Mais ce n'est pas l'intention qui fait la bonté de l'action!!!

Outre que c'est un principe catholique, c'est une simple leçon de l'expérience, qu'un siècle d'échecs royalistes devraient faire comprendre.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Mer 24 Mar 2010, 00:13

Mon cher ami Voxifera (!)

Pour le libéralisme (au sens catholique du terme, entendons-nous bien), je ne préjuge pas de votre conscience ni de vos intentions.
Simplement, je constate que vous êtes membre actif d'un parti qui nie le règne social de NSJC, qui reconnaît le suffrage universel, la souveraineté d'une nation politiquement autonome, le laïcisme, etc... sous le couvert d'une consécration au Sacré-Coeur.

Concernant la participation de l'IMB, je ferai simplement remarquer que celui-ci n'a même pas fait la réclame de cette manifestation...

Enfin, pour l'entorse au protocole, veuillez m'excuser, ce n'est pas ma spécialité!

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Mickaelus le Ven 26 Mar 2010, 16:57

Zarma a écrit:@Mickaelus. Je pense que vous vous trompez lorsque vous écrivez que le royalisme est un ennemi en sommeil. J'ai tendance à le percevoir d'avantage comme un coma dont il ne sortirait QUE par une intervention tierce. Qu'il s'agisse de l'intervention de Dieu, d'un prince, d'une crise majeure ou d'une stratégie politique, je ne suis pas devin mais je ne vois aucune possibilité d'un réveil naturel si les royalistes se cantonnent à la commémoration philosophique ou historique pure.
C'est en fait à peu près ce que j'ai déjà écrit avec un autre exemple, sauf que je pense être plus réaliste que les royalistes libéraux ou bonapartistes (même si je sais que ces derniers prennent les légitimistes pour des royalistes oniriques) quant à votre conclusion. D'abord, je pense plus que notre difficulté s'apparente à un sommeil ou à une pause, une veille, au niveau de l'action pure, qu'à un coma, parce que nous avons encore l'essentiel, c'est-à-dire, pour les légitimistes tout du moins, la conscience de nous-mêmes. Cela paraît peut-être rien, mais sans cela, le royalisme n'existe plus. Et la condition pour que cet héritage survive, c'est de ne pas le compromettre sur un terrain ennemi qui implique de renoncer à ce que nous sommes en tant que Français, pour ne rien gagner. Vous savez très bien que dans le contexte politique actuel, sous ce régime doublé d'une pression et d'une censure médiatiques intenses, aucune offre politique royaliste sérieuse ne peut survivre. Qu'on ne compte en tout cas pas sur les légitimistes pour donner dans des projets qui n'aboutiraient en termes de programme qu'à la corruption du projet capétien et en termes de résultats à du sous-MPF. Effectivement, la condition première d'une action royaliste serait l'effondrement du système républicain et démocrate : on peut le regretter pour les plus libéraux, mais c'est comme ça. Et le jour où cela pourra se produire, puisse Dieu susciter dans le cœur des Français une nouvelle Armée catholique et royale.

Zarma a écrit:Le royalisme se réduirait peu à peu à l'histoire de France entre 987 et 1830... ce qui n'appartiendrait plus au domaine politique.
Je vous trouve quand même bien pessimiste en réduisant votre vision de l'homme à cet homo politicus qui est l'un des pires immondices intellectuels que comporte l'histoire de l'être humain. En tout cas, le royalisme en tant que concept abstrait, il ne se réduit à aucune époque ni à aucun lieu. Mais il se trouve que nous sommes les héritiers de la monarchie française, ce qui implique de ne pas faire n'importe quoi comme des idéologues des Lumières.

Zarma a écrit:Par politique, j'entends politikos, qui concerne les citoyens, l'État et donc le passage de la formulation des idées et principes à leur application pratique. C'est ce passage qui n'a plus lieux dans notre large communauté ; il est pourtant indispensable à ceux - ce n'est pas le cas de tous - qui veulent adosser la monarchie à un support populaire (légaliste ou révolutionnaire).
Mais au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, cet État est précisément l'ennemi principal de la monarchie, de même que la pratique démocratique nationale. Il n'y aura pas de transition progressive entre république et monarchie, c'est strictement impossible, sauf pour des pratiques bonapartistes type Second Empire deuxième mouture (la libérale), ou la Ve république justement, qui est déjà considérée comme une synthèse. Par contre, on peut très bien effectuer un travail à partir de certaines des institutions et pratiques de la monarchie absolue, c'est tout à fait faisable, mais encore une fois, ce ne sera jamais diffusable politiquement, c'est l'évidence.

