Saint Malo n'est pas à la Bretagne

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Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Lun 11 Oct 2010, 15:13

Il me semble important de bien avoir en tête le fait historique et juridique que Saint-Malo n’est pas une ville bretonne. Elle fut jadis cité-état, puis convoité par la Bretagne, l’Angleterre et la France elle tenta de préserver son indépendance avec sucés, mais par la suite en guerre permanente avec l’Angleterre elle fit un accord militaire avec la France ce confédérant par cet acte au royaume de France, malgré une trêve durant le règne d’un Henri IV protestant, l’accord fut permanent jusqu’à la révolution où le 4 août supprimant tout privilège d’une part rendant ainsi toutes les régions dont Saint Malo égale les unes aux autres avec une juridiction identique en violation de l’accord passé avec la France pour se confédérer, puis le 4 janvier tracant arbitrairement les régions et désigne la presqu’îles d’Armorique comme la région Bretagne et statut Saint Malo comme commune sans aucun droits spécifique.

Sur ce jugement je veux pour démontrer que Saint-Malo n’est pas bretonne, récapituler de manière structuré et résumé les différant points juridiques.

Il est historique que Saint Malo était une cité-état totalement indépendante de la Bretagne.

Que jamais la Bretagne n’a possédé Saint Malo.

Que sa seule attache avec la France est l’accord passé avec la monarchie française en contre partit de nombreux avantage formant explicitement une condition suspensive à l’accord.

Que même suite à cette accord Saint Malo n’avait pour la France aucun lien administratif avec la bretagne.

Que les lois du 4 août 1789 et janvier 1790 sont en violation des ‘‘lois fondamentales du royaume de France’’ et de fait sont rendu nuls et non avenus

Il en ressort que Saint Malo n’est plus soumis à la France en théorie, c’est à dire que suivant la loi, plus rien ne les retient à la France, quand bien même ce serais une monarchie si celle-ci ne rétablie pas les avantages accordé contre association au royaume et que en cas de rétablissement de ces dernières, Saint Malo n’à quoi qu’il arrive pas le moindre lien avec la Bretagne.


Dernière édition par Ordre naturel le Lun 11 Oct 2010, 16:14, édité 1 fois
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Mifpo le Lun 11 Oct 2010, 15:40

Etes-vous dysorthographique?

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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Lun 11 Oct 2010, 16:16

Non juste étranger, pourquoi est il si difficile de me comprendre ? Crying or Very sad
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Alain le Lun 11 Oct 2010, 20:38

Combien de personnes différentes se cachent-elles depuis "Ordre naturel"? Sincèrement, lorsque je lis les messages émis depuis l'entité "Ordre naturel", je suis obligé de constater- selon les messages- une extrême hétérogénéïté orthographique.... Laughing Donc quelle est l'unité de votre pluralité numérique?

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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Mar 12 Oct 2010, 04:25

Je vous assure je suis unique, Laughing mon orthographe dépens d'une part de mon attention et de l'ordinateur du quelle j'écris. Mais j’aimerais que le débat soit un peu plus sur Saint Malo.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Alain le Mar 12 Oct 2010, 14:42

Si Saint Malo n'a aucun lien avec la Bretagne, alors, les habitants doivent être heureux de ne point connaître les tares bretonnes ( ivrognerie, consanguinité, homofolie...). Mais, j'en doute au plus au point!

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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Mar 12 Oct 2010, 17:19

Aucun liens juridiques pouvant la rendre Saint Malo administrativement dépendante de la Bretagne.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Elisabeth le Mer 13 Oct 2010, 09:14

Et bien Ordre Naturel , allez un peu dire aux gens de Saint Malo qu'ils ne sont pas bretons ...
Comme aux personnes d'Avignon qu'elles ne font pas partie du royaume de France ....Comme pour toutes les Provinces de France . Bref, si je suis bien votre pensée , la France n'est pas la France et nous sommes tous des martiens . alien
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Mifpo le Mer 13 Oct 2010, 12:33

Ordre naturel a écrit: Non juste étranger, pourquoi est il si difficile de me comprendre ? Crying or Very sad
Vous avez donc bien du mérite mais il est vrai que j'ai parfois du mal à vous comprendre.

