L'invasion venue d'Afrique...

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L'invasion venue d'Afrique...

Message par Alain le Ven 25 Sep 2015, 17:12

Le "choc des civilisations", la perte d'identité, les sauvages qui viennent nous déposséder... C'est ce que j'entends y compris depuis ma petite Suisse. Et, pourtant, je n'ai pas la volonté de frapper des personnes qui n'ont rien et, qui ne sont plus rien du tout... Je sais ce que quitter sa patrie signifie; le déracinement, la contrée qu'on ne peut oublier, les larmes qui vous viennent impulsivement alors qu'on est au volant de sa grosse berline. Pour moi, c'est dur d'avoir quitter un pays que je n'aimais plus. Alors, pour ces gens là? Eux qui n'ont pas la langue, l'instruction, l'éducation, la fortune personnelle?
Je crois que c'est une catastrophe qui peut prononcer le chaos en Occident. Mon Occident que j'habite et aime depuis l'éclair de générosité qui habite ma minuscule contrée. Je ne peux juger l'Autre qui m'est étranger et qui ne saurait définir pour moi une possibilité d'être. J'ai même parfois l'envie de le dégager à la carabine cet abruti de migrant au destin de parasite. Mais, j'ai aussi en même temps le souhaît de lui dire à ce foutu migrant: "Toi aussi tu n'a pas pu aimer ton pays". Et là, j'ai envie de le prendre dans mes bras... En bon chrétien que je ne suis même plus.
Ce que nous lisons dans les journaux est très injuste: Je pense intimement que nous n'avons pas à accueillir la misère du monde. Mais devons-nous abandonner des personnes pour les laisser en face de notre civilisation qui est autre pour eux. Dans un monde parfait, nous n'aurions jamais dû les rencontrer ces "envahisseurs" ou ces "migrants". Mais, avons-nous la possibilité morale de les dégager ( je sais que oui), mais si nous les dégageons à coups de fusil, de M40, d'AK46 ou encore de Famas, aurons-nous encore la possibilité de nous aimer nous-même entre nous?
Là, je ne sais pas. J'ai peur que non....

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Re: L'invasion venue d'Afrique...

Message par Mickaelus le Mar 05 Jan 2016, 19:09

Le problème qui est très bien souligné dans ce message en date de l'année dernière, est que l'accroissement de la population musulmane en Europe, et plus particulièrement dans certains pays comme le nôtre, se fait sous l'apparence d'une misère et d'une détresse dont la critique d'un pur point de vue moral (et chrétien notamment en effet) peut paraître délicate. Cette critique est délicate, cela étant dit, quand on considère un nombre raisonnable d'individus dont l'asile politique est a priori temporaire ; nous ne sommes pas dans un tel cas, de toute évidence. Quand le christianisme fait référence à l'exode des Hébreux, je trouve pour le moins discutable la comparaison établie par les religieux modernistes entre cela, et l'arrivée massive d'une population aux principes ennemis du christianisme : c'est tout de même bien différent. Est-ce qu'au nom de la générosité chrétienne, il faudrait accueillir des millions de personnes avec pour conséquence prévisible la destruction, à terme, d'un patrimoine chrétien déjà bien malmené ? Ce n'est pas très cohérent. Avant la "religion" des droits de l'homme et la citoyenneté du monde, on avait pour principe de défendre la Chrétienté. Voilà pourquoi, pour ma part, je crois qu'il aurait fallu accueillir des réfugiés chrétiens uniquement, ces chrétiens d'orient dont la seule mention coûtait tant à nos hommes politiques il y a encore quelques mois, tant contempler la réalité peut faire mal à nos dogmatiques de l'intégrisme laïcard. Le cœur du problème me paraît plutôt là ; ce n'est pas que les gens sont sans pitié, mais une partie de la population européenne ne veut pas accroître le poids de l'islam dans nos contrées, avec raison. Encore qu'on puisse même se dire qu'à une époque où, d'après nos historiens bien-pensants, le monde musulman était plus avancé en certains domaines médicaux et scientifiques que la chrétienté, l'Europe connaissait des épidémies et des guerres qui faisaient des ravages, sans engendrer d'émigrations massives vers le sud et le moyen-orient. Certes, on se doute bien de pourquoi (autre monde, autres distances, autre accueil), mais il faut aussi souligner, même si c'est regrettable, que l'histoire ne s'écrit pas que dans la joie, et nos ancêtres ont eu le courage de faire face.