Zarma a écrit:Les courants du monarchisme sont exclusifs... c'est un fait, un point de départ qui oblige à étudier chaque courant puis chaque sous-courant si on veut se faire une idée globale du monarchisme. Je les étudie donc tous, les uns après les autres, pour entrevoir les scenarii possibles dans les 20 prochaines années. J'étudie donc autant les légitimistes que les orléanistes ou les bonapartistes... les nationalistes que les régionalistes... les démocrates que les contre-révolutionnaires. Je ne suis qu'un témoin, pas un idéologue et ce qui m'importe, c'est de vous comprendre, pas d'être compris de vous, qui êtes déjà royalistes.
Pour le début je le conçois bien volontiers, c'est un peu ce que j'ai fait moi-même il y a quelques années quand j'ai commencé plus sérieusement à m'intéresser à la politique et à la philosophie politique, donc au bonapartisme, au royalisme, etc. Mais là où la différence nous sépare vite et radicalement, c'est que ma motivation a toujours été celle-ci : découvrir la véritable nature et vocation de la France. L'idée globale du monarchisme, on peut l'avoir d'un point de vue de philosophie politique universelle, ou bien encore d'un point de vue journalistique, mais quand on parle de royalisme français, il s'agit d'inscription dans notre histoire, d'héritage et de fidélité. Et par rapport à cette fidélité, il n'est pas possible de placer au même niveau moral légitimiste, orléanisme et bonapartisme.

lulo a écrit:Concernant la participation de l'IMB, je ferai simplement remarquer que celui-ci n'a même pas fait la réclame de cette manifestation...
C'est vrai que je n'ai rien vu dans la rubrique "calendrier" du site de l'IMB. Et encore faudrait-il être certain qu'il ne s'agisse pas de la participation de certaines personnes de l'IMB plutôt que d'une participation complètement officielle. Si cette dernière version est bien la bonne, je me contente de la regretter et cela ne change rien à ce que je pense de l'œcuménisme royaliste et des légitimistes libéraux qui s'y perdent.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Mer 31 Mar 2010, 11:59

L'ami Voxifera a publié, sous son vrai nom, un article-réclame pour le fameux "Livre blanc du royalisme". Article intéressant par la "synthèse" qu'il fait des griefs des contradicteurs du légitimisme:

http://www.jeunes-royalistes.org/vie-du-mouvement/divers/142-premiere-analyse-de-letat-des-lieux-du-royalisme-pour-une-royalisation-de-la-france

Nul besoin de détailler l'idée fausse et toute "démocratique" qui a présidé à la rédaction de cet ouvrage, selon laquelle la "base" (sic) fait la vérité et trace la voie "concrète" à suivre... Méthode de société de pensée qui ne fait que créer une "réalité" de moyennes et de pourcentages... à des années-lumières du réel naturel et divin.

La méthode est pour le moins curieuse: les arguments d'autorité sont alignés tambour battant, mais sans aucun début de preuve au delà de la sixième ligne... Certes, on conçoit qu'il ne faut pas décourager l'acheteur potentiel, mais la crédibilité en prend un coup d'autant plus fort que le procédé est trop fréquent: affirmer est une chose, mais prouver fait toute la différence.

D'après ce travail, le "désamour envers les mouvements monarchistes" est patent, et "touche surtout les mouvements d'Action Française, certainement en raison de leur importante et de leur longévité". Il est confortable de faire endosser échecs et divisions à l'âge avancé du mouvement, plutôt qu'à une doctrine ambigüe et une pratique douteuse au regard de ses résultats, surtout si l'on scrute le fumeux "compromis nationaliste"...

Pour les "légitimistes" interrogés, on aimerait bien savoir:
-le pourcentage de ceux qui se déclarent comme tels, étant donné que "plusieurs" commence à deux!
-s'ils ont jamais fait partie de l'UCLF ou de l'IMB
-leur nombre, décompte fait des libéraux...
Sans doute, on nous rétorquera simplement qu'on "naka acheter le livre"!

Les explications des rédacteurs (attention, nous ne sommes plus dans le sondage, mais dans l'interprétation!) apparaissent justes, du moins pour les chapelles nationales-libérales-royalistes: l'histoire contemporaine prouve que les maux dénoncés ("scissions, dissolutions, fusions malheureuses, querelles internes") ont essentiellement touché des structures baroques, hyper-centralisées (au nom de la "monarchie décentralisée"???), et que ce n'est pas terminé!