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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Mer 13 Oct 2010, 14:31

Elisabeth a écrit:Et bien Ordre Naturel , allez un peu dire aux gens de Saint Malo qu'ils ne sont pas bretons ...
Comme aux personnes d'Avignon qu'elles ne font pas partie du royaume de France ....Comme pour toutes les Provinces de France . Bref, si je suis bien votre pensée , la France n'est pas la France et nous sommes tous des martiens . alien

Non je ne pense pas que vous m'ayez suivi, si vous avez des raisons juridiques et historique pour exclure Avignon du Royaume de France, exposez les, mais il n'est pas ici question de s'opposer à la situation actuel pour s'opposer, non, mais il est un fait qu'à propos de Saint Malo la seule chose pouvant le raprocher de la Bretagne administrativement parlant est le 4 janvier 1790, dès l'ors il est évident qu'à moin de considérer qu'une loi contraire aux ''lois fondamentale du royaume de France'' puisse être valide, on ne peut que reconaitre la non-appartenance de Saint Malo à la Bretagne.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Henry le Dim 27 Mar 2011, 11:55

Ordre Naturel,
vous vous êtes penché sur une particularité d'une province, et en choix de St malo, cette ville qui sonne un drôle de glâs dans quelques périodes de l'histoire. Encore faudrait il mettre au jour le nom des armateurs des bateaux, non des capitaines. De même que Harfleur nom Viking Har nom du chef; fleur nom de crique qui permet d'accoster au calme)on met toujours en exergue ces ville qui ont un pied dans la mer, c'est à dire dans le lien qui les accrochent a toutes les villes cotières. Cette cité corsaire, liée a Brest par le sang marin, et tant d'autres villes de rivages français, canadien, indien, africain...
C'est la même polémique que les Chateaux de la Loire (ou de l'Allier)
Votre chronologie est juste, Mais si l'on enlève le trône et l'autel sur nos provinces, plus rien n'as de sens. Cette enclave malouiniére, jouissant de privililège disparu depuis la nui du 4 Août
il faudrait appuyer soit sur la position royale, soit sur la position républicaine.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Mar 14 Juin 2011, 02:52

Je crois que vous n'avez mal compris mon propos. Saint Malot à fait un accod avec la couronne sur lequel je ne vois aucune raison de contester sa validité, il s'est fait d'un commun accord.

En revanche il y avait des conditions pour qu'elle soit Française, elle n'était pas et n'avait pas vocation à être une partit totalement Française, elle était une ville autonome enclavé dans un pays d'Etat étant confédéré avec la France.

Mais mon propos est que l'acte du 4 Aout est un viol de cet accord puisqu'il viol le statut avec le quel Saint Malo à concéder à devenir Française.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Henry le Mar 14 Juin 2011, 13:14

Il faut faire attention à ce type d'entités qui se démarque par l'échange commerciale et maritime. C'est le même cas pour Venise, pour les républiques grecques, pour les templiers, pour l'enfant prodigue dans une famille. Ce fief, concédé a des familles de corsaires qui servait le roi, quel est son côté bénéfique pour un royaume, en se nourrissant exclusivement acte d'éclats en mer, de hauts faits maritimes...

Qu'ils soient écartés comme l'étaient les bourreaux dans les villages, tend plus a une forme de marginalisation, et d'émancipation de de l'état. Nous l'avons vu avec les surintendants de l'état (Louis XIV fait frapper les pièces d'or sur la tranche pour qu'ellles ne soient pas limées)...

