Violences urbaines

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Re: Violences urbaines

Message par Mickaelus le Sam 08 Mai 2010, 21:17

Quelques chiffres :

Plus de six cents bandes identifiées par la police

Par Christophe Cornevin
05/05/2010 | Mise à jour : 21:22

Quelque 10 000 personnes appartiendraient à ces groupes qui se structurent par cité.

Le fléau des bandes a pris une telle ampleur que la très discrète division «dérives urbaines » s'y consacre entièrement au sein de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Chaque jour, une petite dizaine d'analystes passent au crible les actes de violence émaillant la vie des quartiers, les évolutions de l'économie souterraine mais aussi la sémantique des tags fleurissant sur les murs des cités.

Selon un bilan confidentiel de la sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-Renseignements généraux) porté à la connaissance du «Figaro», pas moins de 618 bandes sont désormais recensées en France contre «seulement » 222 en septembre 2008.
Lire la suite de l'article ici.

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Re: Violences urbaines

Message par Minervalis le Dim 09 Mai 2010, 08:54

Comme quoi la barbarie de la pseudo civilisation américaine est maintenant parfaitement intégrée (J'emploie ce mot sciemment) chez nous: les "gangs" ethniques y font la loi depuis longtemps. Nous lui devons également le rap répugnant et les immondes graffiti qui polluent et nos yeux et nos oreilles...

Notez les délicieux euphémismes de la langue républicaine, et particulièrement celui de "dérives urbaines" pour désigner l'état de violence préhumaine par lequel les banlieues sont mises en coupe réglée...
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Re: Violences urbaines

Message par Quentin le Jeu 24 Juin 2010, 14:58

Âpres la défaite des fennecs, les supporteurs qui regardez le foot sur un ecran geant a paris, on tout saccagé, il on brulé 20 voitures est quelque 2 roue !
cassez des vitrines etc etc . . . .











pas besoin de discourt juste sa :

on s'y attendez ! ^^

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la surinformation et l'effet pavlov

Message par jean- paul le Ven 25 Juin 2010, 21:00

je veux rappeler que nous vivons à l' époque de l' immédiateté, et avec des médias friants du plus petit fait divers dans le moindre coin de france, sur ce sujet porteur électoralement.
ça ne signifie pas automatiquement un embrasement de la violence, autrefois ignorée ou laissé à la presse locale, en grande partie.

ça n'empêche pas de rester attentif, mais méfions nous des réactions à chaud, et de la concentration des faits divers qui alimente cette médiatisation de la peur et de la violence, à outrance: c'est pas bon pour nos esprits, mental, et équilibre.

personnellement, je n' observe pas l' actualité chaque jour, mais 1 à 2 fois par semaine: ça permet de repérer l'essentiel du moment, sans saturer.
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Re: Violences urbaines

Message par Mickaelus le Sam 26 Juin 2010, 19:51

jean- paul a écrit:ça ne signifie pas automatiquement un embrasement de la violence, autrefois ignorée ou laissé à la presse locale, en grande partie.
Il n'est pas question de dire que la violence est une nouveauté (nous sommes d'ailleurs certainement plus en sécurité que les siècles passés pour différentes raisons, sauf dans certaines zones du pays), et effectivement le traitement médiatique a son rôle politique. Mais l'intérêt d'un tel sujet, c'est surtout de faire remarquer, de vérifier, que la violence d'aujourd'hui est surtout confinée dans certains endroits et est le fait, indéniablement, de certaines catégories de personnes. Et on ne peut fermer les yeux là-dessus parce que cela rejoint des problématiques de civilisation.

jean- paul a écrit:personnellement, je n' observe pas l' actualité chaque jour, mais 1 à 2 fois par semaine: ça permet de repérer l'essentiel du moment, sans saturer.
Je suis assez d'accord sur ce point, je ne trouve pas non plus très sain de vivre dans l'obsession du petit détail glauque en continu, il faut aussi avoir du recul. Depuis quelques temps je suis beaucoup plus comme cela.