"Le royalisme a donné ces 50 dernières années une image coupée de la réalité, a montré que ses moyens et ses méthodes étaient inadaptés à notre époque et n'a pas su dégager une perspective claire pour mener à bien notre combat." Rigoureusement exact, autant pour les bonzes d'une orthodoxie maurrassienne dogmatisée que pour les jeunes loups assoiffés d'un aggiornamento de tombés-de-la-dernière-pluie...

Au passage, on appréciera à sa juste valeur la pique:

"Entre certaines attitudes groupusculaires de mouvements éclatés en micro-cercles confidentiels rêvant d'une monarchie « ultra », qui n'a historiquement jamais existé,..."

On rappellera simplement les faits:
-Le "mouvement éclaté" est simplement cohérent avec ses principes, à commencer par la décentralisation... Trente ans d'expérience montrent que ce type d'organisation n'a pas connu les maux des partis nationaux-libéraux-royalistes.
-La "monarchie ultra" est une caricature aussi commode qu'elle est fausse... (Cf Waresquiel, Histoire de la Restauration) Ce que les légitimistes voient dans la monarchie s'appuie simplement sur la connaissance universitaire la plus sérieuse: il suffit pour s'en convaincre de lire les ouvrages de S.Rials, de F. Bluche ou de R. Mousnier, ou l'excellente Histoire des Institutions de l'époque franque à la Révolution, que certains de nos contradicteurs sont censés connaître!

Comme toujours, on constate qu'il est bien plus pratique de servir au lecteur des caricatures grossières que des propos solidement étayés: ce n'est pas le tout de donner de bonnes bibliographies, encore faut-il étudier à fond, sans a priori, les ouvrages qu'on propose...

Sur le "coup de force", l'analyse a le mérite de la clairvoyance. On n'en dira pas autant de la suite... Les incantations sur la mise en pratique, aujourd'hui, de l'"empirisme organisateur" deviennent ridicules en face de la prétention à "royaliser par l'élection"!
Ridicule, car c'est la négation d'une pratique séculière des royalistes, de 1815 aux années 30, avec les résultats que l'on connaît... On nous dira peut-être que c'était un autre contexte: assurément oui... et beaucoup plus favorable qu'aujourd'hui!

Cet attachement absolu à l'élection n'est pas seulement un symptôme de l'Alzheimer politique qui frappe tous les Modernes, sans exception, mais le signe d'une acceptation pleine et entière de la souveraineté nationale et de ses corollaires révolutionnaires (nation autonome politiquement, contrat social déguisé sous la forme de "l'accord du peuple et du roi", suffrage universel).
Cela provient d'abord de l'absence complète de la dimension morale dans une conception politique où la simple existence fonde la légitimité, et où aucune transcendance ne vient contrarier l'esprit volontariste de l'homme-dieu, qui veut tout, tout de suite: bienvenue dans l'autonomie!

Du reste, les faits prouvent tout cela largement: si la notoriété d'un parti se mesure à sa simple présence aux élections, l'AR est bien mal en point depuis le 21 mars...!
Le renversement du réel est patent: rétablir la monarchie absolue de droit divin devient un "but vague et lointain": le concept est tout sauf vague et oecuménique! Qu'il soit lointain ou non n'est pas à notre portée, et ceux qui s'abreuvent de ce genre de préjugés feraient bien d'étudier l'Histoire...

Par contre, "faire connaître positivement le royalisme par le biais d'une élection" serait un "objectif précis et à court terme", alors que c'est une formule qui ne veut rien dire (depuis quand une élection sert à faire connaître positivement? Vous avez déjà vu un électeur conquis durablement au royalisme par le biais du suffrage universel???) et qui est un défi à l'expérience: les pseudo-arguments viennent davantage des leçons de l'idéologie démocratique que de l'Histoire.

Sur la formation, si nous sommes bien d'accord sur son impérieuse nécessité, nous ne mettons évidemment pas la même chose sous cette étiquette! Le contact avec le "pays réel" est une image faussée du bien commun, d'abord parce qu'elle prétend réformer de l'intérieur la société révolutionnaire (combien se sont perdus à ce jeu-là...?), et parce qu'en bons modernes, on fonde tout sur de bas en haut, quand l'ordre de la société est exactement l'inverse!

Les besoins fondamentaux de la société sont toujours les mêmes, et seul un esprit libéral, dénué de toute notion d'être et de transcendance, ne voit l'idéologie là où il n'y a que le réel, naturel et révélé. Du reste, c'est bien confortable de faire passer la monarchie traditionnelle ("copie pure et simple d'un Ancien Régime souvent imaginaire") et la théologie, grossièrement déformées au préalable, pour des idéologies concurrentes à la sienne... naturellement sans rien prouver!