Ce que je veux montrer en ne m'écartant pas trop du sujet, ces distinctions de places fortes, a l'anglaise, avec des prérogatives, qui sont maintenant noyées dans l'arbitraire républicain, sont des enclaves à double tranchant. Ce sont des personnes très liées au Roy, au demeurant, mais par les affaires.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Ordre naturel le Mar 14 Juin 2011, 13:48

Famille de corsaires?!
Sain Malo était une théocratie.
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Re: Saint Malo n'est pas à la Bretagne

Message par Henry le Mar 14 Juin 2011, 17:33

Saint-Malo tire son nom du moine breton st Maclow, Maclou ou Malo originaire du pays de Gwent (Pays de Galles), dans la Cambrie méridionale.

Saint-Malo succède à l'ancienne cité gallo-romaine d'Aleth (aujourd'hui en Saint-Servan). Cette place forte fut conquise en 56 avant Jésus-Christ, par les légions de César.(n'en déplaise a Uderzo) La cité d'Alet ou Aleth est entourée au IVème siècle de remparts et devient au Vème siècle, le siège de la préfecture de la légion de Mars, dont la division militaire dépend de la légion du Martenses. On prétend que l'Ile Harbour aurait été le port primitif d'Aleth.

Le rocher (appelé Canalchius) sur lequel est construite la ville de Saint-Malo était inhabité jusqu'au VIème siècle. Un ermite du nom de Aaron y construisit un ermitage. Vers le milieu du VIème siècle, le gallois Maclow (ou Mac Law) ou Malo, débarque sur le rocher d'Aaron où il est reçut par Aaron. Saint Malo se consacre à la prédication et sera nommé évêque d'Aleth (Saint-Servan). Saint Gurval, successeur de Saint Malo comme évêque d'Aleth, érige, sur le rocher une église en l'honneur de son prédécesseur. Cette église, incendiée par les lieutenants de Charlemagne en 811, est relevée, en 816 par l'évêque Hélocar sous le vocable du diacre saint Vincent d'Espagne, martyrisé sous Dioclétien en 304. Au milieu du IXème siècle, le roi Nominoë place le siège épiscopal à Aleth et délimite le diocèse appelé "Pagus Alethensis". Ruinée par les invasions normandes du Xème siècle, l'église est donnée en 1108 à l'abbaye bénédictine de Saint-Martin de Marmoutier en Touraine qui fonde un prieuré. Jean de Châtillon, évêque de Saint-Malo (1144-1163), reprend possession de l'église, après de longues luttes, aux Bénédictins de Marmoutiers, puis il la reconstruit entièrement vers 1152 pour en faire une cathédrale et lui rend le nom de Saint-Malo. En 1146-1152, l'évêque Jean de Châtillon transfert le siège épiscopal (auparavant fixé à Alet) à Saint-Malo-de-l'Isle (sur le rocher d'Aaron). Ce transfert est à l'origine de la fondation de l'agglomération actuelle qui comprend aussi l'ancienne paroisse de Saint-Servan. A cette époque la ville est dominée par l'autorité ecclésiastique. Cependant depuis le début du XIIIème siècle, Saint-Malo ne cesse d'être convoitée par les ducs de Bretagne.

Saint-Malo, appartenant pendant le moyen-âge à l'évêque et au Chapitre de même nom (nota : la seigneurie de Saint-Malo formait la Seigneurie Commune. On vient de retrouver au XIXème siècle enfouie dans le sable, et de replacer sur la digue du Sillon, une croix indiquant la limite de cette seigneurie du côté de Paramé et portant les armoiries du Chapitre), renfermait avant la Révolution la ville actuelle de Saint-Servan et se composait de deux paroisses, Saint-Malo et Saint-Servan. Saint-Malo possède encore deux paroisses par suite de la création récente d'une succursale sous le titre de Notre-Dame-Auxiliatrice.