Est-ce à l'occident de toujours s'immiscer dans l'histoire de ces contrées ? Si c'est pour, d'une part, vendre des armes sous le manteau, faire des alliances douteuses avec l'Arabie Saoudite et le Qatar, d'autre part organiser des croisades démocratiques dont le but est de forcer l'instauration de régimes qui ne correspondent pas à ces peuples et dont le résultat est l'accession des pires franges de l'islam au pouvoir, je n'en vois par l'intérêt. Ce qu'il faudrait faire à mon sens, c'est organiser des interventions terrestres qui auraient pour but la constitution d'enclaves chrétiennes qui seraient alors protégées, pour que la christianisme ne disparaisse pas de là où il est né. Mais bien malheureusement, le relativisme religieux qui prévaut aujourd'hui empêche de faire ce qu'il faut, et l'on se retrouve avec les pires conséquences qui soient, ingérables sur le plan moral en effet, mais parce qu'il y a, à l'origine, l'empêchement d'une analyse conceptuelle juste et conforme à notre histoire.

Sur un plan plus pratique toutefois, on constate l'effondrement progressif de l'idée européenne avec un rétablissement des contrôles aux frontières. Ce fut le cas des pays frontaliers en charge de contrôler l'espace Schengen, mais d'autres pays commencent à être un peu lassés par les diktats de l'Allemagne et sa répartition obligatoire des réfugiés, notamment les pays nordiques dernièrement, dont on vante pourtant la tolérance. Petit rappel sur l'espace Schengen au passage :

• Depuis quand existe Schengen ?

L'accord de Schengen, du nom de la ville luxembourgeoise où il a été ratifié, a été signé le 14 juin 1985 à l'initiative de l'Allemagne, de la Belgique, de la France, du Luxembourg et des Pays-Bas. Face à l'absence de consensus au sein des dix membres d'alors de l'Union européenne, ces cinq pays veulent concrétiser l'objectif de libre circulation des personnes, énoncé dans le traité de Rome de 1957. Schengen n'est entré en vigueur qu'en 1995. Depuis 1999, il est intégré dans le cadre institutionnel et juridique de l'Union européenne.

• Que prévoit Schengen ?

L'accord supprime les contrôles aux frontières intérieures de l'Union européenne et garantit la libre circulation pour tous les ressortissants des États signataires. Ils peuvent voyager sans avoir à montrer leur passeport, munis d'une simple carte d'identité. Tout individu, même provenant d'un pays non membre de Schengen, peut circuler librement dans l'espace, une fois qu'il a posé le pied dans un des pays membres. L'accord fait donc peser une lourde responsabilité aux pays ayant des frontières extérieures.

En effet, les contrôles subsistent aux frontières extérieures des pays de l'espace Schengen: Grèce, Italie, Espagne et pays des Balkans. Tous les pays signataires doivent s'engager à en assurer la surveillance. Pour les aider, ils disposent du système d'information de Schengen (SIS). Cette base de données, accessible aux polices et aux consulats, recense la liste des personnes portées disparues et indésirables et des objets et des voitures volés. La police d'un Etat peut passer la frontière en cas de poursuite avec un criminel. La coopération anti-drogue est facilitée. Dans les aéroports, les passagers européens voyageant à l'intérieur de l'espace Schengen sont séparés des autres voyageurs.

Schengen instaure aussi des règles communes en matière d'asile et une liste unique de pays non membres de l'UE dont les ressortissants doivent acquérir un visa, coûtant 60 euros, pour pénétrer dans l'espace Schengen. Une liste noire de personnes interdites de visas existe. Les autres Etats de l'UE doivent s'y conformer par solidarité à moins de justifier de «de raisons humanitaires» ou «d'obligations internationales».

• Comment a évolué l'espace Schengen ?

Vingt-six pays en sont membres aujourd'hui: vingt-deux issus de l'UE et quatre pays tiers - l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.

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Chypre, l'Irlande et le Royaume-Uni n'ont pas adhéré à Schengen et maintiennent les contrôles à leurs frontières. Depuis les années 2000, Dublin et Londres participent cependant au SIS.

Les États candidats à Schengen doivent obtenir l'autorisation des 26 membres de l'espace. Ils doivent avoir rempli des critères de contrôles dans les aéroports, de collecte de données, de coopération policière, de procédures de délivrance des visas etc. La Bulgarie et la Roumanie ont été recalées en 2011, en raison de l'opposition des Pays-Bas, insatisfaits des progrès réalisés en matière de surveillance des frontières extérieures et de lutte anti-corruption. Le précédent grec a échaudé les esprits. Entré dans Schengen en 1992, Athènes ne parvient pas à contrôler sa frontière avec la Turquie.

• Dans quelles circonstances un pays peut-il rétablir les contrôles à sa frontière ?

A l'heure de la crise migratoire, certains demandent l'utilisation de la clause permettant de de suspendre Schengen. L'article 2.2 autorise un pays à le faire temporairement pour des motifs de «sécurité nationale» ou pour faire face à une situation imprévue.