Le projet politique de l'AR est merveilleusement attrayant, pour les gens qui, à l'instar de votre serviteur, ne sont ni juristes, ni sociologues, ni économistes, etc...
Du reste, on aimerait bien savoir qui en sont les auteurs, et que les emprunts aux auteurs anciens soient signalés: la citation éloigne la pensée du pillage systématique.
Par contre, ceux qui connaissent l'histoire, y verront un touchant décalque du programme "réalisable", "crédible" du comte de Paris, publié en... 1887! Peut-être est-il valable en partie, mais ce n'est pas à nous d'en décider: son application éventuelle n'appartient qu'au Roi!

La formule "on ne fera pas la monarchie contre le peuple français", pour éculée qu'elle soit, reste très ambigüe, car elle profite nettement aux tenants de la souveraineté nationale...
En elle-même, elle est absurde, car la monarchie traditionnelle est l'intérêt suprême des Français. Si, par là, on entend simplement qu'une portion critique de la population doit oeuvrer à cette restauration, nous sommes d'accord.
Du reste, la caricature d'un Roi de France "« vengeur » qui viendra punir la France pour ses « fautes »" n'est qu'une caricature outrée: le Roi de France ne peut être le liquidateur que de toute forme de Révolution. Mais c'est sans doute ce qu'en craignent les Modernes?

Comme souvent, on retrouve, en filigrane, l'idée du sens de l'Histoire classiquement déguisée en "l'Histoire de France est un bloc". Bonaparte et Orléans ont fondé leur régime là-dessus (qu'on se donne la peine de scruter leurs politiques culturelles), en pensant que l'hétéronomie pouvait se fondre dans l'autonomie...
C'est une pure illusion d'autonome, qui, par définition, rejette d'autorité toute transcendance. Se couper volontairement de la moitié du réel n'aboutit qu'à une idéologie borgne et hémiplégique: c'est là la fréquente vision historique de ces auteurs du XIXe et du XXe si prisés par les (ex-futurs) maurrassiens, souvent hermétiques (et pour cause) aux progrès des sciences humaines.

Deux extraits méritent d'être relevés:

Les royalistes qui rêvent d'une monarchie qui ne saurait se faire qu'en heurtant frontalement nos contemporains relèvent trop souvent du clan des nostalgiques et des passéistes pour qu'ils méritent la moindre once d'attention.

L'agressivité récurrente qui vise les légitimistes dans ce texte suffit à prouver qu' au-delà des rodomontades, ils sont le cheveu dans la bouillie royaliste oecuménique... Cela étant, nos principes se fondent sur des réalités intangibles (il suffit d'ouvrir les livres pour le voir), radicalement opposées à l'esprit autonome et moderne dont nos contemporains ne cessent de souffrir. Même affublés d'épithètes gratuits, nous n'entendons pas engoncer notre prochain dans ce qui le tue à petit feu. Question de morale et de cohérence...

A l'Alliance Royale, nous avons la faiblesse de penser que l'écrasante majorité des royalistes souhaitent un royalisme qui dialogue avec l'époque actuelle pour construire une monarchie qui puisse se faire demain.

Une faiblesse qui est d'abord une pure illusion théorique (relativisme et subjectivisme) et pratique (l'absence complète et "concrète" aux dernières élections est un signe éloquent). Le réel, messieurs...

Autre lourd préjugé libéral: la constante évolution de la monarchie, entendue comme une transformation continue, complète et plastique. On apprécie au passage la superbe contradiction: "la royauté n'est pas un régime fixe : c'est un régime qui a pour avantage de savoir s'adapter avec le temps et de pouvoir évoluer tout en restant fidèle à ses principes fondamentaux. La monarchie, même si elle revenait en France demain, serait amenée à évoluer dans un sens comme dans un autre."
Evidemment, seule le second membre de la citation est juste, et il est notable que les historiens contemporains l'a mis en évidence: pour mémoire, on admet depuis une bonne vingtaine d'années que la monarchie absolue commence, au moins en pratique, au XII°siècle...

Les "principes fondamentaux" de la monarchie ne sont rien moins que le dépôt que nous défendons. Une certaine évolution des institutions est on ne peut plus naturelle, mais il est notable que l'esprit des institutions de l'ancienne France n'a jamais changé jusqu'à son inflexion progressive dans la seconde moitié du XVIII°siècle sous l'effet des "Lumières" et des sociétés de pensée (Cf Cochin et Furet).
A ceux qui prétendent que "si c'était si bien, ça n'aurait pas disparu", faut-il rappeler d'ailleurs qu'aucune institution purement humaine ne jouit de l'immortalité? La monarchie traditionnelle, bien que doublement légitime, s'est perdue parce qu'on l'a voulu. On ne la retrouvera, Dieu aidant, que par un effort de soumission aux principes naturels et révélés qui régissent les sociétés politiques.
Le reste n'est que dilution avec l'esprit et la pratique révolutionnaires, avec les beaux fruits que deux siècles d'expérience ont porté!