1° - Saint-Malo. — Il est difficile de préciser l'époque de Saint-Malo devenue une paroisse. Jusqu'au XIIème siècle, en effet, Aleth (aujourd'hui Saint-Servan), résidence ordinaire des évêques, fut la seule ville du canton ; Saint-Malo n'était alors qu'un monastère. Ce monastère, fondé par saint Aaron, ne prit même le nom de Saint-Malo qu'au VIIIème siècle, lorsqu'on y eut déposé le chef et la main droite de saint Malo, apportés de Saintes. Il est donc vraisemblable qu'à cette époque reculée Saint-Malo faisait partie de l'une des paroisses d'Aleth. Mais lorsqu'en 1152 saint Jean-de-la-Grille transféra son siège épiscopal d'Aleth à Saint-Malo, prenant pour cathédrale l'ancienne église conventuelle de ce dernier lieu, dédiée à saint Vincent, et y établissant son Chapitre, tout porte à croire qu'en même temps le saint évêque érigea la paroisse de Saint-Malo telle qu'elle a subsisté jusqu'à la Révolution, ayant saint Malo pour patron du lieu et saint Vincent pour titulaire de son église. On peut donc dire d'une façon à peu près certaine que Saint-Malo, comme paroisse, date du XIIème siècle. Erigée, d'après ce qui précède, en même temps que le nouveau Chapitre de Saint-Malo, la cure de ce nom demeura sous la dépendance des chanoines, qui la tinrent eux-mêmes jusqu'à l'époque de leur sécularisation, en 1319. Alors seulement le Chapitre, conservant tous ses droits de curé primitif, fit administrer la paroisse par un vicaire perpétuel, qu'il nomma seul jusqu'en 1780. Parce qu'on appelait tous les vicaires curés dans les siècles derniers en Bretagne, le Chapitre étant considéré comme véritable recteur de Saint-Malo, le peuple prit l'habitude de donner au vicaire perpétuel le nom de grand-curé pour le distinguer des autres curés ou vicaires ses coopérateurs. Lorsque le Chapitre de Saint-Malo fut sécularisé, en 1319, les revenus de la cure montaient à 198 livres 18 sols, somme considérable à cette époque. Les chanoines réglèrent alors que le vicaire perpétuel n'aurait droit qu'à 35 livres de rente outre les oblations, et ils firent rentrer le reste des revenus à la mense canoniale. Plus tard, le grand-curé de Saint-Malo obtint la jouissance d'une des chapellenies du choeur (nota : ce fut pendant plusieurs siècles la chapellenie de Saint-Christophe, fondée en 1497 par Pierre Guillaume dans l'église cathédrale), valant en 1780 environ 300 livres de rente, et de la dîme d'un marais rapportant aussi 300 livres.

Au moyen-âge, cette portion congrue suffisait, parce que souvent le Chapitre nommait l'un de ses membres vicaire perpétuel de Saint-Malo. Mais un arrêt du Parlement, daté du 7 décembre 1717, déclara la cure de Saint-Malo incompatible avec un canonicat, ce qui réduisit le grand-curé à une position très-précaire (nota : cet arrêt était conforme à la bulle de sécularisation du Chapitre donnée en 1319 ; il y était, en effet, dit que le recteur de Saint-Malo serait choisi par le Chapitre parmi les simples chapelains de la cathédrale, et non parmi les chanoines). Aussi en 1780 François du Fresne des Saudrais, vicaire perpétuel de Saint-Malo, représenta-t-il à l'évêque que sa portion congrue de 600 livres était complètement insuffisante, et sollicita-t-il non-seulement l'abrogation de l'arrêt de 1717, mais encore l'union perpétuelle d'un canonicat à son bénéfice. Mgr des Laurents écouta favorablement cette requête ; par ordonnance en date du 10 mars 1780, il retira au grand-curé la chapellenie dont il jouissait, lui laissa la dîme du marais et unit à sa charge, à perpétuité, le premier canonicat vacant, à l'exception toutefois de la pénitencerie et de la théologale. L'évêque régla aussi que le nouveau recteur-chanoine serait nommé alternativement par lui-même et par son Chapitre ; qu'il aurait sa place au choeur et au Chapitre selon l'ordre de sa réception ; qu'il ferait, en outre de ses fonctions pastorales, l'office canonial à son tour ; qu'il ne pourrait prétendre à aucune des quatre dignités du Chapitre ; qu'il paierait la pension de ses vicaires, etc. Ce décret épiscopal fut confirmé l'année suivante par lettres patentes du roi datées de mars 1781 (Archives du Parlement de Bretagne).

