Mittal et l'industrie française

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Mittal et l'industrie française

Message par Mickaelus le Ven 30 Nov 2012, 19:18

Montebourg «ne veut plus de Mittal en France»

Par Guillaume Errard | Publié le 26/11/2012 à 08:05 | Mise à jour le 26/11/2012 à 15:36

Après la famille Peugeot, Arnaud Montebourg s’attaque à Lakhsmi Mittal

Le ministre du Redressement productif accuse le groupe sidérurgiste de n’avoir «pas respecté la France». L’entourage de Mittal se dit «surpris » et « choqué».

Le bras de fer se durcit entre Arnaud Montebourg et Lakshmi Mittal. Faute de trouver des repreneurs pour les hauts fourneaux de Florange, qu’ArcelorMittal entend fermer, le ministre du Redressement productif a fait pression en fin de semaine dernière sur le géant de le sidérurgie pour qu’il vende l’ensemble du site lorrain, affirmant disposer de deux candidats à la reprise. Face au refus de l’industriel, Montebourg a lancé l’idée d’une nationalisation, au moins «temporaire», de Florange. ArcelorMittal, en retour, a brandi une menace à peine voilée, déclarant que la vente de la totalité du site de Florange «mettrait en péril la viabilité du reste des activités d’ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20.000 salariés» (contre 650 dans les hauts foureaux de Florange).
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Mittal ou la somme de toutes les peurs françaises

Par Bertille Bayart | Publié le 29/11/2012 à 19:26 | Mise à jour le 30/11/2012 à 11:06

DÉCRYPTAGE - Lakshmi Mittal continue aujourd’hui de payer sa victoire dans l’OPA hostile qu’il avait lancée contre Arcelor en 2006.

On pensait, avec PSA et les attaques contre la famille Peugeot cet été, avoir atteint une forme de record dans la diatribe. Mais le cas de Florange déchaîne encore plus de passions. Et il faut bien constater que, s’il est le plus virulent - «nous ne voulons plus de Mittal en France», aurait-il déclaré aux «Échos» avant de se rétracter, un peu -, Arnaud Montebourg n’est pas le seul à sonner la charge contre ArcelorMittal et son PDG, Lakhsmi Mittal. Le ministre du Redressement productif a même pu trouver des soutiens, plus ou moins affirmés, sur les bancs de la droite pour approuver son idée de nationaliser de force le site de Florange.

La France vient d’encaisser le choc du rapport Gallois, qui a brossé un sombre tableau de l’industrie française, avec ses 2 millions d’emplois perdus en trente ans, 750.000 sur les dix dernières années seu­lement. La sidérurgie, la coulée continue rougeoyante de l’acier en fusion, est l’image par excellence de ces usines que le pays craint d’avoir laissées s’échapper. Résultat: l’extinction définitive des deux hauts-fourneaux de Florange est devenue le symbole de la désindustrialisation. Au point que certains arguments d’ArcelorMittal ne portent plus. Le groupe a beau clamer son attachement à la filière «froide» du site (la transformation de l’acier en acier plat à destination des constructeurs automobiles, par exemple), qui représente 1.900 emplois sur 2.500, il n’est pas entendu. Et pas davantage quand il rappelle sa présence ailleurs en France, à Fos et à Dunkerque, surtout, où il a du reste massivement investi. Dans les rangs politiques, l’arrêt des deux fameux hauts-fourneaux est devenu synonyme, à tort, de la disparition de la fabrication d’acier en France.
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Re: Mittal et l'industrie française

Message par Mickaelus le Lun 03 Déc 2012, 23:02

Après (ou pendant) le séisme de l'UMP, les fissures du gouvernement socialiste :

Le dossier Florange vire à la crise politique

Par François-Xavier Bourmaud Mis à jour le 03/12/2012 à 16:32 | publié le 02/12/2012 à 19:46

Désavoué par le premier ministre, Arnaud Montebourg a revendiqué le soutien de François Hollande.

VIDÉO - En écartant la nationalisation du site sans réussir à faire redémarrer les hauts-fourneaux, Ayrault a porté un coup sévère à Montebourg. Embarrassé, l'Élysée tente de protéger son ministre du Redressement productif.