La "plateforme de l'Alliance Royale" est "un point de départ" boiteux, car elle entérine un esprit autonome, radicalement et essentiellement opposé à l'idée même de monarchie: Guy Augé disait justement que la monarchie est, par définition, la régime qui reconnaît la transcendance. Une monarchie révolutionnaire est donc un contre-sens absolu, un défi stérile et passager aux lois du monde, et l'histoire du XIX°s. le montre éloquemment... du moins à ceux qui veulent bien voir les choses telles qu'elles sont.

L'idée que "une fois la monarchie restaurée, le « jeu » peut toujours évoluer" est une pure illusion idéologique, témoin d'une méconnaissance absolue de l'histoire des institutions, et, surtout, de la philosophie politique.

En conclusion (!), on me dira avec raison qu'il n'y a rien de bien nouveau dans le fond, et c'est vrai: ce sont toujours les mêmes sornettes assénées sans preuves.
J'aime à croire que nos lecteurs savent à quoi s'en tenir: les excités, les impatients, toutes les espèces d'autonomes n'empruntent décidément pas les mêmes voies que les gens conséquents et humblement soumis au réel et à ses enseignements. S' "il est temps pour le royalisme de sortir des poubelles de l'Histoire", on ne le fera pas sous la forme de ces compromissions éculées que seuls les oublieux de l'histoire et de l'expérience nient impudemment dans leurs ambitions de "créer" une monarchie révolutionnaire qui leur ressemble. Les "vilains" légitimistes qui ne participent pas aux opérations oecuméniques ont de bonnes raisons d'agir ainsi, et ils n'en ont pas besoin.

Seule la Vérité, naturelle et révélée, fait l'unité durable, aujourd'hui dans nos cercles, et demain dans la monarchie restaurée: on reconnaît l'arbre à ses fruits. Venez et voyez!

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par voxifera le Jeu 01 Avr 2010, 17:45

Merci de faire de la réclame pour mon article mon cher Lulo ! Very Happy
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Jeu 01 Avr 2010, 19:25

De rien, si en plus vous approuvez la démarche!!!

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Mavendorf le Ven 02 Avr 2010, 18:37

Toutes les observations de lulo nous amènent en dernier lieu à constater qu’en Démocratie républicaine, toute structure qui prend de l’importance finit par être infiltrée par les idées libérales, noyautée puis déviée de sa trajectoire contrerévolutionnaire... Quelle aberration de collaborer malgré soi au plan de l’ennemi !
D’où l’impérieuse nécessité de se former avec des ouvrages de valeur sur chaque camp des deux cités. C’est à ce prix, exigeant certes, que l’extinction sera évitée et que des dernières braises, tant craintes par nos irréconciliables adversaires, resurgira le phénix de la Contrevolution Catholique lorsque l’Heure de Dieu aura sonné !

Il vaut donc mieux travailler au développement de petites structures légitimistes, où chaque unité combattante connait TOUS ses éléments...

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Ven 02 Avr 2010, 23:11

Absolument, cher Mavendorf, c'est assurément le type d'organisation qui a fait ses preuves.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Ordre naturel le Jeu 08 Avr 2010, 16:43

Mavendorf a écrit:Toutes les observations de lulo nous amènent en dernier lieu à constater qu’en Démocratie républicaine, toute structure qui prend de l’importance finit par être infiltrée par les idées libérales, noyautée puis déviée de sa trajectoire contrerévolutionnaire... Quelle aberration de collaborer malgré soi au plan de l’ennemi !
D’où l’impérieuse nécessité de se former avec des ouvrages de valeur sur chaque camp des deux cités. C’est à ce prix, exigeant certes, que l’extinction sera évitée et que des dernières braises, tant craintes par nos irréconciliables adversaires, resurgira le phénix de la Contrevolution Catholique lorsque l’Heure de Dieu aura sonné !

Il vaut donc mieux travailler au développement de petites structures légitimistes, où chaque unité combattante connait TOUS ses éléments...