Le chanoine Henry Nouail étant décédé, M. du Fresne fut pourvu de sa prébende, dont il prit possession le 21 mai 1782. En 1790, le recteur ou grand-curé de Saint-Malo, Jean-Christophe Le Saout, déclara que son bénéfice, composé de la cure et du canonicat qui y était annexé, jouissait d'un revenu brut de 2680 livres ; mais comme il avait 772 livres 12 sols de charges, il ne lui restait qu'un revenu net de 1907 livres 8 sols. Rétablie en 1803, la paroisse de Saint-Malo est devenue en 1859 chef-lieu du doyenné de même nom et son curé a reçu le titre d'archiprêtre (Pouillé de Rennes).

2° - Notre-Dame-Auxiliatrice. — Vers 1870, M. Huchet, curé de Saint-Malo, voyant bâtir de nombreuses habitations aux alentours du port et de la gare de Saint-Malo, se rappelant que jadis une chapelle vicariale dédiée à Notre-Dame-des-Anges se trouvait non loin de là, dans le marais du Talard, et voulant faciliter à la population ouvrière de ces nouveaux quartiers l'accomplissement de ses devoirs religieux, construisit une église qui de son emplacement prit le nom de Notre-Dame-des-Grèves ou Notre-Dame-Auxiliatrice. Il obtint en même temps l'érection en paroisse de tout le territoire environnant le nouvel édifice, territoire distrait de Saint-Malo.

On attribue, à Jean de Châtillon l'enceinte primitive de la ville de Saint-Malo qui couvre environ 16 carreaux. Ce périmètre reste le même jusqu'au début du XVIIIème siècle. L'architecte se contente de réparer les remparts en 1464 et de construire de nouveaux ouvrages de fortifications : la tour du Petit Donjon et le Château-Gaillard édifiés en 1395 par le roi Charles VI. La ville close de Saint-Malo esr refortifiée dès le XVIIIème siècle :
- l'accroissement du Fief (1708-1710) fait sous la direction de Garangeau, élève de Vauban.
- l'accroissement effectué en 1714, au sud de la ville de Saint-Malo. La tour Mouillée, la poterne Brevet, la tour Battue et le fort Collifichet sont alors supprimés. L'éperon Saint-Louis, démoli en 1835.
- l'accroissement de 1721 qui va permettre de relier le bastion Saint-Louis à la Grand'Porte. Le bastion Saint-Louis est édifié en partie en 1414 et en partie en 1721. Il est d'abord surnommé Bastion Saint-François à cause du voisinage du couvent de Saint-François, puis en 1794, Bastion de la Vigilance ou de l'Egalité ;
- l'accroissement de 1737 qui permet de relier le Fort à la porte Saint-Thomas.

Henri III d'Angleterre débarque à Saint-Malo en 1230 pour assister le duc Pierre Mauclerc dans ses luttes contre le roi Louis IX. En 1308, les bourgeois de Saint-Malo, réunis au Grand Bey, instituent une "Commune" qui dure peu de temps. En 1373, une flotte anglaise, commandée par le comte de Salisbury, amène à Saint-Malo une armée de 4 000 hommes au nom du duc Jean IV. Du Guesclin les force à abandonner Saint-Malo. En 1378 (d'août à novembre), Saint-Malo subit le siège des Anglais conduit par le duc de Lancastre, pour le compte de Jean IV. Bertrand du Guesclin vient au secours de la ville de Saint-Malo avec une armée franco-bretonne forte de 10 000 hommes et s'établit à Saint-Servan et sur la Cité.