«En cas de menace grave pour l'ordre public et la sécurité intérieure, les pays concernés peuvent exceptionnellement réintroduire le contrôle à leurs frontières intérieures pour une période de 30 jours au maximum (prolongeable aux conditions établies par le code) ou pour la durée prévisible de la menace grave. Cette mesure doit être prise en dernier ressort.», indique le code Schengen.

La décision a été prise en France lors des célébrations des 60 ans du débarquement allié ou après les attentats de Londres en 2005. En avril 2011, Paris a fermé ses frontières aux trains italiens qui transportaient des centaines de réfugiés tunisiens. En mai 2011, le Danemark sous l'influence de l'extrême droite a rétabli des contrôles douaniers «pour lutter contre la criminalité» à ses frontières suédoises et allemandes. Mécontente, la Commission a placé Copenhague sous surveillance.
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Re: L'invasion venue d'Afrique...

Message par Mickaelus le Sam 27 Fév 2016, 17:36

Sur le même thème que la seconde partie de mon message précédent, un petit récapitulatif bien pratique de la fermeture progressive des frontières en Europe :

Comment la crise des migrants a cadenassé les frontières de l'Europe

       Par Eugénie Bastié , Service infographie du Figaro Publié le 25/02/2016 à 13:42

INFOGRAPHIE - Depuis juin 2015, sur les 26 pays de l'espace Schengen, dix ont rétabli des contrôles provisoires ou permanents à leurs frontières, érigeant parfois même des murs pour contrer l'afflux de réfugiés.
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Voici la transcription des notes accompagnant la carte :

JUIN 2015 : France / Italie
À partir de juin 2015, la France effectue des contrôles à la frontière italienne (notamment du côté de Vintimille) pour bloquer le passage de migrants.

18 JUIN : Hongrie/Serbie
La Hongrie ferme sa frontière serbe pour bloquer l’afflux de migrants venus des Balkans. On projette alors de construire un mur qui sera achevé fin août.

28 AOÛT 2015 : Estonie/Russie
L'Estonie décide d’installer une clôture le long de sa frontière avec la Russie pour renforcer la protection de cette frontière extérieure de la zone Schengen, dont elle est membre.

2 SEPTEMBRE 2015 : Italie-Autriche
Rome accepte la demande autrichienne de renforcer ses contrôles aux frontières, suite à un nombre record d'arrivées.

13 SEPTEMBRE : Allemagne/Autriche
Face à l’afflux de migrants, l’Allemagne décide de rétablir temporairement ses contrôles à sa frontière avec l’Autriche et la République tchèque.
Quelques heures après l'Allemagne, la République tchèque instaure elle aussi des contrôles aux frontières avec l'Autriche.

14 SEPTEMBRE : Autriche - Hongrie - Slovaquie
Au lendemain de l'annonce allemande, de nouveaux contrôles avec sa frontière, l'Autriche annonce elle aussi le 14 septembre 2015 le rétablissement de ses contrôles à la frontière hongroise.
Redoutant un afflux de migrants après le renforcement des contrôles par l'Allemagne, la Slovaquie adopte à son tour le 14 septembre 2015 des mesures de contrôle à ses frontières avec l'Autriche et la Hongrie.

17 OCTOBRE : Hongrie-Croatie
La Hongrie ferme, comme annoncé, ses principaux points de passage des migrants à sa frontière croate, dont de larges sections sont désormais bloquées par une imposante clôture de barbelés.

28 OCTOBRE : Autriche-Slovénie
L’Autriche annonce qu'elle va ériger une clôture de métal le long de sa frontière avec la Slovénie. Il s'agit du premier "mur" construit à l'intérieur de l'espace Schengen

10 NOVEMBRE : Slovénie/Croatie
La Slovénie décide d’installer à sa frontière croate des « obstacles techniques », en fait une clôture de barbelés, pour contrôler le flux de migrants entrant dans le pays.

14 NOVEMBRE : France
La France rétablit ses contrôles aux frontières après les attentats de Paris.

4 JANVIER 2016 : Suède/Danemark
​Stockholm exige une pièce d'identité pour franchir l'Öresund, pont reliant la Suède à son  voisin danois, afin de diminuer les arrivées de migrants. Une telle mesure, inédite depuis les années 1950, pose problème aux nombreux travailleurs frontaliers.
Danemark/Allemagne
En réaction à l'instauration de contrôles en Suède, le Danemark décide de vérifier l'identité des personnes franchissant sa frontière avec l'Allemagne.

16 JANVIER : Norvège/Russie
La Norvège a fermé la route du Grand Nord aux migrants venus de Syrie, en renvoyant plusieurs milliers en Russie. La Russie en rétorsion a fermé mi-janvier sa frontière avec la Norvège.

23 FÉVRIER : Belgique/France
La Belgique redoute l'effet de bord. Alors que la «jungle» de Calais pourrait être bientôt évacuée, les autorités belges ont décidé de rétablir provisoirement les contrôles policiers sur une partie de la frontière avec la France.

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