Je ne pense pas que cela est à voir avec la taille, si vous fondez un cercle ou une confrérie purement royaliste, je ne pense pas que le fait quelle grandisse change quelle que chose, à l'inverse je ne pense pas que si l'AR ou l'AF étaient plus petits ils seraient plus potables.
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Kardaillac le Jeu 08 Avr 2010, 18:21

Ordre naturel a écrit:...je ne pense pas que si l'AR ou l'AF étaient plus petits ils seraient plus potables.
Si vous veniez voir sur place, vous sauriez qu'il leur est difficile d'être encore plus petit.
L'argument de moindre taille est celui de structures qui peinent à recruter et se confisent en petits cénacles de penseurs, faute de pouvoir agir. L'AF et l'AR qui ont une ambition de croissance ne l'utilisent pas.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Jeu 08 Avr 2010, 18:53

Ordre Naturel a raison: les idées nationales-libérales-royalistes sont toujours aussi absurdes et dangereuses qu'elles soient portées à 10 ou à 100.

"L'argument de moindre taille" est d'abord celui de structures qui ont fait leurs preuves simplement en termes de pérennité et d'unité, quand les autres inventaient et mettaient en pratique la notion de sous-gropuscule...

L'AF et l'AR sont des partis fondés sur une philosophie autonome, et sont donc condamnés à penser la politique dans les termes de la démocratie libérale, et à jouer son jeu.
Mais comme ils ne sont guère que des réactionnaires et des conservateurs, selon les mêmes critères (c'est-à-dire qu'ils ne marchent pas dans le sens de l'Histoire), ils n'ont pas d'autre issue que de végéter: la Révolution qui n'ose pas dire son nom n'a pas d'avenir.

Du reste, l'absence aux dernières élections, en dehors de ralliements "personnels", prouve assez ce que j'avance.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Ordre naturel le Ven 09 Avr 2010, 04:34

Que l'ont arrete de dire réactionaire ou même conservateur à tous va, en quoi le sont ils?
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par lulo le Ven 09 Avr 2010, 08:45

Ils le sont en étant "M. MALGRÉTOUT et M. TRADI":

http://www.viveleroy.fr/article2.html

M. MALGRÉTOUT et M. TRADI dans l’ordre politique sont des réactionnaires. Le propre du réactionnaire est de manquer d’ambition : il se borne à défendre tel ou tel point attaqué par la Révolution en abandonnant comme un espoir chimérique la pleine restauration de la Cité de Dieu. C’est la politique du moindre mal, la politique de la rustine alors qu’il faudrait mobiliser toutes les énergies pour reconstruire la bicyclette. Dans une société chrétienne, on peut être réactionnaire autrement dit réagir aux attaques ponctuelles ; puisque l’on tient déjà la place, il faut la défendre. Dans une société révolutionnaire, on est sur le terrain de l’adversaire, il le connaît mieux que nous, si en plus on lui laisse l’initiative de l’attaque et le choix des armes alors le combat est perdu d’avance. À ceux qui nous demandent s’il est sérieux de parler d’attaque étant donnés nos faibles effectifs nous répondons : N’est-ce pas parce que depuis deux cents ans les catholiques s’épuisent à essayer de contrer la Révolution avec ses propres armes que nous sommes toujours moins nombreux ? Il nous faut donc pratiquer l’offensive avec cette finalité concrète de rétablir une institution légitime.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Ordre naturel le Mer 22 Sep 2010, 02:54

Donc il sont réactionaire pour ''l'ordre politique'' c'est à dire pour la considération politique popualaire, et que vaut elle? pour moi rien.
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Ordre naturel le Lun 14 Fév 2011, 17:11

Ordre naturel a écrit:Donc il sont réactionaire pour ''l'ordre politique'' c'est à dire pour la considération politique populaire, et que vaut elle? pour moi rien.
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Henry le Sam 12 Mar 2011, 13:14

Il faudra que j'en parle à ma femme pour les considérations d'idées au logis.
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Message par Dominique le Mar 05 Avr 2011, 10:21

lulo a écrit:Lorrain de Souche a raison. Par contre, je ne vois d'où l'on peut dire que les nationalistes cachent leurs opinions!!!

Exactement, depuis l'élection de Marine à la présidence du Front National et la dédiabolisation de celui-ci, les patriotes clament leur appartenance politique, car seul le FN n'est pas un parti islamo-collabo, et ça, il faudrait peut-être le voir !

Beaucoup, oui, sont légitimistes parmi eux, mais en attendant le retour du Roi, il faut sauver la France, et seule Marine la sauvera de ses colonisateurs et de ses parasélites mondialistes, islamisateurs, anti-Français et lâches.

Je pense que le retour du Roi sera envisageable quand Marine aura redressé la France et l'aura rechristianisée, et je pense même qu'il reviendra après elle.

Il y a un ordre des choses auquel un peuple ne peut pas échapper.