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Message par jean- paul le Mer 30 Juin 2010, 14:02

Disons que c'est la connerie qu'il faut tuer, mais pas les cons? chaque personne est de valeur, parfois sans le savoir, c'est ça le drame.
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Re: Violences urbaines

Message par Mickaelus le Sam 18 Fév 2017, 15:34

François Hollande espérait pouvoir bénéficier d'un climat apaisé pour la fin de son mandat présidentiel, alors qu'il s'était désengagé de la course à sa propre succession, avec peut-être même, cerise sur le gâteau, des chiffres un peu meilleurs concernant l'emploi, mais c'était sans compter avec le petit incident imprévisible qui répond en ce moment à ce nom qui ne cesse d'être incanté de façon lancinante dans les médias depuis des jours : Théo. Il a suffi d'une arrestation musclée et d'un incident probable mais pas même encore vraiment vérifié, pour voir le pouvoir républicain, en la personne même du président de la république, se confondre en courbettes devant l'homme noir, le concentré de la repentance absolue de la gauche contemporaine (quand l'ancienne était, ô paradoxe, chantre de la colonisation). La famille de la victime présumée ne s'y trompe pas, appelant au calme dans les médias mais érigeant sournoisement le jeune homme en symbole d'une population dite martyrisée par les forces de l'ordre. Cette population, elle, sait comment cela se passe : peu importe le travail de la justice, le prétexte est toujours trop beau pour casser du flic, médire sur la caste blanche dominante et relancer la machine de SOS Racisme et assimilés. Non, décidément, pas de moment de grâce pour M. le président : en sus d'une campagne présidentielle qui s'avère déjà calamiteuse et désolante, le mandat de François Hollande va se terminer dans la trahison, la violence et la nullité absolue. "Après moi, le déluge", aurait déjà dit notre dernier roi à avoir terminé un règne complet en monarchie absolue.


Un article en date de quelques jours pour illustrer l'aspect manifestations et émeutes :

Émeutes en banlieue parisienne : la police craint la contagion

   Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 13/02/2017 à 08:47 Publié le 12/02/2017 à 20:34

VIDÉO - Les échauffourées consécutives au viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois prennent un tour de plus en plus radical. Les autorités se mobilisent pour empêcher qu'elles ne dépassent les frontières de la Seine-Saint-Denis.

L'affaire du jeune Théo, 21 ans, malmené par la police à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 2 février dernier, peut-elle réveiller le spectre des grandes émeutes de 2005? La question évidemment effleure les autorités à mesure que s'enracine la protestation contre les «violences policières». Pourtant, les événements sont loin d'avoir la même intensité. «La flambée de violence de 2005, c'est trois semaines de heurts sur tout le territoire, 300 bâtiments détériorés, 10.000 véhicules incendiés, 130 policiers et émeutiers blessés et pas un mort», rappelle un haut fonctionnaire de la Sécurité publique.

N'empêche! Les manifestations consécutives à l'arrestation musclée de Théodore par quatre policiers - dont l'un est soupçonné de viol - prennent un tour de plus en plus radical. Samedi, en fin d'après-midi, à Bobigny, un rassemblement sous les fenêtres du palais de justice a viré à la guérilla urbaine. De multiples incidents ont aussi été relevés un peu partout dans le département, justifiant 37 interpellations au total. Il y a eu d'autres dans le 93 depuis bientôt plus d'une semaine. «Rien qu'à Bobigny, les unités de forces mobiles engagées samedi soir ont dû tirer plus de 100 grenades lacrymogènes pour faire reculer les assaillants!», révèle un gradé des CRS. Dans le Val-de-Marne, le domicile du syndicaliste policier qui a déclaré sur un plateau de télévision trouver le terme raciste «bamboula» «à peu près convenable» fait l'objet d'une «sécurisation», par peur de représailles. Le policier soupçonné de viol lors de l'interpellation d'Aulnay est, quant à lui, ouvertement menacé de mort sur les réseaux sociaux.