Pour la dissuasion nucléaire, il y a la bombe atomique. Pour les entrepreneurs qui veulent licencier, il y a Arnaud Montebourg. Soumis toute la semaine à la menace d'une nationalisation temporaire de ses activités sidérurgiques de Florange, l'homme d'affaires indo-britannique Lakshmi Mittal a donc préféré négocier avec le gouvernement. Ni nationalisation ni fermeture du site donc. Un résultat qui ne fait pas les affaires du ministre du Redressement productif qui voulait faire du cas Mittal une sorte de cas d'école pour illustrer la validité de ses thèses sur la démondialisation. Ni celles de François Hollande qui se retrouve avec une crise au sein de son gouvernement.
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Re: Mittal et l'industrie française

Message par Mickaelus le Jeu 13 Déc 2012, 19:20

Epilogue :

Compromis sur Florange : les gagnants et les perdants

Par Emmanuel Egloff Mis à jour le 01/12/2012 à 14:38 | publié le 01/12/2012 à 14:35

L'accord conclu entre le gouvernement et le groupe ArcelorMittal offre une porte de sortie à la fois à l'Etat et au sidérurgiste au terme de deux mois de bras de fer.

Le gouvernement

Un des objectifs affichés par le gouvernement, maintes fois réaffirmé par son ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, était de maintenir en activité les deux derniers hauts-fourneaux lorrains. De ce point de vue, l'accord de vendredi est un échec pour lui. Les apparences ne sont sauves qu'avec la promesse d'ArcelorMittal de les entretenir dans l'hypothèse où le programme Ulcos, visant à produire de l'acier avec des émissions de CO2 réduite, était lancé. De nombreuses incertitudes pèsent cependant encore avant le lancement effectif d'Ulcos, qui nécessite le feu vert -et les financements - de la Commission européenne.

Autre revers pour l'Etat, la recherche d'un repreneur pour ces hauts-fourneaux - auxquels ArcelorMittal avait accepté d'adjoindre la cokerie du site - n'a pas abouti. Les deux offres de reprise pour l'ensemble du site avancées depuis la semaine dernière par Arnaud Montebourg n'étaient pas assez «crédibles et fermes», selon l'entourage du premier ministre.

Le gouvernement mise donc surtout sur le volet social de l'accord dont il s'est engagé à veiller au respect scrupuleux.
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Mittal: «La nationalisation, quel bond en arrière !»

Par Bertille Bayart, Emmanuel Egloff Mis à jour le 13/12/2012 à 15:02 | publié le 12/12/2012 à 22:00

INTERVIEW - Lakshmi Mittal, le PDG du groupe ArcelorMittal, revient sur trois mois de négociations, et de polémiques, avec le gouvernement français sur l'avenir de Florange.

LE FIGARO. - L'accord que vous avez conclu avec le gouvernement français vous satisfait-il?

Lakshmi MITTAL. - Oui, c'est un accord juste. Parce qu'il respecte ce qui était notre préoccupation essentielle dans ce dossier: assurer un avenir pérenne et rentable à l'ensemble de notre activité et donc à la filière acier en France. Nous ne nous sommes pas inscrits dans le court terme à l'occasion de cette négociation, mais bien dans le long terme. Et c'est dans l'intérêt de toutes les parties prenantes -nos 20.000 salariés, nos clients et nos actionnaires- qu'il fallait raisonner.

Nous avons donc pris plusieurs engagements inconditionnels. Le premier, c'est de trouver des solutions pour les 629 salariés concernés par la fermeture des hauts-fourneaux. Il n'y aura aucun licenciement, et nous devons maintenant travailler avec les syndicats pour que chacun trouve une solution. Ensuite, et c'est un engagement très important, nous avons programmé 180 millions d'euros d'investissements à Florange d'ici à cinq ans. Nous garantissons aussi le maintien de l'activité emballage pour au moins cinq ans et nous réaffirmons notre attachement à la filière froide de Florange, qui est et doit rester un pôle d'excellence dans notre dispositif industriel destiné à fournir à nos clients des produits de très haute valeur ajoutée à des coûts compétitifs.
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