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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Henry le Mer 06 Avr 2011, 11:13

Donnez nous des preuves de ce que vous avancez!
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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Mickaelus le Mer 19 Déc 2012, 20:42

Dominique a écrit:
lulo a écrit:Lorrain de Souche a raison. Par contre, je ne vois d'où l'on peut dire que les nationalistes cachent leurs opinions!!!

Exactement, depuis l'élection de Marine à la présidence du Front National et la dédiabolisation de celui-ci, les patriotes clament leur appartenance politique, car seul le FN n'est pas un parti islamo-collabo, et ça, il faudrait peut-être le voir !

Beaucoup, oui, sont légitimistes parmi eux, mais en attendant le retour du Roi, il faut sauver la France, et seule Marine la sauvera de ses colonisateurs et de ses parasélites mondialistes, islamisateurs, anti-Français et lâches.

Je pense que le retour du Roi sera envisageable quand Marine aura redressé la France et l'aura rechristianisée, et je pense même qu'il reviendra après elle.

Il y a un ordre des choses auquel un peuple ne peut pas échapper.
Je pense que ce message de Dominique est un peu trop laudateur pour n'être pas suspect d'une complaisance un peu trop intéressée.

Le Front National n'est pas le seul parti qui prétend tenter d'endiguer l'islam ; d'une part, je n'ai jamais eu l'impression que les points de vue diplomatiques des Le Pen vis-à-vis de certains pays et dirigeants arabes étaient très nets, d'autre part le MPF en son temps, même s'il est moribond, faisait mieux de ce point de vue (je me souviens des commentaires des frontistes à l'époque des élections de 2007), et enfin tous les partis républicains qui s'opposent à l'islam le font avec une méthode qui n'a rien de royaliste ni de chrétien. Il s'agit toujours de parler d'un islam français et d'une charte républicaine : 1905, rien de nouveau sous le soleil. Ce n'est pas promouvoir la laïcité républicaine qui va nous faire revenir le roi de France ni la religion d'état catholique et la France fille aînée de l’Église. Les observateurs avisés ont au contraire très bien compris que le FN était un parti nationaliste et jacobin, et que jamais, ô grand jamais, Marine Le Pen ne remettrait le pouvoir à un quelconque roi. L'histoire de France et des morceaux du dogme catholique sont brandis comme des hochets, exactement comme l'a fait Sarkozy pour devenir président en son temps. Il faut en finir avec ce genre de naïveté, je me moque de ce que vous votez ou pas, mais de grâce, on ne peut pas se permettre en tant que royaliste d'aller écrire publiquement que des partis républicains et jacobins sont des alliés pour le retour de la monarchie. Philippe de Villiers par exemple, en ayant arrêté la politique et en écrivant sur la Vendée militaire, fait plus de bien au royalisme que n'en fera jamais un combat républicain engagé.

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Message par adalberon le Mer 16 Jan 2013, 22:48


Je crois que tout les partis ne voient pas le légitimisme.

La politique actuelle est la survivance du temps des idéologies...
Temps qui a commencé en 1789 , a culminé en 1975 avec le zenith du communisme... Et maintenant connait un reflux...

Pourquoi un reflux ?

Les idéologies se se suivies pendant 200 ans promettant des lendemains qui chantent en échange de souffrances et de guerre...
Et 200 plus tard ? Toujours des pauvres, toujours des SDF... et u niveau de ocnfort inégalé malgra l'échec de toues les révolutions.

Ecrirais je ici que j'ai de la compassion pour les militants communistes de base....
Leur dévouement leurs cris de haine et leurs blasphèmes pour arriver à quoi ? A la fin du communisme.... Roulés un fois de plus....
Ils ont cru ceux qu iavaient l'air de savoir... et ils y ont laissé leurs illusions..


la faiblesse du royalisme c'est de n'avoir pas eu d'idéologie et de n'avaoir pas eu la naïveté de promettre de façon démagogique des lendemains qui chantent.

Dites que vous êtes royaliste , bonjour le doux dédain...

Mais maintenant il y a la nation désenchanté.... Je repense au passage de l'évangile ou Jésus a pitié de la foule parce qu'elle n'a pas de guide...

La nation française est dans ce cas...
pour moi le retour du Roi est inéluctable... et ce sera un raz de marée ... inattendu.... immprévu....


Dans mon idée mais ce n'est que la mienne, le Roi peut jouer sur le panache et la suéprioirté de la légitimité sur les déabts politiciens.....



par exemples : la mronarchie anglaise est neutre devant les partis de la nation fidèle à Elisabeth II.

Louis XX n'a pasde nation fidèle.. ou il ne sait pas combien lui sont fidèles.
qu'il appelle ses fidèle à voter pour un parti pris ostnesiblement au hasard...tiré au sort...
Moi je le ferais que le sort ai désigné, Hollande Mélanchon ou Poutou.