«Risque de contagion»

Dans les mots d'ordre des manifestants, le parallèle est établi entre cette affaire et le sort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois, Zyed et Bouna, dont la mort, dans un transformateur électrique après une course-poursuite avec la police, le 27 octobre 2005, avait conduit aux émeutes, obligeant l'État à décréter un couvre-feu. À Beauvau, aujourd'hui, Bruno Le Roux, encore jeune dans sa fonction, surveille les événements comme le lait sur le feu mais reste en retrait. Les forces mobiles, très mobilisées sur les frontières, de Calais à Menton, n'ont pas le don d'ubiquité et il ne faudrait pas que les banlieues s'embrasent.

Les services de renseignement glanent tout ce qu'ils peuvent pour tenter d'anticiper les troubles. Un SMS, par exemple, appelle à un rendez-vous devant la mairie de Drancy pour en découdre avec les «keufs», au nom de «Théo, Adama, Zyed, Bouna».

Pour l'heure, les échauffourées où s'illustrent les bandes restent circonscrites au 93: Aulnay, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, Stains, Neuilly-sur-Marne. Mais un préfet le dit: «Le risque de contagion ne saurait être négligé.» D'autant que la liste des grandes villes françaises où se déroulent des manifestations s'allonge: Nantes, Rennes, Bordeaux, Rouen, Toulouse, Marseille, avec souvent des débordements à la clé. À Paris, vendredi soir, 150 manifestants mobilisés via les réseaux sociaux par des mouvements d'extrême gauche s'étaient rassemblés aux Halles, dans une ambiance très tendue. Le centre commercial avait été plongé dans un nuage de gaz lacrymogène.
[Lire la suite de l'article ici ; Le Figaro]

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Re: Violences urbaines

Message par Alain le Sam 18 Fév 2017, 18:45

La situation ne se dégrade pas. Elle se stabilise depuis la dictature de la rue; la tyrannie du caniveau; de ceux qui ont des droits mais demeurent étrangers à tout habiter autant spatial que spirituel. Hollande n'est ni pire ni moins catastrophique qu'un autre chef d'état de la république: Il suit la dynamique d'effacement de notre civilisation, et, je doute qu'il ait la haine pour le monde ou les gens... Simplement, dans sa dynamique effondrée, tout est écrit, tout ce qui advient doit se passer et est inéluctable. Car qu'avons-nous selon la logique contemporaine:
- Theo, un jeune homme de couleur d'un quartier d'une banlieue bien minable comme le "général" de Gaulle en raffolait. Donc, sa vie, qu'il doit assumer, c'est d'être une racaille qui insulte les flics pour être "respecté" là où il vit. C'est comme çà: Le choix çà n'existe pas en "France".
- Des flics qui, forcément, doivent être les ennemis des méchants d'jeuns de banlieue et ne doivent pas hésiter à leur botter le postérieur en leur parlant comme à des gamins de 7 ans. C'est comme çà, il faut se faire "respecter": Ils n'ont pas le choix.
- Des gens de quartier à l'abandon, qui par solidarité de classe, doivent montrer leur fraternité à un des leurs. Ils n'ont que çà pour être. Et, pas autre chose. Il n'y a plus d'instruction, plus rien du tout.
- Des nationalistes républicains qui défendent la répression par solidarité de race: Ils n'ont que çà. Il faut bien qu'ils prouvent leur existence. Leur "être", çà fait longtemps qu'ils l'ont perdu. Il n'y a plus d'instruction, plus rien du tout.
Et, alors? Et bien, comme d'habitude: Les voiture brûlent ( grande passion française, vu d'ici), les écoles et collèges vont être saccagés. Le communautarisme vat exploser. Les socialistes-nationaux vont s'énerver et casser quelques "Kebab". Et, tout rentrera dans l'autre. Macron l'enarque deviendra président et réclamera plus de mondialisation, plus de verbiage mondialisé, et en "France", on continuera à s'entretuer entre gens sans cultures et étrangers à toute civilisation. Theo ou les flics, c'est comme la prise électrique sur laquelle la machine républicaine serait branchée: Les deux phases d'un même courrant nécessaire au fonctionnement de l'ensemble.
Tant que le peuple s'entretue, il se laisse mener au gouffre ( je pense à l'affaire Clément Méric). Alors, tant qu'une partie se bat contre le racisme ( qui n'existe pas en France), et l'autre pour le nationalisme ( un fantasme obscène républicain imaginé par un petit Baron d'Empire), la république peut avancer avec force et vigueur. Par là, je pense que le mandat de Hollande est une réussite inconstestable... Mais pour ce "mauvais esprit, hélas!