Du Guesclin était encore à Saint-Malo lors du débarquement du duc Jean IV en 1379. Le duc Jean IV bloque de nouveau Saint-Malo de 1382 à 1384. La ville est reprise le 10 octobre 1387 par les partisans du connétable de Clisson. Jean IV bloque à nouveau Saint-Malo en 1393. En 1394, par une bulle datée du 4 juin 1394 et ratifiée dans la Cathédrale les 19 et 20 juin 1395, la ville de Saint-Malo est cédée par le Pape Clément VII au Roi de France Charles VI et devient une enclave française en terre bretonne.

En 1395, le roi de France Charles VI accorde à Saint-Malo le statut de port franc et fait construire le château-Gaillard qui est démoli entre 1573 et 1592. Saint-Malo est rattaché au duché de Bretagne en 1424. En 1487, 1 500 Flamands envoyés par Maximilien d'Autriche, le futur fiancé de la duchesse Anne, débarquent à Saint-Malo en 1487 pour secourir Nantes que les Français assiègent. En 1488, Saint-Malo subit l'assaut des troupes françaises de Louis de La Trémoille (au nom du roi Charles VIII). C'est à Saint-Malo que Jacques Cartier s'embarque pour le Canada en 1534, 1535 et 1541. La ville de Saint-Malo embrasse le parti de la Ligue pendant les guerres de Religion.

Du 26 au 29 novembre 1693, une flotte anglaise bombarde Saint-Malo : l'Anglais Bambow envoie un navire (une machine infernal) bourré de bombes et d'explosifs se fracasser sur les murailles de la ville de Saint-Malo. Le navire s'échoue sur un rocher voisin, le Gros-Malo. Du 14 au 18 juillet 1695, la ville de Saint-Malo supporte un nouveau bombardement de la part d'une flotte anglo-hollandaise de 75 navires commandée par l'amiral Lord Berkeley. Le 5 juin 1758, la ville de Saint-Malo subit une attaque de l'armée anglaise du duc de Malborough qui débarque à Cancale à la tête de 15 000 hommes pour prendre Saint-Malo à revers mais doit vite déchanter. Le 5 septembre 1758, les Anglais débarquent à la Garde Guérin en Saint-Briac, sous les ordres du Général Bligh : sa défaite à Saint-Cast sonne comme une débâcle. Pendant la Révolution, Saint-Malo devient Port-Malo.

L'abbaye de Saint-Jacut tient des biens à Saint-Malo, à savoir "l'abbaye de Saint-Jacut" (la Court de Saint-Jacut), une immense maison et "n'ayant de quoy la rebâtir, les moines la donnèrent à un bourgeois de Saint-Malo pour la remettre en estat, à condition de payer 6 livres par an, à la foire de Dinan, rendues au monastère. Ce bail fut faict l'an 1535".

En 1616, est sacralisé le monastère des Bénédictines sur les ruines de l'ancienne forteresse de Château-Gaillard en 1573. En 1661, un incendie détruit une grande partie de la ville.

Au XVIIème et XVIIIème siècle, Saint-Malo se classe parmi les trois premiers ports de France par le nombre de ses navires armés.

La ville de Saint-Malo est érigée en chef-lieu de district en 1790 et en chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII.

L'évêché de Saint-Malo occupait jadis le lieu de l'hôtel de ville actuel, du Tribunal, de la Sous-Préfecture, de la place Duguay-Trouin et une partie des rues Sainte-Anne et Saint-Benoît. Il incluait une chapelle, une tour, un colombier, une galerie, un auditoire et une prison. On y installa en 1793 le Corps Municipal et en 1800 la Sous-Préfecture. Les communes de Paramé et Saint-Servan-sur-Mer sont rattachées à la commune de Saint-Malo en 1967.

La " Miraculeuse Protectrice " de la Cité Corsaire fut Notre-Dame de la Grand'Porte.

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