La Farnce vit en laïcité ? Séparation de l'Eglice et de l'Etat...

Dans ce cas la république se désinteresse de ce qui se fait dans les églises? -- elle préfère les mosquées .

Pour quoi ne pas farie sacrer le Roi à Reims comme autrefois... En tout laïcité... Sans envoeyr d'invitaion provocatrice à aucun élu républicain....


Rien que lancer l'idée serait un sacré pavé médiatique....
Et peut être l'occasion de voir se rappocher discrètement de Louis XX pas mal de politicen pensant à l'avenir .. au leur en tout cas...
Quand on est accommodant avec les moquées , avec le mariage gay et autre ignominies.... on a aucun mal à être accomodant avec tout le monde.. pour la plus grande perte de la république...


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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Mickaelus le Lun 21 Jan 2013, 00:34

Je veux bien que le schéma plus ou moins ordinaire de la répartition idéologique connaisse un certain bouleversement depuis un moment, du moins à propos des critères de gauche et de droite notamment (même si de notre point de vue légitimiste, tout cela s'englobe de toute façon dans la gauche et le libéralisme politique à divers égards), mais je ne pense toutefois vraiment pas que l'attente de l'homme providentiel soit quelque chose de nouveau qui devrait jouer obligatoirement dans notre sens. Des personnages comme Napoléon et Hitler ont également remis de l'ordre, si l'on peut dire, pendant des périodes troubles et difficiles, et ce ne sont pourtant pas de nos amis. Bien sûr, certains espèrent en une crise qui constituerait un terreau favorable, mais à ce que j'en sais les gens pensent souvent plutôt à un "homme fort" qu'à des institutions saines, hélas, dans ce cas-là. Je suis pour ma part ravi que le royalisme ne tombe pas dans l'idéologie, du moins du côté des vrais légitimistes ; nous ne sommes ni des menteurs ni des démagogues comme les révolutionnaires et autres fascistes. L'espoir qu'inspirait la royauté jadis était lié à notre tradition catholique, qui avait investi un caractère sacré dans la figure royale, sorte de relais après le caractère magique des rois "barbares" germaniques antiques. Je crois que si ce pays en arrive un jour à cette mauvaise passe absolue, il faudra que les paroisses revivent spirituellement et se souviennent de l'union du trône et de l'autel, et c'est par là que le roi en reviendra à son sacre, quand le peuple aura retrouvé la foi. Je ne vois pas comment on pourrait jamais en arriver à quoi que ce soit avec n'importe quelle fantaisie électorale, ni un quelconque coup médiatique. L'idée du sacre peut avoir son charme, mais il me semble bien que l’Église catholique, selon les données, ne risquerait pas de se prêter au jeu. Souvenez-vous qu'à l'époque où le Dauphin, Charles VII, est sacré, il y a certes une bonne partie du territoire qui est occupé, mais il y en a une autre partie qui reste sous domination française. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Ce n'est toutefois pas faux d'imaginer que si on sentait le vent tourner, un certain nombre de personnes tenteraient de se rallier en protestant d'avoir été forcé d'agir comme elles l'ont fait à cause du contexte en cours ; il y a de fameuses carrières dans ce genre-là décrites dans les romans de Balzac, avec certaines figures ayant réussi à survivre de la Révolution à la monarchie de Juillet en un seul morceau.

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Re: La vision du royalisme par nos adversaires politiques

Message par Ordre naturel le Lun 21 Jan 2013, 17:17

La finalité du principe traditionaliste au sens politique (légitimisme dans le contexte français mais je parle d'une façon générale) est que les individus via la sociétés et les corps qui la composent évolues et s’élèvent, se conformant au règles naturel imposé par dieu et dans le respect de la morale. Tel un homme suite à sa chute voulant se réparer sur ce monde et comprenant et que l'essentiel n'est pas matériel et réalisant ce qu'il doit à dieu.

A l'inverse le principe progressiste (dont Bonaparte, Hitler, Marx, Mussolini ou Perón sont des tenants) est de considérer que les individus comme formant une masse non perfectible qui doit recevoir ce qu'elle désire dans le délai le plus court et contre cela nul droit, principe ou légitimité ne peut faire obstacle.

On peux faire la comparaison avec un homme qui cherche a ce maintenir en bonne santé et fait nombre de chose difficiles physiquement et fait violence au désirs néfaste et de l'autre côté un homme qui mange tout temps, dort quand il veut et se déplace le moins possible pour satisfaire des intérêts immédiats nonobstant les conséquence postérieurs.
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