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Re: Violences urbaines

Message par Mickaelus le Sam 18 Fév 2017, 22:37

Oui, quand j'écris que le mandat de Hollande se termine de piètre manière, ce n'est pas pour prétendre que le début était meilleur "dans l'esprit", donc quant à la "situation qui ne se dégrade pas", c'est simplement qu'il faut bien prendre un point de comparaison dans le temps sur des faits donnés : nous n'avons pas connu d'émeutes conséquentes depuis 2005, même si je ne dirais pas non plus que les événements actuels sont équivalents en intensité, pour le moment - le jeune homme n'étant pas mort, heureusement, contrairement aux jeunes ayant suscité les événements d'il y a un peu plus de dix ans, mais la campagne présidentielle pourrait servir de catalyseur selon la durée des manifestations.

Ensuite, mon propos ne visait pas particulièrement à classer François Hollande parmi les présidents de la Ve république, je trouve simplement sa réaction, à savoir se rendre au chevet du blessé, calamiteuse, ce n'est pas un comportement de chef d’État. Là, c'est vraiment encore un exemple d'agissement de "président normal" avec un parti pris idéologique : on n'a pas à jouer le jeu de l'émotion médiatique, mais à conserver de la hauteur et à encourager la justice à suivre son cours. Pour autant, je peux répondre en quelques mots sur le fonds : je pense personnellement que Hollande a été pire que d'autres présidents. Cela dans sa manière de ne pas incarner la fonction au sens régalien (avec un terrain largement préparé par Nicolas Sarkozy, comme tout le monde en convient), sauf dans une certaine mesure en chef des armées (sans prendre parti sur les interventions en elles-mêmes), ainsi que dans la politique mise en œuvre, il suffit de songer à Taubira, Vallaud-Belkacem ou Fabius qui nous ont fait des "merveilles" dans leurs ministères. Ce n'est pas pour dédouaner la Ve république, mais tout de même, je crois qu'il y avait une autre ambiance jadis, au moins au niveau de l'autorité et de la culture, surtout avant mai 68, tous les anciens peuvent en témoigner. Mais si tu poses le déterminisme comme principe, forcément Hollande ne peut être ni bon ni mauvais, juste un reflet de son époque ; mais en cela je ne suis pas d'accord, je crois qu'il est un libéral qui n'aime pas la tradition française et qu'il l'a démontré dans la distribution de ministères importants déjà cités. Il pouvait faire autrement, il ne l'a pas souhaité.

Justement, c'est ce qui me gêne dans cette analyse, le déterminisme social. Nous dépendons certes tous plus ou moins de notre milieu d'origine, de notre éducation, et nous avons tous des solidarités plus naturelles que d'autres, je veux bien en convenir. Mais tout de même, si l'on pousse cette façon de voir trop loin et de manière absolument radicale, alors plus personne n'est responsable de rien. C'est ce que la gauche veut régulièrement faire accroire, en usant sans vergogne du misérabilisme en faveur des banlieues, pour nous dire que ce sont les Français d'origine qui sont responsables des violences qu'ils suscitent par leur injustice sociale. Non, bien entendu, il n'existerait pas d'économie parallèle avec trafics de drogues, il n'existerait pas non plus de culture parallèle islamique - la notion raciale que tu évoques dans ta "rubrique nationaliste" n'est d'ailleurs qu'incidente (le fait que la plupart des musulmans soient un peu plus foncés de peau), c'est la notion culturelle et religieuse qui prime. Alors j'ai forcément un peu de mal à souscrire à une analyse qui renvoie dos à dos des étrangers qui se comportent comme tels, et des policiers et gendarmes qui servent de figurants et qui ne peuvent pas faire leur travail comme il faut, à cause de politiques veules et lâches. Quand tu prétends qu'il n'y a plus d'instruction, je ne pense pas que ce soit vrai : elle a décliné pour tous les Français, c'est un fait, et il est avéré que les établissements scolaires en zone sensible sont plus difficiles, mais à qui la faute ? Je ne vois pas beaucoup les Français d'origine, qui souffrent de la même Éducation nationale, produire des émeutes quand un quelconque voyou est pris à parti par la police. Et j'ai encore un peu de mal à concevoir quel est ce camp nationaliste, qui est terriblement composite en réalité. Si l'on considère le seul mouvement de foule marqué à droite qui ait eu lieu en France depuis bien longtemps, à savoir les manifestations contre le "mariage pour tous", il a engendré des arrestations injustes de petits blancs probablement définis comme réactionnaires, certains nationalistes peut-être, traditionalistes plus certainement, et pourtant, aucune émeute par solidarité raciale n'a éclaté.

Donc le déterminisme absolu, pour moi c'est non. Ce sont des analyses qui servent à ne pas nommer l'islamisation des quartiers de grandes villes françaises, qui ont mis en place des autorités parallèles implicites, avec "grands frères" et caïds. Et quand la police a le malheur de toucher un peu trop à l'un des enfants de ces quartiers, il y a un risque d'embrasement. C'est comme avec la mafia, quand on égratigne la famille, il peut y avoir des représailles. Si la monarchie était restaurée et adoptait une politique religieuse et migratoire aussi tolérante (dans l'optique d'une "monarchie à l'espagnole" comme l'a parfois déclaré Mgr. Louis de Bourbon), le problème se poserait de la même façon. La république a eu le tort d'installer tous ces gens à la culture incompatible sur notre territoire, malgré la fameuse citation de De Gaulle sur les races (on en revient à la problématique de la décolonisation, sans savoir ce qu'aurait fait Charles X de l'Algérie ni ses successeurs, même si nous autres légitimistes aurions pu espérer bien autre chose), elle a eu le tort politique vis-à-vis d'elle-même de ne pas faire respecter ses lois et la paix civile (ce qu'on appelait jadis la "paix du roi"), mais, je le redis comme dans notre débat sur l'islam : il y a une force autonome qui se constitue en Europe à partir de ces populations immigrées, et quand je dis autonome c'est qu'elle est agissante par elle-même sans que le régime, républicain ou monarchique parlementaire, n'en soit entièrement responsable. Cela ne dédouane pas, encore une fois, ces régimes de leurs défauts démocratiques et relativistes, mais c'est un paramètre qu'il me semble important de prendre en compte. Il y a des régimes qui font n'importe quoi et des populations qui en profitent, et derrière ce profit il y a aussi une volonté. Et quand je vois ces émeutes "par solidarité", c'est pour moi l'expression d'un autre ordre social, tout autant ennemi de la France traditionnelle.

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Re: Violences urbaines

Message par Beaujeu le Ven 17 Mar 2017, 14:19

Je pense que le déterminisme social peut s'entendre ainsi : quoique vivant avec peu, je suis responsable de mes fautes, et précisément je n'en commets pas d'importantes ; cependant je sais, parce que le monde est monde et l'homme ce qu'il est, que sur une population de gens dans ma situation, il y aura fatalement une certaine proportion de délinquants plus importante que dans les classes d'une aisance supérieure.
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